Haut Conseil de stabilité financière
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Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), créé par la loi de séparation et de régulation des activités bancaires du , est un organisme français chargé de veiller à la stabilité financière en France et de définir la politique macroprudentielle qu’il convient de conduire pour limiter les risques[1],[2]. Il a remplacé le Conseil de régulation financière et du risque systémique (Corefris), instance créée en 2010 qui visait à mieux prévenir les risques adossés au secteur bancaire et financier dans les organes de décision européens et internationaux.
Organisation
Le HCSF est administré sous l'égide du Ministère des finances. Il compte huit membres, dont cinq membres ex-officio[Quoi ?] et trois trois personnalités qualifiées, choisies en raison de leurs compétences dans les domaines monétaire, financier ou économique, nommées par le président de l'Assemblée nationale, par le président du Sénat et par le ministre des Finances.
Le Haut Conseil de stabilité financière se réunit trimestriellement et publie un rapport annuel dans lequel il présente son diagnostic et ses analyses qui sous-tendent sa politique macroprudentielle[3].
| Nom | Role | Affiliation | Membre depuis | Fin de mandat |
|---|---|---|---|---|
| Bruno Le Maire | Président du HCSF | Ministre des finances | ||
| François Villeroy de Galhau | Membre ex officio | Gouverneur de la Banque de France | ||
| Jean-Paul Faugère | Membre ex officio | Vice-président de l'ACPR | ||
| Robert Ophèle | Membre ex officio | Président de l'AMF | ||
| Patrick de Cambourg | Membre ex officio | président de l'Autorité des normes comptables | ||
| Raphaëlle Bellando | Personnalité qualifiée | |||
| Hélène Rey | Personnalité qualifiée | |||
| Marianne Verdier | Personnalité qualifiée |
Outils à la disposition du HCSF
La conduite de la politique macroprudentielle française[5] s'effectue en étroite collaboration[6] avec les institutions européennes (l'Autorité bancaire européenne, le Comité européen du risque systémique et la Commission européenne). La transposition de la directive européenne sur les exigences de fonds propres (dite CRD IV[7]) et l'application du règlement sur les exigences de fonds propres (dit CRR[8] - Capital Requirements Regulation) dote le HCSF de la mission de fixer plusieurs exigences de fonds propres. Ces coussins représententvdes surcharges de fonds propres de première catégorie (CET1[9]):
- le coussin pour le risque systémique, applicable depuis 2014 si les membres du HCSF le jugent utile, constitue une protection en capital contre les risques du système financier. Elle vient en supplément des ratios réglementaires des entreprises bancaires concernées. Il est compris en 0 % et 3 % des expositions pondérées en risques, voire jusqu'à 5 % des expositions depuis 2015.
- le coussin contracyclique permet d’imposer aux entreprises financières une surcharge de capital réglementaire afin de limiter l’amplification excessive des cycles (en particulier il vise à lutter contre une croissance excessive du crédit). Son application progressive est possible si les membres du HCSF le jugent utile, à partir du , selon le calendrier suivant : 0,625 % du montant total d’exposition pondéré en 2016, porté à 1,25 % en 2017, à 1,875 % en 2018, pour atteindre 2,5 % de fonds propres en 2019. Par décision du le Haut Conseil le taux est fixé à 0 %[10], décision maintenue le [11].
- L’article 458 de la CRR prévoit que, pour traiter le risque macroprudentiel ou systémique au niveau national, les États membres peuvent imposer des mesures nationales plus strictes que celles définies au niveau européen, en exigences de fonds propres. Ces d’exigences dont relatives soit aux grands risques, soit à la publication d’informations, soit de niveau du coussin de conservation de fonds propres, soit d’exigences de liquidité, soit de pondérations des risques, pour faire face aux bulles immobilières.