Henri Ladame est le fils d'Abram-Henri Ladame, pasteur à La Brévine, et de Julie Richard[1]. Il épouse Augustine Favre le 20 juillet 1835. Le couple eut deux filles et trois garçons[1].
Henri Ladame passe son enfance à La Brévine. En 1818, la famille déménage au Val-de-Ruz suite à la nomination du père à la cure de Dombresson[1].
Henri Ladame effectue sa première formation à Neuchâtel au Collège latin[1]. Puis il se rend à Paris pour suivre des cours de sciences au lycée Louis-le-Grand, puis à l'Ecole polytechnique et à l'Ecole des ponts et chaussées[2]. Durant son séjour à Paris, il se lie d'amitié avec d'autres suisses en formation, notamment Louis Coulon, Auguste de Montmollin, Juste Olivier et Célestin Nicolet[1].
À partir de 1831, Henri Ladame enseigne la physique, la chimie et la météorologie au gymnase puis à partir de 1838 à la première académie de Neuchâtel où il se voit confier les chaires de chimie et de physique jusqu'en 1845[1]. Républicain, il ne participe cependant pas aux événements de 1848[1]. Après la révolution, il s evoit confier le poste de directeur de l'instruction publique de la Bourgeoisie, responsable de toutes les écoles de la ville de Neuchâtel[1]. Il oeuvre dans ce contexte à la mise en place de la seconde Académie. Il y est nommé ensuite professeur de mathématiques et de mécanique, de 1866 à 1870[1].
Avec Louis Agassiz, il est le cofondateur de la société des sciences naturelles de Neuchâtel, en 1832[1][2].
Henri Ladame est connu pour ses travaux de météorologie[2]. Il a notamment participé à des travaux de géodésie à Neuchâtel en réalisant le projet de détournement du Seyon, un plan de la ville ainsi que le nivellement de Chaumont[1]. Ses communications dans le Bulletin de la Société neuchâteloise des sciences naturelles sont nombreuses (42)[1].