Helen Blanchard

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Helen Blanchard
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Helen Augusta Blanchard, née le et morte le , est une inventrice américaine qui a déposé 28 brevets entre 1873 et 1915. Elle est connue pour ses nombreuses inventions concernant les machines à coudre et la technologie de la couture.

Jeunesse

Helen Blanchard nait à Portland, dans le Maine, le , au sein d'une famille aisée. Son père, Nathaniel Blanchard, est armateur et homme d'affaires, sa mère est Phoebe Buxton Blanchard. Elle est l'aînée de six enfants : deux autres filles, Louise Phoebe et Persis E., et trois fils, David H., Augustus et Albus.

Durant une grande partie de sa jeunesse, Blanchard reste à Portland avec sa famille. Son père dirige une entreprise florissante jusqu'en 1866, année où une crise financière éclate et où une grande partie de Portland est ravagé par les flammes (en)[1]. Après la faillite de l'entreprise paternelle elle part pour Boston, vraisemblablement seule, afin de se lancer dans une carrière d'inventrice.

Blanchard fait preuve d'un esprit inventif dès son plus jeune âge, mais rien n'indique qu'elle ait reçu une formation mécanique ou technique, malgré le fait que ses brevets concernent principalement ces sujets.

Premières inventions et installation à Boston – années 1870

Brevet déposé en 1873.

Son père subit des pertes financières suite à la crise économique de 1866, entraînant la perte de la propriété familiale. Il meurt ensuite, laissant sa famille dans une situation financière précaire.

En conséquence, Helen Blanchard et sa famille vendent leur maison située à l'angle de High Street et de Pleasant Street, côté ouest[2]. Elle s'installe à Boston, dans le Massachusetts, et dépose plusieurs brevets pour des inventions relatives aux machines à coudre en 1873 et 1875[3]. Son invention la plus importante est probablement le brevet no 141987, une amélioration des machines à coudre qui introduit le point de boutonnière[4]. Parmi ces inventions figure la surjeteuse Blanchard, capable de coudre et de surfiler simultanément les tissus tricotés[5]. Il est à noter qu'elle doit emprunter de l'argent pour financer le développement et le dépôt de ses premiers brevets[6].

La plupart de ses inventions sont conçues pour un usage commercial, et il faudra attendre plus de 60 ans avant qu'un autre inventeur ne révolutionne la machine à coudre domestique au même titre que Blanchard.

Philadelphie et New York – fin des années 1870 – années 1890

Après avoir mis au point des techniques de couture en zigzag et de surjet, Blanchard s'installe à Philadelphie où elle crée la Blanchard Overseaming Company of Philadelphia pour commercialiser ses inventions en 1881. Elle fonde également la Blanchard Hosiery Machine Company en 1882.

Après son succès à Boston, elle peut rembourser les prêts qu'elle avait contractés pour développer ses premières inventions. Plus tard, elle utilise les bénéfices de ses entreprises lucratives à Philadelphie pour racheter la propriété du Maine que sa famille avait vendue après la mort de son père[6].

Elle s'installe à New York au début des années 1890 et continue à breveter diverses inventions, dont un taille-crayon[7] et une machine à coudre les chapeaux[3].

Dernières années et postérité

Blanchard retourne vivre dans la propriété familiale à Portland en 1901. Elle y continue à déposer des brevets d'invention jusqu'à ce qu'elle soit victime d'un AVC en 1916. Elle meurt à Providence, dans le Rhode Island le et est enterrée dans le caveau familial du cimetière Evergreen (en) de Portland[3]. On ignore ce qu'il est advenu de ses biens et de sa fortune après sa mort.

Elle intronisée au National Inventors Hall of Fame en 2006[8].

L'une de ses machines à coudre zigzag est maintenant exposée au Smithsonian National Museum of American History à Washington, DC[4]. Celle-ci est considérée comme l'une de ses inventions les plus importantes et a révolutionné la façon dont la couture commerciale est pratiquée pendant plus d'un demi-siècle.

Brevets

Helen Blanchard a déposé 28 brevets en 45 ans environ, dont 22 concernent la couture et les machines à coudre. Nombre de ces inventions ont servi de référence à d'autres inventeurs dans leurs propres créations.

1873 - Amélioration des machines à coudre

  • Cette invention permet de réaliser un point de boutonnière, ou point zigzag, qui, utilisé pour fermer une couture, la renforçe. Le point peut être modulé de différentes manières, notamment en faisant varier la profondeur de l'aiguille. La machine à coudre originale dotée de cette modification est actuellement conservée au Musée national d'histoire américaine de la Smithsonian Institution.

1875 - Amélioration des coutures élastiques pour vêtements

  • Cette invention est un procédé de couture qui permet d'obtenir une couture élastique et résistante en modifiant au minimum le matériau utilisé, hormis le réglage de la tension du tissu.

1875 - Amélioration des élastiques pour chaussures

  • Cette invention permet de renforcer les chaussures en consolidant les empiècements élastiques (en) qui maintiennent les différentes parties de la chaussure ensemble. Une série de rangées de points, réalisées à partir d'un brin de fil classique et d'un brin de fil élastique, est utilisée pour créer un type d'empiècement élastique plus résistant aux mouvements que la méthode précédente.

1876 - Amélioration des coutures passepoilées et recouvertes

  • La présente invention concerne un procédé permettant d'aplatir deux bords de matériau, préalablement cousus ensemble pour former une couture. Ceci peut être réalisé soit par l'insertion d'un passepoil, soit par la couture d'une bande sur la couture.

1882 - Aiguille à coudre creuse

  • Cette invention est une aiguille à coudre creuse conçue pour contenir une quantité importante de fil et faciliter ainsi son enfilage. Dans sa demande de brevet, l'inventrice a précisé que nombre des techniques utilisées ne sont pas nouvelles, comme l'enroulement de fil métallique ou la confection de chapeaux, mais qu'elles n'ont jamais été appliquées à la couture auparavant.
  • L'invention principale ici est « un procédé de remplissage d'une aiguille creuse avec une bobine de fil qui consiste à enrouler le fil sur un noyau flexible pour former une bobine, à insérer la bobine dans l'aiguille creuse, puis à retirer le noyau flexible, en laissant la bobine de fil à l'intérieur, sensiblement comme décrit ».

1883 - Boîtier de bobine

  • Cette invention est un simple couvercle pour bobines de soie, de coton, de fil ou d'autres matériaux, qui protège la bobine contre la saleté, les dommages ou le déroulement.
  • Son brevet affirme également que « le déroulement accidentel du fil de la bobine est empêché par le couvercle, et que lorsque plusieurs bobines sont placées ensemble dans un panier à ouvrage ou un autre récipient, les fils ne s'emmêlent pas ». Cela a permis de résoudre un problème majeur pour les couturières de l'époque. La solution est à la fois simple et efficace.

1893 - Méthode de fixation de roseaux ou de cordes aux bords du matériau

  • La présente invention concerne un procédé de fixation de roseaux ou de cordons sur les bords de matériaux, notamment sur les bandeaux de chapeau. Ce procédé consiste à replier les bords du matériau autour du roseau ou du cordon avant la couture.

1893 - Aiguille à coudre

  • Cette invention perfectionne l'aiguille à coudre en permettant de l'enfiler d'une seule main, pour plus d'efficacité. Un loquet a été ajouté pour ouvrir l'aiguille, permettant ainsi à l'utilisateur de placer le fil dans la fente plutôt que de le passer dans un trou.
  • Le brevet mentionne également son applicabilité au domaine médical – notamment aux aiguilles utilisées pour la pose de points de suture.

1894 - Aiguille chirurgicale

  • Cette invention représente une amélioration par rapport aux aiguilles chirurgicales classiques. L'aiguille est dotée d'une pointe en forme de lancette qui lui permet de perforer la peau facilement, avec une résistance minimale, réduisant ainsi la douleur pour le patient. L'encoche située à l'arrière de l'aiguille permet de détacher le fil en le retirant simplement de la peau.

1898 - Améliorations apportées aux aiguilles et aux machines à coudre

  • Cette invention apporte des améliorations à la technologie existante des aiguilles et des machines à coudre. L'aiguille à coudre comprend une fente ouverte sur un côté, dont les parois supérieures sont conçues pour engager le fil lors de la descente de l'aiguille et ses parois inférieures pour le libérer lors de sa remontée. Un ressort, fixé à la tige de l'aiguille, s'étend sur toute la largeur de la fente. En résumé, l'invention permet une couture plus efficace en simplifiant le mouvement de la machine à coudre.

1900 - Aiguille de machine à coudre

  • Cette invention concerne un type d'aiguille utilisé dans les machines à coudre où un ou plusieurs fils forment des points. L'aiguille permet de percer le tissu à coudre et comporte une encoche qui introduit un autre fil pour réaliser le point.

1901 - Couture pour articles cousus

  • Cette invention est un procédé permettant d'assembler deux bords de matériau, notamment de tissus tricotés, par surjet. Ce procédé utilise une série de boucles réalisées à partir d'un seul fil passant à travers les deux bords du matériau pour créer une couture.

1901 - Machine à coudre les chapeaux

  • Cette invention est une adaptation de la machine à coudre permettant de réaliser un point de chaînette (en) simple avec un seul fil, afin de coudre des bandeaux de transpiration et des bandes de lin sur le bord intérieur du chapeau. Auparavant, ce travail était effectué à la main ; cette machine a donc permis d'accroître la cadence de production en simplifiant les étapes.

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

Liens

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