Amédée-Wetter est le fils d'un employé d'origine alsacienne, Charles Arthur Amédée, né à Sarre-Union (Bas-Rhin), et de Marie Louise Wetter, professeur de musique.
Il expose au Salon des artistes français à partir de 1884, puis au Salon des indépendants à partir de 1911, ainsi qu'au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1911 à 1928. À partir de 1912, il expose également régulièrement à la Société de la gravure sur bois originale[3].
Il a été fortement inspiré par la Bretagne. Son art relève du courant du postimpressionnisme.
Dans sa ville natale, il peint deux panneaux décoratifs pour l'hôtel-de-ville de Montluçon : Le Travail et La Famille. Les musées municipaux de Montluçon possèdent également Le Marché de la poterie à Montluçon, huile sur toile[4].
Il se distingue particulièrement comme graveur sur bois[5], dont le style est influencé par son ami Paul-Émile Colin[3], avec lequel il collabore à l'Imagier de la Société de la gravure sur bois originale[6].
Ses sujets de prédilection pour la xylographie sont d'inspiration bretonne : il représente Douarnenez, Pont-l'Abbé, l'île d'Ouessant et le Pays bigouden. Il puise abondamment dans le folklore marin. Le Bourbonnais, comme la mythologie gréco-romaine, l'inspirent également[3].
Ses compositions, très dynamiques, sont marquées, dans leur cadrage, par l'imprégnation de la photographie instantanée[3].
Il signe d'un monogramme A combiné avec un W, le tout parfois inscrit dans un carré.
Le musée de Montluçon conserve quelques toiles peintes de l'artiste, ainsi qu'un ensemble d'estampes, acquises dès 1947[3]. Le musée départemental Breton, à Quimper, possède également des xylographies de l'artiste[7].