Hemigrapsus penicillatus

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Hemigrapsus penicillatus est une espèce de crabes de la famille des Varunidae. Originaire d'Asie, il a été introduit en Europe et pourrait devenir une espèce invasive[1].

Il a été involontairement « introduit » dans plusieurs pays du monde par le trafic maritime (dans les eaux de ballast de navires marchands très probablement), mais son aire originelle serait comprise entre l'Extrême-Orient russe (Îles Kouriles et Baie d'Aniva) et les côtes du Japon, de Chine, de Taiwan et de Corée, jusqu'à Hong Kong environ au sud-ouest de cette zone.

L'espèce a été signalée à Hawaii en 1903 (peut-être à la suite d'une erreur d'identification) et il n'y a pas de signalement actuel de ce crabe dans le centre du Pacifique[2]. Tout comme son cousin H. sanguineus[3], il a été ensuite signalé en Europe et en France, à la Rochelle (en 1994)[4] et dans le port du Havre (1999) notamment [5] mais il s'agirait dans ces cas d'une sous-espèce H. takanoi, qui n'a été distinguée (sur des bases morphologiques et d'électrophorèse) de H. penicillatus qu'en 2005, plusieurs années après sa découverte en Europe[6]. En Europe, « il étend rapidement son aire de distribution est présent actuellement depuis Laredo, Espagne (43°25′N, 03°20′W) jusqu'à Fromentine, France (46°53′N, 02°09′W) dans les zones abritées de la zone médiolittorale. Il est localement abondant, avec une densité atteignant 10 à 20 individus par mètre carré ». Il est présent au Royaume-Uni[7] et signalé aux Pays-Bas en 2000[8],[9],[10],[11].

Habitats

L'habitat du crabe Hemigrapsus penicillatus adulte est la zone intertidale là où elle est rocheuse ou vaseuse[2]. Grâce à de bonnes capacités osmorégulatrices il peut aussi vivre dans les eaux estuariennes plus saumâtres[12].

Alimentation

Comme beaucoup d'autres espèces de crabes, il est capable de cannibalisme[13].

Comme de nombreuses autres espèces nécrophages ou détritiphages ou se nourrissant volontiers dans ou sur les sédiments vaseux, il peut contribuer à la bioconcentration voire à la biomagnification de certains polluants marins toxiques tels que métaux lourds, métalloïdes, organométalliques, organochlorés, radionucléides, etc. dans le réseau trophique[14],[15]

Écologie, éthologie

Okamoto & al signalent en 1987 une variation saisonnière de la structure des populations de H. penicillatus[16]. Il a aussi été montré que son œil et plus particulièrement son rhabdome s'adapte aux variations de lumière jour/nuit[17]

Parasitoses

Il peut être notamment parasité par Microphallus macrorchis[18]

Élevage en laboratoire

Notes et références

Voir aussi

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