Henri Chevreul est né à Paris le [1]. Il est le fils de Michel-Eugène Chevreul (chimiste) et de Sophie Davalet[1],[2]. Il commence sa carrière dans la magistrature[1].
Le , Henri Chevreul épouse Joséphine Languet de Sivry, nièce de François Guizot, avec lequel son père était très lié[3],[2]. Sa carrière de magistrat est interrompue par la révolution de 1848, il vient alors s'installer à Dijon, où il s'était marié deux ans plus tôt[1],[2].
C'est un véritable bibliophile qui se constitue tout au long de sa vie une importante collection de 2600 ouvrages dont la moitié sont des ouvrages d'Histoire[1].
En 1852, il envoie à l’Académie de Dijon son premier ouvrage, une biographie d’Hubert Languet, l'ouvrage est jugé positivement et Henri Chevreul peut intégrer l'Académie en 1853[1]. Il devient vice-président de cette académie en 1872 puis président en 1875 jusqu'à sa mort[1],[4]. Il est également membre de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France de 1874 à 1879[4]. Il meurt le quelques jours avant son père centenaire[1]. Les journaux de l'époque rapportent que la mort de Henri Chevreul a été cachée à son père, de peur que celui-ci ne décède en apprenant la nouvelle[5],[6]. Sa collection de livres est vendue dans les années 1891-1892[1].
123Raoul Chevreul, «La vie et l'œuvre de Michel-Eugène Chevreul», dans Michel-Eugène Chevreul: Un savant, des couleurs!, Publications scientifiques du Muséum, coll.«Archives», , 31–44p. (ISBN978-2-85653-841-8, lire en ligne)