De par sa pratique de gynécologueobstétricien, il est témoin des difficultés des femmes, tributaires de maternités non désirées et d'avortements clandestins aux conséquences catastrophiques[4]. Il est l'un des premiers militants du droit à la contraception[5], plusieurs années avant le vote de la loi Neuwirth en 1967[4].
Après la création de «la Maternité heureuse» en 1956, association nationale visant à faire abroger la loi de 1920 qui interdit la contraception et l'avortement, le docteur Fabre fonde une section locale de cette association[4]. Ayant vérifié que la loi de 1920 ne pénalise pas l'usage de produits contraceptifs, il ouvre le , à Grenoble, le premier centre de planning en France[4]. Il fait partie, avec son confrère Pierre Simon, des premiers médecins à informer leurs patientes[6].
En 2021, une ancienne militante du planning dénonce son agression sexuelle par Henri Fabre soixante ans auparavant. En 2024, le planning lance un appel à témoignages pour savoir si d'autres femmes auraient été ses victimes dans les années 1961 à 1975[7].
↑«Violences sexuelles: le Planning familial lance un appel à témoignages au sujet de l’un de ses cofondateurs», Le Monde, (lire en ligne, consulté le )