Son père, Adolphe Viret, est menuisier; sa mère est née Jenny Amiguet[2].
Il épouse en premières noces Julia-Henriette Tétaz, fille d'un employé d'administration, puis Elvina Perrin, fille d'un manœuvre[2].
Formation et parcours professionnel
Après l'école primaire, il occupe pendant deux ans, de 1897 à 1899, un poste d'employé de bureau, et fait un apprentissage de menuisier auprès de son père[2].
D'abord ouvrier et secrétaire de la Fédération des ouvriers maçons et manœuvres de 1905 à 1906, il est ensuite ouvrier menuisier de 1907 à 1909. Il est secrétaire romand de la Fédération du commerce, des transports et de l'alimentation de 1909-1924 et rédacteur de son bulletin La Solidarité en 1918-1919[2].
Il ouvre en 1925 un bureau de conseils et de renseignements juridiques[2].
Parcours politique
Militant dès 1901, il devient secrétaire du Parti socialiste lausannois en 1904, puis président du parti ouvrier socialiste (1912) et de l'Union syndicale de Lausanne (1915)[2].
Il est conseiller communal (législatif) à Lausanne, sous les couleurs socialistes de 1913 à 1937 puis sous celles du Parti ouvrier et populaire (POP) de 1946 à 1971, et député au Grand Conseil du canton de Vaud, sous les couleurs socialistes de 1917 à 1941 (année lors de laquelle il est exclu du parti[3]), puis sous celles du POP (auquel il adhère en 1944[3]) de 1945 à 1972[2]. Longtemps doyen de fonction à la fin de ces deux mandats et occupant à ce titre la présidence de ces hémicycles au début de la législature[3], il ne peut les exercer pendant la Seconde Guerre mondiale, l'extrême gauche étant interdite en Suisse à cette période[4].