Henri Deyrolle

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Naissance
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Henri Deyrolle
Biographie
Naissance
Décès
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Fratrie

Henri Deyrolle est un entomologiste et un commerçant français né en et mort en .

Henri Deyrolle est né en [1],[2].

Il est le fils de Jean-Baptiste Deyrolle, fondateur de la Maison Deyrolle, une boutique spécialisée dans les articles d'histoire naturelle ouverte en 1831 et qui se trouve encore aujourd'hui au 46 rue du Bac à Paris[1]. Membre d'une grande famille de naturalistes français du XIXe siècle, il est le frère d'Achille Deyrolle (1813-1865) et de Narcisse Deyrolle (1821-1886) et l'oncle d'Émile Deyrolle (1838-1917), de Théophile Deyrolle (1844-1923) et d'Hortense Deyrolle (1837-1919) mariée à Jules Migneaux[2].

Il est admis à la Société entomologique de France en 1856[3]. Membre pendant plus de quarante ans, de 1856 à 1898, il participe activement à la vie de la société et rédige notamment plusieurs notices nécrologiques[2].

De 1856 à 1857, il est envoyé au Gabon pour collecter des insectes par le comte Georges Vandalia Mniszech et James Thomson[1],[4],[3]. Le comte Mniszech lui confie la gestion de sa collection et il peut acquérir pour lui les buprestidés indonésiens d'Alfred Russel Wallace[3]. Outre ses activités de collectionneur et de marchand d'articles d'histoire naturel[3],[2], Henri Deyrolle est un entomologiste[2] expert dans la rédaction de descriptions taxonomiques d'insectes. Il a notamment contribué à la description de buprestidés collectées dans l'archipel malais par Alfred Russel Wallace[1].

Vers 1865, il s’établit comme entomologiste professionnel et vend de gré à gré, notamment entre 1866 et 1893 au laboratoire d’Entomologie, et organise des ventes aux enchères en association avec Charles Donckier de Donceel[3],[2]. Si ses relations avec James Thomson ont été initialement cordiales, elles se sont détériorée en 1865 suite à un différent commercial[5]. Naturaliste expert auprès du commissaire-priseur de l'Hôtel des ventes de la rue Drouot, il organise la vente aux enchères publiques de grandes collections comme celle du Général Ernest Emmanuel Pradier et de Jules Desbrochers des Loges[2].

Il entretenait des relations amicales avec Éliphas Lévi, ami du comte Mniszech et bien connu des milieux de l'ésotérisme et de l'occultisme, et prononça son éloge funèbre au cimetière d'Ivry lors de ses obsèques en 1875. Il fréquentait son cercle occultiste qui se réunissait entre 1848 et 1871 au 13 Rue de La Michodière et où se retrouvaient des intellectuels comme Émile Littré et Élisée Reclus. Franc-maçon, Henri Deyrolle a été vénérable de la loge parisienne La Ruche écossaise[2].

Peu avant la mort de Mniszech, avec lequel il entretenait des relations étroites[2], il acquière sa collection[6] et la revend en quasi totalité à Charles Oberthür pour lequel il travaille ensuite essentiellement[3].

Il est mort en [1],[2].

Héritage entomologique

Henri Deyrolle a décrit plusieurs taxons :

Il dessinait également certaines de ses planches entomologiques dont la mise en couleur était réalisée par sa nièce Hortense Deyrolle Migneaux, l'épouse de Jules Migneaux. Jules Migneaux a également dessiné pour lui et il lui a dédié le Coléoptère Buprestidé de Malaisie Pachyschelus migneauxii Deyrolle, 1864[2].

Lors de son séjour au Gabon de 1856 à 1857, il a collecté de trois à quatre mille insectes et arachnides qui ont été étudiés par James Thomson pour les Coléoptères et les Lépidoptères, par Léon Fairmaire pour les Orthoptères, Névroptères, Hyménoptères et Hémiptères, par Victor Antoine Signoret pour les Hémiptères, par Jacques Marie Frangile Bigot pour les Diptères et par H. Lucas pour les Arachnides[2],[4].

Spécialiste des coléoptère, il a étudié ceux de la collection rapportée de Malaisie par Alfred Russel Wallace et ceux rapportés de Chine centrale par l'abbé Armand David. Il s'est en particulier intéressé aux Buprestidés et aux Lucanidés. Une collection de Coléoptères, comprenant des Trictenotomidés, constituée par Henri Deyrolle est conservée au Muséum national d'Histoire naturelle[2].

Les relations d'Henri Deyrolle avec James Thomson, qui avait co-financé l'expédition au Gabon, semblent avoir été assez fluctuantes. Ce dernier lui a dédié Pseudimbrasia deyrollei (Thomson, 1858)) et bien après des altercations assez virulentes par lettres ouvertes interposées[5], les espèces Polybothris deyrollei (Thomson, 1878) et Ischiopsopha deyrollei Thomson, 1878[2].

Henri Deyrolle dédia plusieurs Coléoptère au comte Mniszech, qui avait cofinancé son expédition au Gabon et qui lui confia la gestion de sa collection entomologique, parmi lesquelles Chrysochroa mniszechii Deyrolle, 1861, Chrysodema mniszechii Deyrolle, 1864 Cyphogastra mniszechii Deyrolle, 1864 et Belionota mniszechii Deyrolle, 1864[2]. Créancier des Mniszech et de la mère de la comtesse, Ewelina Hańska[6], il acquière la collection du comte en 1881 avec une tabatière en laque portant le monogramme de Carl von Linné[2]. Henri Deyrolle à fait don au Muséum national d'histoire naturelle de cette tabatière en laque, rapportée du Japon par Carl Peter Thunberg qui comptait l'offrir à son mentor, Linée, qui est mort avant son retour en Suède[2].

Rendant hommage à son travail, plusieurs taxons valides ont été nommés en son honneur mais plusieurs membres de la famille Deyrolle ayant été également remerciés par de nombreux entomologistes par les épithètes spécifique deyrollei ou deyrollii, il est nécessaire de se référer aux publications originales des auteurs pour éviter les confusions[2] :

Liste partielle des publications

Notes et références

Liens externes

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