Le , une ordonnance du roi Louis XVIII permit à Alexandre Torchon de remplacer son patronyme, difficile à porter, par celui de son épouse, plus prestigieux[1].
Entré à l’École des ponts et chaussées le , Henri-François van Blarenberghe devient ingénieur ordinaire le . Après une première période de congé illimité entre 1855 et 1862, il reprit du service et est promu ingénieur en chef le . Il obtient un second et dernier congé illimité le . Au cours de sa carrière d'ingénieur, il prend part à de nombreux chantiers de chemins de fer et de voies navigables[2].
Le , il a épousé Amélie Thiébaut-Brunet (1827-1907), veuve en premières noces de Barthélemy Le Carpentier. L'un des témoins était Alphonse Baude, inspecteur général des ponts et chaussées[3].
En , il devient administrateur de la Compagnie des chemins de fer de l'Est. Nommé membre du comité en 1873, il est nommé vice-président du conseil d'administration en . À ce titre, il supplée le président, Alphonse Baude, empêché d'exercer ses fonctions par la maladie et finalement il le remplace en . Il conserva ces fonctions jusqu'à sa mort et il préside également le syndicat d'exploitation des deux chemins de fer de ceinture de Paris[2].
Chevalier de la Légion d'honneur depuis le , il est promu officier de cet ordre le .
Van Blarenberghe meurt le à son domicile du no48 de la rue de la Bienfaisance. Lors de l'assemblée générale des actionnaires de la Compagnie de l'Est, le , son siège d'administrateur êÒ† attribué à l'avocat Maurice Sabatier tandis que ses fonctions sont confiées à Charles Gomel, vice-président depuis 1903[2].
Sa veuve et son fils, Henri-Michel (né en 1866). Le , sa femme est tuée lors d'une crise de démence de son fils, qui immédiatement se suicide. La famille est inhumée au cimetière de Montmartre (4e division)[4].
Notes et références
↑Jean-Baptiste Duvergier, Collection complète des lois, décrets, ordonnances... (2e édition), t. 24, Paris, Guyot et Scribe, 1836, p.473.