Henri Pognon
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Paul Pascal Henri Pognon |
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Paul Pascal Henri Pognon, né le à Clermont-Ferrand et mort le à Chambéry, est un diplomate, archéologue et épigraphiste français, spécialiste de l'assyriologie.
Débuts de diplomate
Fils d'un ingénieur des ponts et chaussées, il obtient son baccalauréat au lycée de Clermont-Ferrand, avant de monter à Paris pour y accomplir un triple cursus de licencié en droit, de diplômé de l'École des langues orientales et d'élève de l'École pratique des hautes études.
Il fonde en 1878 le cours d'assyrien proposé par cette dernière institution[1] et est chargé d'en assurer l'enseignement jusqu'en 1881. Il embrasse ensuite la carrière diplomatique[2]. Entré au Ministère des Affaires Étrangères comme attaché à la direction des consulats en , il est nommé consul suppléant à Tripoli en , passe à Beyrouth en , puis réintègre le poste de Tripoli en . Transféré au consulat de Bagdad comme gérant en , il est promu consul de 2e classe en août suivant.
Consul de France à Alep
Décoré de la Légion d'honneur le , il est fait consul de 1re classe en , puis nommé consul de France à Alep (Syrie) le . À ce poste, il rend compte du massacre d'Urfa dont furent victimes 6000 Arméniens le [3]. Placé en disponibilité avec le rang de consul général le , il est admis à la retraite en 1914.
Il est inhumé au cimetière des Charmettes de Riom.
Activités archéologiques et épigraphiques
Parallèlement à sa carrière de diplomate, Henri Pognon s'investit dans l'archéologie mésopotamienne au Liban, en Syrie et en Irak. Combinant découvertes de terrain, acquisitions auprès de dénicheurs locaux et missions officielles de prospection, il collecte des inscriptions sémitiques dont il perce le sens par un intense travail de traduction. Spécialiste des langues assyrienne, syriaque et araméenne, il livre ainsi à la recherche de nombreuses publications de référence.
En 1883, il fait événement en découvrant deux importantes inscriptions sur des bas-reliefs datant du règne de Nabuchodonosor II dans le Wadi Brissa au Liban.
Il est élu membre de la Société de Linguistique de Paris en 1884.
Dès 1922, une partie des manuscrits qui lui ont appartenu est versée à la Bibliothèque nationale. Sa collection de manuscrits syriaques, rassemblée à Alep et Mossoul, est à l'origine d'une grande partie du fonds Graffin qui rejoint à son tour la Bibliothèque nationale de France en 1989.