Henri Bernard a obtenu sa licence en droit à la faculté d’Aix-en-Provence. Il a ensuite exercé dans les colonies françaises. Tout d'abord en tant que substitut du procureur de la République à Conakry (1931) puis comme procureur de la République au tribunal de Bangui (1938), de substitut du procureur général (1941) et d’avocat général (1943)[2]. Il manque de compromettre sa carrière en rendant justice en faveur de Noirs dans des affaires les opposant à des Blancs. Cependant, il bénéficie du soutien du ministre des Colonies Georges Mandel[3].
Bernard prend le parti de la France libre lorsqu'une rébellion éclate à Brazzaville le . Il est alors condamné à mort par contumace en , par le tribunal militaire de Gannat. Nommé colonel, il exerce pour la France libre fonction de commissaire du gouvernement à Beyrouth. À la suite d'un désistement du magistrat Henri Heimburger, il est nommé procureur général au Procès de Tokyo tandis que Robert Oneto l'assiste en la qualité de procureur adjoint[3]. Ces deux magistrats n'ayant pas une pratique suffisante de l'anglais, ils ont recours aux services du professeur Jacques Gouëlou[2].
Pour approfondir
Bibliographie
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Articles connexes
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Liens externes
Archives conservées par: La Contemporaine (F delta res 0874, F delta res 0874)
Inventaire du fonds Henri Bernard conservé à La contemporaine. Ce fonds comporte essentiellement des pièces relatives au Procès de Tokyo.
Notes et références
↑(en) Antonio Cassese, The Oxford Companion to International Criminal Justice, Oxford University Press, (ISBN978-0-19-923832-3, lire en ligne), lettre B
12Jean Esmein, «Le juge Henri Bernard au procès de Tokyô», Vingtième Siècle. Revue d'histoire, vol.59, no1, , p.3–14 (DOI10.3406/xxs.1998.3774, lire en ligne, consulté le )