Henri Chambre
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Henri Joseph Chambre ( à Chambéry - à Paris[1]) est un jésuite français, Résistant durant la Seconde Guerre mondiale, théologien et ecclésiastique, soviétologue. Il aide à sauver des Juifs durant la Shoah, et en particulier héberge le rabbin de Brive-la-Gaillarde et Résistant, David Feuerwerker, en , alors recherché par la Gestapo, et organise son passage en Suisse, avant qu'il retourne à Lyon, lors de la Libération, pour devenir Grand-rabbin de Lyon.
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Biographie
Henri Joseph[2] Chambre est né le , à Chambéry, en Savoie[2].
Jésuite
Henri Chambre entre en 1933 dans la Compagnie de Jésus[2].
Résistant
Durant la Seconde Guerre mondiale, Henri Chambre est économe à la Maison de Retraites de Bellecroix sise à Sainte-Foy-lès-Lyon, au 5 Chemin de la Courtille.
Son activité dans la Résistance jusqu'à son départ au Vercors à la fin de s'exerce dans deux domaines: 1) Entraide par logement, faux papiers procurés à ceux qui sont recherchés par la Gestapo et la Milice: Juifs, alsaciens, membres de la résistance active. 2) Engagement personnel dans des mouvements de résistance chrétiens: Témoignage chrétien et Équipes chrétiennes.
De septembre à , il aide 4 Juifs allemands recherchés par la Gestapo, lors des rafles de juillet et . De février à , il héberge un juif lyonnais d'origine polonaise, recherché par la Gestapo.
Il héberge le rabbin David Feuerwerker, rabbin de Brive-la-Gaillarde et membre de la Résistance en , alors qu'il est recherché par la Gestapo et organise son passage en Suisse[3].
Henri Chambre décline la reconnaissance de Juste parmi les nations, par modestie. Sa nièce, Marie-Françoise Doucet note: "Je veux évoquer sa modestie quand on le faisait parler (ce qui était rare) de ses activités pendant la guerre et la Résistance:"rien de bien glorieux", m'a-t-il dit un jour à deux reprises. Il a refusé la "Médaille des Justes", car disait-il, il n'avait fait que son devoir en cachant le Grand Rabbin Feuerwecker [sic] et d'autres Juifs"[4].
Soviétologue
Henri Chambre devient l'un des plus grands soviétologues jésuites.
Il est engagé par ses supérieurs en 1946 dans l'étude des questions relatives à l'Union soviétique et au marxisme[5].
Il enseigne à l'Institut catholique de Paris de 1947 à 1978. Il est associé au Collège de France de 1968 à 1973[6].
Il est directeur d'études à l'École pratique des hautes études[2].
Mort
Henri Chambre est mort à Paris le [2].
Œuvres
- (en) Henri Chambre. Marxism. Encyclopædia Britannica[6]
- Henri Chambre. De Karl Marx à Lénine et Mao Zedong[7]
- (en) Henri Chambre. Christianity and Communism, 1960[8]
- Henri Chambre. Union soviétique et développement économique. Préface de François Perroux. Aubier-Montaigne, 1967[9],[10]
- Henri Chambre. Le marxisme en Union Soviétique - Idéologie et institutions, leur évolution de 1917 à nos jours - Collection "Esprit, Frontière ouverte"[11]
Bibliographie
- Jean-Yves Calvez (éditeur). Le Père Henri Chambre Jésuite (1908-1994) - Résistant, Savant, Spirituel. Médiasèvres, 2009.
- Le P. Henri CHAMBRE jésuite (1908-1994) Résistant, savant, spirituel ACTES DU CENTENAIRE (). Éditions Facultés jésuites de Paris, 2008. (ISBN 9782900388969)