Henri Gadeau de Kerville

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Naissance
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7, rue du Passage-Dupont, Rouen, France
Nom de naissance
Henri Victor Émile Gadeau de KervilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Henri Gadeau de Kerville
Henri Gadeau de Kerville en 1884.
Fonctions
Président
Centre de recherches archéologiques de Haute-Normandie-Société normande d’études préhistoriques
à partir du
Président
Société des amis des sciences naturelles et du muséum de Rouen
à partir de
Président
Photo-club rouennais (d)
-
Hippolyte Adnesse (d)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
7, rue du Passage-Dupont, Rouen, France
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Henri Victor Émile Gadeau de KervilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Autres informations
Membre de
Distinctions
signature de Henri Gadeau de Kerville
Signature dans son dossier de Légion d’honneur.
Plaque de columbarium.

Henri Gadeau de Kerville, né le à Rouen et mort le à Saint-Loup-Cammas (Haute-Garonne), est un zoologiste, entomologiste, botaniste, spéléologue et archéologue français.

Gadeau de Kerville a beaucoup été influencé par la nature : à l'âge de quinze ans, il a découvert une nouvelle espèce de coléoptères au cours d’expéditions dans les collines et bois des environs de sa ville natale, découverte qui sera l’occasion de sa première publication scientifique.

Son père, Jean Victor Gadeau de Kerville, un fabricant de cardes, issu d'une famille bretonne, originaire de Paris, avait épousé à Barentin, Eugénie Eglé Lemarié, fille d'un industriel normand. La famille s'installa à Rouen.

Il effectue ses études au lycée Corneille et obtient son baccalauréat ès sciences en 1877[1]. Dégagé de tout souci matériel, il se consacre tout entier à la recherche scientifique et entre à la Société des amis des sciences naturelles de Rouen à l’âge de vingt ans. Il en sera secrétaire, président et mécène. Il est membre de l'Association française pour l'avancement des sciences[2]. Il est également un des membres fondateurs du Photo-club rouennais dont il sera président en 1891 et en 1892. Sa devise était « Matière et Mouvement, Tout pour l'Humanité ».

Libre-penseur et athée, il est condamné pour avoir refusé de prêter serment devant Dieu alors qu'il était sélectionné pour être juré en cour d'assises en 1892[3].

Il voyage en Kroumirie en 1906, en Syrie en 1908 et en Asie mineure en 1912.

Il crée en 1910 un laboratoire de spéléobiologie expérimentale à Saint-Paër[4],[5],[6].

Il est membre de la Société préhistorique française à partir de 1911[7].

Il est membre du conseil de la société zoologique de France.

Pendant la Première Guerre mondiale, il est infirmier bénévole à l'hôpital 103 à Rouen.

Le , lors du jubilé scientifique commémorant sa vie toute consacrée à la recherche, regroupant 34 sociétés savantes autour du directeur du Muséum national d'histoire naturelle Louis Germain, la ville de Rouen lui offre une belle plaquette de vermeil, et les Sociétés et ses amis lui son buste en bronze dû à Josette Hébert-Coëffin[8]. Le muséum d'histoire naturelle de Rouen et le musée d'Elbeuf en conservent un exemplaire. Il est élu vice-président de la Société linnéenne de Normandie en 1936.

Des échantillons et des photographies ramenés de ses expéditions sont conservés dans les muséums de Paris, Londres, Elbeuf et Rouen. Les résultats de ses voyages ont fait l’objet de nombreuses publications scientifiques.

Chassé par l’invasion de sa ville natale de Rouen, il était venu chercher refuge à Luchon, où il venait annuellement en estivant depuis 1902. Il a consacré deux volumes aux iconographies Bagnères de Luchon et son canton et Autour du canton de Bagnères de Luchon. Membre, dès les premiers jours de sa fondation, de l’académie Julien Sacaze, il en était vice-président en exercice à sa mort[9]

Ardent patriote, Henri Gadeau de Kerville n’a pu survivre au désastre de [10]. Il meurt le près de Toulouse[11],[12]. Il est incinéré et ses cendres ont été déposées auprès de celles de ses parents sur le mur C du columbarium du cimetière monumental de Rouen[13].

Hommages et distinctions

Décorations

Hommages

Une rue et une place de Rouen ainsi qu'une école de Sotteville-lès-Rouen portent son nom. Un chêne de la forêt de Roumare, déraciné par la tempête Lothar en 1999, portait également son nom[17].

Gadeau de Kerville crée deux prix qui portent aujourd'hui son nom[18] :

Plusieurs espèces animales lui sont dédiées. On peut citer, entre autres :

Publications

Notes et références

Voir aussi

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