Henri Wallon (1812-1904)

historien, abolitionniste et homme politique français (1812-1904) From Wikipedia, the free encyclopedia

Henri Wallon, né le à Valenciennes et mort le à Paris 6e, est un historien et homme politique français.

Naissance
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Rue des Carmes déchaussés (d) (Valenciennes)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Henrÿ Alexandre WallonVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Sénateur inamovible, 18 décembre 1875 - 13 novembre 1904 ...
Henri Wallon
Huile sur toile de Bastien-Lepage.
Fonctions
Sénateur inamovible
-
Doyen
Faculté des lettres de Paris
-
Secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
-
Député français
Assemblée nationale
Nord
-
Député de la Deuxième République française
Assemblée nationale législative
Nord
-
Président
Société antiesclavagiste de France (d)
Biographie
Naissance
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Rue des Carmes déchaussés (d) (Valenciennes)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Henrÿ Alexandre WallonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Enfants
Adèle-Jeanne Wallon (d)
Paul Wallon (d)
Étienne WallonVoir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Émile Dusart (cousin germain)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions
signature de Henri Wallon (1812-1904)
Signature dans son dossier de Légion d’honneur.
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Son nom reste associé à l’amendement Wallon, qui a fait entrer le mot « République » dans les projets des lois constitutionnelles de 1875, ce qui a, en quelque sorte, définitivement « fondé » la Troisième République, auparavant provisoire.

Biographie

Étudiant en droit puis élève de l'École normale supérieure à partir de 1831, il fut reçu premier à l'agrégation d'histoire en 1834 où il fut ensuite chargé de cours au lycée Louis-le-Grand. Il soutient ses deux thèses de doctorat ès lettres le , à la Faculté de Paris[1]. La première, en français, traite du droit d'asile[2]. La deuxième, en latin, présente la doctrine de l'immortalité de l'âme chez les Anciens (avant Jésus-Christ)[3]. Devenu docteur, il est chargé de conférences à l'École normale supérieure en 1838 puis agrégé auprès de la faculté des lettres en 1840[4]. Il participe alors à de très nombreuses soutenances de thèses de doctorat ès lettres, en qualité de membre du jury[1].

S'étant consacré à une carrière littéraire, il est nommé, en 1841, chargé de cours d'histoire au collège Rollin et, en 1842, maître de conférences d'histoire ancienne à l'École normale sous le patronage de François Guizot, qu'il suppléa comme professeur en Sorbonne de 1846 à 1849. En 1849, il fut professeur d'histoire dans cette université[4].

Il travaille sur l'esclavage dans les colonies françaises (1847) et sur l'esclavage dans l'Antiquité (Histoire de l'esclavage dans l'Antiquité, 1848, rééditée en 1879). En 1848, après la révolution de février, Victor Schœlcher le nomme secrétaire de la commission qui prépare l'abolition de l'esclavage. Suppléant du député de la Guadeloupe, il devient, en 1849, député du Nord[4]. Il démissionne en 1850, désapprouvant la mesure adoptée par la majorité pour restreindre le droit de vote. La même année, il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, dont il devint secrétaire perpétuel en 1873.

Sous le Second Empire, il se retire de la vie politique et se consacre à sa charge de professeur d'histoire et à l'écriture de livres d'histoire, dont les plus originaux sont une biographie, Richard II, épisode de la rivalité de la France et de l'Angleterre (2 vols., 1864). Bien que républicain, il montre des vues résolument cléricales dans sa Jeanne d'Arc (2 vols., 1860 ; 2e rédacteur, 1875) ; La Vie de Notre Seigneur Jésus (1865), une réponse à la Vie de Jésus d'Ernest Renan ; et Saint Louis et son temps (1871 ; 4e éd., 1892), qui est également un ouvrage hagiographique.

Il est présent à la première réunion de fondation de l’Œuvre des Écoles d’Orient[5], le , membre et premier secrétaire général du son premier conseil général du [6]. Il devient vice-président du conseil général après la mort de Charles Lenormant le , jusqu’à sa mort.

Revenu à la politique après la guerre franco-prussienne, il est réélu dans le département du Nord en 1871 et prend une part active aux procédures de l'Assemblée. Il s'immortalisa en présentant sa proposition pour l'établissement de la République dont le président serait élu pour sept ans et rééligible ; après des discussions houleuses, elle fut adoptée par l'Assemblée le . « Ma proposition, déclara-t-il, ne proclame pas la République, elle la fait. »

Caricature parue en 1875 dans Le Trombinoscope de Touchatout.

Après l'établissement définitif de la République, Wallon devint ministre de l'Instruction publique et effectua beaucoup de réformes utiles, mais ses vues étaient trop conservatrices pour la majorité de la Chambre et il se retira en où il fut ensuite doyen de la Faculté des lettres de Paris de 1876 à 1881[4]. Il avait été choisi en tant que sénateur inamovible en . Retourné à ses études historiques, il publie quatre ouvrages importants, sinon par leur contenu, du moins par les documents qui les accompagnent :

  • La Terreur (1873)
  • Histoire du tribunal révolutionnaire de Paris avec le journal de ses actes (6 vols., 1880-1882)
  • La Révolution du et le fédéralisme en 1793 (2 vols., 1886)
  • Les Représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements (5 volumes, 1880-1890).

Il a publié par ailleurs un certain nombre d'articles dans le Journal des savants ainsi que des mémoires sur l'histoire de l'Académie des Inscriptions.

À l’issue de ses obsèques célébrées à Saint-Germain-des-Près[7], il a été enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.

Henri Wallon est le grand-père du psychologue et homme politique Henri Wallon.

Distinctions

Dates

Original de la loi constitutionnelle du , avec son sceau (Archives nationales).

Postérité et hommages

Cliché de l’Académie des Sciences de Turin.

Un lycée de Valenciennes porte son nom, et un autre à Aubervilliers.

Deux écoles élémentaires, l'une à Dammarie-les-Lys[9] et l'autre à Gennevilliers, portent le nom de Henri Wallon.

Une école primaire à Dugny porte le nom de Henri Wallon.

À Montpellier, Henri Wallon est porté par les foyers de vie, foyers d’accueil médicalisé, foyers logement gérés par la plateforme Tony-Lainé Henri Wallon de l'association APSH 34 (Association pour Personnes en Situation de Handicap). Orienté sur l'autonomie du handicap psychique.

Un collège porte son nom à Saint-Martin-d'Hères, à Lanester, un à Vigneux-sur-Seine et à Aubervilliers et à Ivry-sur-Seine.

Un groupe scolaire porte également son nom dans la ville de Bagneux.

Une école maternelle et primaire porte également son nom dans la ville de Gauchy.

Un timbre à son effigie a été émis par La Poste, le samedi , date de l'émission « Premier Jour », à l'occasion de la célébration du centenaire de sa mort[10].

Publications

  • Du droit d'asile, 1837, thèse de doctorat.
  • Histoire de l'esclavage dans l'Antiquité, 1847, 3 volumes (deuxième édition en 1879).
  • La Sainte Bible résumée dans son histoire et ses enseignements, 1854-1859, 2 volumes.
  • De la croyance due à l'Évangile, 1858 (nouvelles éditions en 1866 et 1887).
  • Jeanne d'Arc, 1860, 2 volumes (7 éditions jusqu'en 1901).
  • Richard II, 1864, 2 volumes.
  • Abrégé de l'histoire sainte, 1866.
  • La Terreur, études critique sur l'histoire de la Révolution française, 1870, 2 volumes (deuxième édition en 1873).
  • Saint-Louis et son temps, 1875, 2 volumes (nombreuses éditions).
  • Histoire du tribunal révolutionnaire de Paris, 1880-1881, 6 volumes (nouvelle édition en 1900).
  • Éloges académiques, 1882, 2 volumes
  • La Révolution du 31 mai et le fédéralisme en 1793, 1866, 2 vol.
  • Les Représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements de l'an II, 1889-1890, 5 volumes :

Bibliographie

  • « Henri Wallon (1812-1904) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition].
  • Arlette Schweitz, « Wallon Henri 1812-1904 », dans Jean-Marie Mayeur et Alain Corbin (dir.), Les immortels du Sénat, 1875-1918 : les cent seize inamovibles de la Troisième République, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles » (no 37), , 512 p., couv. illustr. ; 24 cm (ISBN 978-2-85944-273-6, OCLC 408224891, lire en ligne), p. 491-493.
  • Claude Nicolet, Henri Wallon : de l’esclavage antique à l’esclavage moderne, Paris, Académie des sciences morales et politiques, (lire en ligne).
  • Francis Przybyla, Le Blé, le sucre et le charbon. Les parlementaires du Nord et leur action (1881-1889), Presses Univ. Septentrion, 2007, 448 p., dépliant.

Notes et références

Liens externes

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