Henri Petitmangin

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Henri Petitmangin, né le à Dieue-sur-Meuse (Meuse) et mort le à Paris (13e arrondissement), est un ecclésiastique, professeur agrégé des lettres, latiniste et érudit français. Il est l'auteur d'une grammaire latine de référence.

Fils de cultivateur, Henri Petitmangin entre en 1886 en sixième au petit séminaire de Verdun. Il y fait ses études secondaires dans une classe où il est l'émule de Charles Aimond[1].

En 1893, il entre au grand séminaire de Verdun, puis à l'Institut catholique de Paris, dont il sort licencié ès-lettres. Il est alors professeur de seconde pendant deux ans au séminaire de Glorieux à Verdun[1].

Il retourne ensuite à Paris pour préparer l'agrégation de lettres[2] qu'il passe en 1903, et à laquelle il est reçu 3e. Il est recruté au collège Stanislas[1] par l'abbé Adrien Pautonnier. Il y est d'abord professeur de seconde[a], puis de première, jusqu'à sa mort survenue en 1937.

Auteur de nombreuses œuvres liées à la littérature grecque et latine, il publie en 1912 sa célèbre Grammaire latine complète, constamment rééditée depuis. Elle est traduite en anglais en 1922, avec l'aide de John A. Fitzgerald[3].

En 1926, répondant aux programmes officiels qui appellent désormais, en complément de la lecture des textes, de leur version et de l'explication des auteurs, quelques notions élémentaires concernant l'histoire des littératures latine et grecque, le professeur Henri Petitmangin lance la publication de ses deux histoires sommaires illustrées, chez Jean de Gigord, présentées ci-dessous, qui connaîtront un franc succès et de nombreuses rééditions. Le pédagogue Henri Petitmangin avait constaté d'évidence les errements de la méthode directe, puisée à la vision théorique de Rousseau, instillée dans son Émile ou De l'éducation[4]. Comment l'élève, dépourvu de ressources cohérentes, aurait-il pu se fabriquer ex nihilo une histoire de ces littératures anciennes, comme redécouvrir par lui-même la teneur grammaticale de ces langues anciennes ? L'efficacité du message rousseauiste, imprégnée d'illusions pédagogique, aurait été encore plus désastreuse ou lamentable, si l'intervention tempérée des bons maîtres, en partie dissimulée, n'avait fourni quelques utiles compensations. Conscient de cet apport indispensable, désormais requis par les instructions ministérielles, le professeur reste néanmoins sans illusion sur la place et l'avenir scolaire de l'enseignement méthodique de ces littératures anciennes.

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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