À son époque, la petit ville de Léonberg (un peu plus de 2 000 habitants) est connue pour son marché aux animaux dont un marché aux chiens.
D'après quelques textes et gravures de l'époque que l'on retrouve cités dans des ouvrages concernant le chien de Léonberg[3],[4], on le voit avec de nombreux animaux dans son entourage (chiens, renards, animaux de basse cour, etc. )
Essig fait des expériences de reproduction et de croisement, notamment entre des porcs et des sangliers. Il commence l'élevage canin en 1835, encouragé par l'engouement des classes fortunées envers les très grands chiens. Il dit avoir réussi à croiser un Saint Bernard avec un Terre Neuve noir et blanc (Landseer) et un chien de montagne des Pyrénées pour créer un chien semblable au lion emblème de la ville de Léonberg. Doué pour le commerce et la publicité, il vend ou offre un chien léonberg à de nombreuses célébrités ou têtes couronnées de l'époque, diffusant le nom de ce chien dans toute l'Europe.
Son élevage canin, soi-disant très prolifique, disparaît après sa mort.
Peu mentionnée dans les archives locales, c'est pourtant son activité de marchand de chiens qui lui vaut de rester à la postérité dans le milieu cynophile et la date de 1846 est retenue comme référence pour la naissance de la race Léonberg[4].