Heliodor Píka
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| Heliodor Píka | |
| Biographie | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Opava |
| Date de décès | (à 51 ans) |
| Lieu de décès | Pilsen |
| Nature du décès | Exécution |
| Sépulture | Sépultures symboliques à Opava et Prague |
| Nationalité | Tchécoslovaque |
| Diplômé de | École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, École de Guerre |
| Profession | Attaché de défense puis commandant en second de l'armée tchécoslovaque |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'Honneur |
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Heliodor Píka, né le 3 juillet 1897 à Opava et mort le 21 juin 1949 à Pilsen, est un officier supérieur de l'armée tchécoslovaque. Il a combattu dans les légions tchécoslovaques en Russie et en France, avant de rejoindre Saint-Cyr et de faire l’École de guerre. Il a été attaché militaire et adjoint du chef d'état-major des armées tchécoslovaques, avant d'être déchu et exécuté à l'issue d'un procès orchestré par le régime communiste tchécoslovaque.
Jeunesse et engagement dans les légions tchécoslovaques

Heliodor Píka naît le 3 juillet 1897 à Opava. Issu d'une famille nombreuse, il s'engage dès ses 18 ans en 1897 dans l'armée austro-hongroise. L'année suivante, il est déployé sur le front de l'Est, mais fait défection pour rejoindre les légions tchécoslovaques. Il rejoint ensuite la France et sert au sein du 21ème régiment de Chasseurs tchécoslovaques[1], où il prend part aux combats dans les Ardennes[2].
En 1919, il rejoint l'Ecole Spéciale Militaire (promotion Croix de Guerre[3]).
Services dans les forces tchécoslovaques
En 1920 à son retour en Tchécoslovaquie, il participe à la montée en puissance de l'académie militaire de Hranice naissante en tant qu'instructeur[4][5].Entre 1926 et 1928, il étudie à l'Ecole supérieure de Guerre[6] à Paris. Il occupe par la suite plusieurs postes en état-major[7].
En 1932, il devient attaché militaire à Bucarest pour la Roumanie et accrédité les deux premières années à la Turquie. Il reste à ce poste jusqu'en 1937[8]. A partir de 1938, il travaille sur la coordination des industries de défense des pays de la Petite Entente et cherche dès les accords de Munich à rapatrier des sites de production à l'étranger[9].
Lorsque le reste de la Tchécoslovaquie est envahie, il fuit d'abord en Roumanie où il organise un réseau de résistance local[7], puis en Turquie et rejoint l'URSS. En 1941, il devient l'attaché militaire de la Tchécoslovaquie à Moscou où il coopère avec l'URSS, tout en construisant une unité tchécoslovaque autonome pour combattre sur le front de l'Est. Ses relations avec les communistes tchécoslovaques et Klement Gottwald se dégradent durant cette période, puisqu'il craint l'influence soviétique et la bolchévisation des territoires libérés[6].
Après-guerre
En 1945, il est promu adjoint au chef d'état-major de l’armée tchécoslovaque. Il est nommé général de division l'année suivante. En 1947, il devient le président des Alliances Françaises en Tchécoslovaquie[10].
Le coup de Prague de 1948 donne lieu à des purges, dont Heliodor Píka n'est pas épargné: il est arrêté malgré une hospitalisation et subit un long interrogatoire. Il est suspecté pour sa proximité avec l'occident.
En janvier 1949, il est victime d'un procès orchestré par le régime, l'accusant à tort d'espionnage et de trahison[11]. A l'issue de celui-ci, il est condamné à mort. Il est pendu à Pilsen le 21 juin 1949.
Postérité

Le général Píka est réhabilité une première fois en 1968[12], le tribunal annulant son jugement. Il n'est pleinement réhabilité qu'après 1989 et sera promu général d'armée à titre posthume[13]. Si sa dépouille n'a jamais été identifiée, plusieurs tombes symboliques l'honorent à Prague et à Pilsen.