Henri Gayot
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| Inspecteur de l'Éducation nationale | |
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| Inspecteur général de l'Instruction publique (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Pseudonyme |
« Lenormand » |
| Nationalité |
Française |
| Formation |
École normale de Rouen, École des beaux-arts[Laquelle ?] |
| Activité |
Professeur de dessin, résistant, artiste |
| Mouvement | |
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| Distinction |
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Henri Gayot, né le à Panilleuse (Eure) et mort le à La Rochelle[1], est un professeur de dessin, résistant et artiste français.
Membre du réseau Honneur et Patrie sous le pseudonyme de Lenormand durant la Seconde Guerre mondiale, il a témoigné de la déportation par ses dessins et ses gravures, et contribué à l’entretien de la mémoire de la Résistance en Charente-Maritime.
Fils d’instituteurs, Henri Gayot grandit dans un milieu attaché aux valeurs républicaines. Élève appliqué et passionné de dessin, il suit l’École normale de Rouen puis l’École des beaux-arts[Laquelle ?]. En 1930, il obtient son diplôme de professeur de dessin.
Installation à La Rochelle
En 1931, il s’installe à La Rochelle, où il enseigne au lycée Fromentin et à l’école normale de garçons. En 1939, il publie avec le peintre Pierre Langlade La Rochelle, notes sur ses monuments[2].
Seconde Guerre mondiale
Mobilisé en 1939, il est promu lieutenant au régiment de tirailleurs sénégalais puis chargé de former le 518e régiment de Pionniers. Fait prisonnier à Saint-Dié en juin 1940, il est interné à l’Oflag XVII-A (Autriche) https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Sculture_Oflag.png où il réalise clandestinement des croquis. Rapatrié en 1942 pour raison de santé, il reprend son enseignement à La Rochelle.
Engagement dans la Résistance (1942-1943)
Il rejoint le réseau Honneur et Patrie grâce à Adolphe Privé. Sous le pseudonyme Lenormand, il devient adjoint du commandant Lisiack, responsable du renseignement. Arrêté le , il est emprisonné au fort du Hâ puis à Fresnes.
Déportation (1944-1945)
Le , il est déporté au camp de Natzweiler-Struthof comme détenu Nacht und Nebel, matricule 11.784. Il y cache des croquis témoignant de la vie concentrationnaire. Transféré à Dachau puis au Kommando d’Allach, il est libéré en avril 1945.
Après-guerre
En 1946, il enseigne au lycée Charles-de-Gaulle de Baden-Baden (zone française d’occupation) et siège comme juge suppléant au tribunal de Rastatt, chargé de juger des crimes contre l’humanité. En 1950, il est nommé inspecteur de l’enseignement technique au Maroc, puis inspecteur général de l’enseignement artistique. Ses travaux sur l’art marocain lui valent en 1959 le Grand Prix du Maroc.
De retour à La Rochelle en 1960, il devient correspondant départemental du Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale. En 1970, il organise une exposition permanente sur la Résistance au musée d'Orbigny Bernon. Président de l’association des anciens résistants du groupe Honneur et Patrie, il publie en 1977 La Plume, le Crayon et le Bronze.
En 1981, il conçoit un monument à la mémoire des résistants rochelais, inauguré en 1982 et baptisé Square Henri-Gayot.
Décès
Henri Gayot s’éteint le à La Rochelle, à 76 ans.
Œuvres
- 16 gravures réalisées à partir des croquis clandestins du Struthof (années 1950).
- Occupation, Résistance, Libération en Charente-Maritime (1973).
- La Plume, le Crayon et le Bronze (1977).
Distinctions
- Chevalier de la Légion d’honneur (1948)
- Commandeur de la Légion d’honneur (1971)
- Officier de l’Ordre national du Mérite
- Croix de guerre avec palme et étoile
- Médaille de la Résistance française
- Croix du combattant volontaire
Hommage
La ville de La Rochelle a donné son nom au Square Henri-Gayot[3].