Hazel Kyrk nait dans une famille rurale modeste au cœur de l’État d’Ohio aux États-Unis. Elle est l'unique enfant d'Elmer Kyrk, charretier, et de Jane Kyrk, femme au foyer[1]. Sa mère décède alors qu'elle est encore adolescente.
Formations
Après le lycée, Hazel Kyrk enseigne pendant trois ans avant d'entrer à l'Université Wesleyenne de l'Ohio en 1904. Elle subvient à ses besoins en travaillant comme aide familiale chez Leon Carroll Marshall, un professeur d'économie[2].
Lorsque Marshall est recruté par l'Université de Chicago, Kyrk le suit. En 1910, elle obtient un diplôme de licence en économie, avec mention au Phi Beta Kappa. Après une année d'enseignement au Wellesley College dans le Massachusetts, elle revient à Chicago pour préparer un doctorat. En 1914, elle enseigne également à l'Oberlin College en Ohio. En 1918–1919, elle suit son directeur de thèse, le démographe économique James A. Field(en) , à Londres, où elle officie comme statisticienne pour la Division américaine du Conseil allié des transports maritimes[1].
Sa thèse, acceptée en 1920, est publiée en 1923 sous le titre A Theory of Consumption (Théorie de la consommation) et remporte le prestigieux prix Hart, Schaffner and Marx pour la recherche en économie, doté de mille dollars.
Carrière académique
En 1925, elle entre à l'Université de Chicago, où elle reste jusqu'à sa retraite en 1952, ou elle n'obtint qu'un poste en économie domestique, et doit attendre cinq années, pour être également affiliée au département d’économie, en 1929. Elle est promue professeure titulaire en 1941.
Sous son influence, l'Université de Chicago est reconnue comme le premier établissement pour l'étude de l'économie de la consommation. Elle supervisa neuf doctorats d'économistes travaillant sur l'économie domestique, qui allaient constituer l'essentiel de la recherche appliquée sur les marchés de la consommation. Ce groupe, comprenant notamment Margaret G. Reid(en) et Elizabeth Hoyt, forma le «groupe de femmes économistes de Chicago»[3].
Théories économiques
Références
12(en) Dimand, R.W. et Lobdell, R.A., Kyrk, Hazel (1886–1957), Londres, Palgrave Macmillan, coll.«The New Palgrave Dictionary of Economics.», (lire en ligne), pp 7384–7385
↑David Philippy, «Hazel Kyrk, l’économiste méconnue qui anticipa notre société de consommation moderne», The Conversation, (lire en ligne)
↑Manfredi Alberti et Pier Francesco Asso, «HAZEL KYRK AND THE RISE OF EMPIRICAL RESEARCH IN INTERWAR AMERICA», Journal of the History of Economic Thought, (lire en ligne)