Henry de Fontenay est issu d'une famille noble du Perche, fils de Claude Pierre Gabriel de Fontenay, seigneur de Vinais, des Grand et Petit Vionnay, de Plainville, de la Brière, de la Bretonnière, de la Bruyère, des Bois de Logny, des Chapiseaux et de la Noue, page de la Grande Écurie du Roi, inspecteur des Haras du Roi en la généralité d'Orléans, et de Marie Catherine de Saint-Pol.
Membre du comité provisoire de Tours jusqu'à la fin de 1790, officier municipal deux fois élu, en 1790 et 1791, il devient, en outre, en 1791, commandant de la garde nationale de Marolles-les-Buis, et conserva ce grade jusqu'en 1793. Il est quelque temps préposé au recrutement en novembre, arrêté comme ci-devant noble, et traduit devant une commission militaire, où il est acquitté.
Henri de Fontenay exerça alors les fonctions d'assesseur du juge de paix, celles d'agent national, d'administrateur du district (an III), etc.
Le 23vendémiairean IV, il est élu par 128 voix sur 236 votants, député d'Indre-et-Loire au Conseil des Anciens. Comme il se trouvait inscrit sur une liste d'émigrés, il est d'abord exclu des fonctions de législateur «jusqu'à la paix générale», mais il réussit à se faire rayer de la liste, et obtient sa réintégration dans le Conseil, à la suite d'une curieuse lettre qu'il adressa au rapporteur de la commission chargée de statuer sur son cas.