Henri Crouzel

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Henri Marie Alfred Crouzel est un Jésuite et prêtre catholique, professeur de morale puis de patrologie à l'Institut catholique de Toulouse, professeur invité à l'Université grégorienne de Rome, à l'Institut patristique Augustinianum et à l'Université pontificale du Latran, né à Toulouse le , et mort à Pau le [1].

Il était un spécialiste incontesté d'Origène.

Henri Crouzel est le fils d'Henri Crouzel, bibliothécaire, mort le à Adinkerke, en Flandre Occidentale, en Belgique, petit-fils de Jacques Crouzel (1852-1941)[2] bibliothécaire en chef de la bibliothèque universitaire de Toulouse en 1914[3], et de Madeleine Blazy (1888-1966). Il a été adopté par la Nation en vertu d'un jugement rendu par le Tribunal civil de Toulouse le . Il est le frère de Robert Crouzel (1911-2000), docteur en droit, et de Fernand Crouzel (1919-2003), prêtre catholique, professeur de géologie et de paléontologie à l'Institut catholique de Toulouse.

Il a commencé ses études dans l'école enfantine des Dames de Nevers à sept ans, puis dans le collège Saint-Stanislas de la Compagnie de Jésus, et, en 1928, au lycée du Caousou. Bien qu'il ait voulu suivre la voie du sacerdoce prise par son frère Fernand Crouzel après avoir passé son baccalauréat, mais dans la Compagnie de Jésus, sa mère lui a demandé de continuer ses études dans la classe de Rhétorique Supérieure du lycée Gambetta, actuel Pierre-de-Fermat, et a passé un certificat de licence en lettres classiques en 1936.

En 1936, il entre dans le noviciat de la Compagnie de Jésus de Mons, près de Condom (Gers). Après deux années d'initiation, il continue au Juvénat de Florenne près de Namur, en Belgique.

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé en . Il est réformé en pour cause de maladie. Il continue alors ses études avec une licence de lettres classiques, une licence de philosophie scolastique puis des études de théologie à Enghien jusqu'en . Il va se passionner pour l'étude des Pères de l'Église, en particulier les œuvres d'Origène.

Il est ordonné prêtre par le cardinal Liénart le .

À partir de 1952 il enseigne la philosophie au collège Saint-François-Régis de Montpellier. Il travaille sur sa thèse Théologie de l'image de Dieu chez Origène qu'il soutient en 1954 à la Faculté de théologie de l'université de Strasbourg.

En il entre comme maître de conférences chargé de l'enseignement de la morale à l'Institut catholique de Toulouse. Il est titularisé professeur en 1959. Henri Crouzel est transféré de la chaire de morale à la chaire de théologie positive et de patristique de l'Institut catholique de Toulouse en 1973, après la mise à la retraite du Révérend Père Ephrem Boularand[4]

Il soutient sa thèse de doctorat à la Sorbonne en 1961 sur Origène et la connaissance mystique. Il organise des colloques internationaux sur Origène, à Montserrat en 1973, Bari en 1977, Manchester en 1981, Innsbrück en 1985, Boston en 1989, Chantilly en 1993, Cassel en 1997. Les travaux de ces rencontres sont publiés dans Origeniana. Il a complété cette action par la publication de la Bibliographie critique d’Origène, publiée chez Martin Nijhoff en 1971, et augmentée de deux suppléments en 1982 et 1996, qui traite des écrits du champ origénien des origines à 1992. Avec Manlio Simonetti, il a publié aux Sources chrétiennes Les Principes d'Origène en 5 volumes.

Il dirige la publication du Bulletin de littérature ecclésiastique de l'Institut catholique de Toulouse et continue à publier ses travaux sur Origène, au total plus de 300 publications.

Il donne des cours de patristique comme professeur invité à l'université pontificale Grégorienne, à l'Institut pontifical Augustinianum et à l'université pontificale du Latran.

Publications

Notes et références

Annexes

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