La chanson se compose de cinq strophes de quatre vers. La ligne mélodique fait rappelle la marche.
Premier couplet de la chanson
Hej, chłopcy, bagnet na broń! Długa droga, daleka przed nami, Mocne serca, a w ręku karabin, Granaty w dłoniach i bagnet na broni.
Histoire de la chanson
La chanson a été chantée pour la première fois par Krystyna Krahelska, en , dans un appartement clandestin situé à Żoliborz, un quartier de Varsovie[1]. Cette rencontre avait été organisée par le chef scout Ludwik Berger, et durant celle-ci plusieurs dizaines de scouts écoutent des chansons interprétées par Krahelska et Janina Krassowska. À la fin, l'auteur chante une marche écrite spécialement pour les soldats du Bataillon «Baszta»(pl). Le public répète les paroles de la chanson; très vite, tous la connaissent par cœur. Bientôt, elle devient l'une des chansons les plus populaires de la Pologne combattante et de l'insurrection de Varsovie[2],[3].
Le texte a été publié pour la première fois dans le bihebdomadaire clandestin Bądź Gotów («Sois prêt»; numéro du , n° 21), sous un titre légèrement modifié: Bagnet na broni[4] («Baïonnette au fusil»). Il fut ensuite réimprimé par la presse clandestine, dans deux anthologies clandestines: Pieśni Podziemne (1944) et Śpiewnik B.Ch. (), ainsi que dans la revue Barricade, n° 6, p. 3, du [5].
Le , la première de la pièce Dziś do ciebie przyjść nie mogę («Je ne peux pas venir chez toi aujourd'hui...») est donnée au Théâtre classique de Varsovie; elle utilise des chansons de Krystyna Krahelska, dont Hej, chłopcy, bagnet na broń. Que cette chanson soit enfin rejouée en public et sanctionnée par les autorités communistes émeut tout particulièrement les héros de l'Insurrection de Varsovie[7].
Le titre de la chanson apparaît également sur des plaques commémoratives dédiées à la mémoire de Krystyna Krahelska, dont notamment dans son appartement de Varsovie, et sur le mur Palais Czartoryski(pl) à Puławy, où elle s'est cachée en 1943-1944[7],[8].