Henri Bédarida
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Président Centre catholique des intellectuels français |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Henri Champromis |
| Nationalité | |
| Activités |
| A travaillé pour |
Université de Paris (en) Université de Bologne Université de Lyon (ComUE) |
|---|---|
| Conflit | |
| Distinction |
Henri Bédarida, né le à Lyon (2e arrondissement)[1], mort le à Paris (6e arrondissement)[2], est un chercheur et un enseignant de littérature italienne.
Carrière
Henri Bédarida effectue ses études secondaires auprès des Frères des écoles chrétiennes.
En 1905, il effectue son service militaire, par devancement d'appel, au sein du 99e régiment d'infanterie. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé comme officier interprète en italien[3].
En 1919, il est reçu à l'agrégation d'italien[4]. Il est successivement nommé enseignant au lycée Pierre-Gilles-de-Gennes à Digne-les-Bains et au lycée Berthollet d'Annecy, lecteur à l'Institut français de Florence, enseignant à l'Institut français de Naples puis au lycée du Parc à Lyon[5],[6].
En 1927, il publie les thèses « Parme et la France de 1748 à 1789 » et « Les Premiers Bourbons de Parme et l'Espagne (1731-1802) ». En 1931, il devient maître de conférence à l'université de Grenoble. En 1935, il est nommé à la faculté de lettres de Paris[5],[6].
Au cours de sa carrière, il a été le directeur de l'Institut d'études italiennes, de la Société d'études italiennes et de la Revue des études italiennes[7].
Il s'engage pendant la Guerre dans la Résistance catholique, en protestant contre la politique raciale de Vichy. Il est le premier président du Centre catholique des intellectuels français (CCIF), fondé dans la clandestinité en 1941. Après la Seconde Guerre mondiale, il est membre du Comité consultatif des Universités en 1944 et il est président du Centre universitaire catholique puis du Centre catholique des universitaires français[7].
Famille
En 1924, Henri Bédarida épouse à Nice Germaine Vanderpol, fille d'Alfred Vanderpol, militant catholique pacifiste et dreyfusard[5],[6]. Il est le père de l'historien François Bédarida (1916–2001) et le beau-père de l'historienne Renée Bédarida (1919–2015).