En 2009, elle participe à un concours dans le cadre d’un festival organisé dans le chef-lieu du département par une association culturelle locale, et l’emporte. Grâce à un membre de sa famille, Jean-Pierre Boussim, directeur d’une radio de Zabré, l’opportunité se présente d’enregistrer un premier album autoproduit, Môbidoré, en 2011. Elle accepte alors d’associer son chant, aux racines ancestrales, à des instrumentaux afropop tels que ceux à la mode au Nigeria voisin[1],[2],[3].
Son style repose sur une valorisation des chants traditionnels du plateau mossi, revisités avec des arrangements contemporains. Elle s'est produite sur diverses scènes au Burkina Faso et à l’international, participant notamment à des festivals consacrés aux musiques du monde telle qu’au Marché des arts du spectacle africain (Masa)[2]. Sa musique met en avant les valeurs culturelles, spirituelles et sociales de la tradition mossi, ce qui lui vaut un public fidèle aussi bien localement qu’à l’étranger.
Elle a été, entretemps, répérée par Sony Music Entertainment, et notamment par José da Silva pour y signer de nouveaux contrat[4].
Hawa Boussim poursuit des collaborations et prépare régulièrement de nouveaux projets artistiques axés sur la préservation et la modernisation de la musique traditionnelle burkinabè. Ses dernières activités incluent des performances scéniques et la promotion continue de ses œuvres.