Henri de Menthon (homme politique)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Henri de Menthon | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (8 ans, 5 mois et 13 jours) |
|
| Élection | 16 novembre 1919 |
| Réélection | 11 mai 1924 |
| Circonscription | Haute-Saône |
| Législature | XIIe et XIIIe (Troisième République) |
| Groupe politique | ERD (1919-1924) URD (1924-1928) |
| Maire de Saint-Loup-Nantouard | |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Choisey |
| Date de décès | (à 87 ans) |
| Lieu de décès | Saint-Loup-lès-Gray |
| Nationalité | Française |
| Profession | Militaire |
| modifier |
|
Henri de Menthon, né le à Choisey (Jura) et mort le à Saint-Loup-lès-Gray (Haute-Saône), est un homme politique français.
Il est le père de François de Menthon (1900-1984), ministre de la Justice dans le Gouvernement provisoire de la République française.
Bernard François Henri de Menthon est issu d'une vieille famille savoyarde. Il est né le à Choisey, dans le département du Jura[1].
Il commence une carrière dans la Marine qu'il quittera avec le grade de lieutenant de vaisseau.
Ainsi, il embarque sur le Volta à Alger le . Il fait escale et visite Port-Saïd, Suez et Obock, puis atteint Colombo le . Après le détroit de Torrès et une escale à Timor, il arrive à Port Kennedy en Australie. À la Noël 1887, après avoir fait du charbon à Cooktown, son navire part relever le Duchaffault à Nouméa où il débarque le . Avec pour mission d'inspecter les Nouvelles-Hébrides et d'effectuer un blocus des îles Sous-le-Vent alors en rébellion, le Volta repart de Nouméa le et atteint Port-Vila le . Menthon visite alors Port Havannah, Port Sandwich et Port Olry, puis revient à Port Vila le . Le Volta gagne ensuite Tahiti, le , où est assuré, de juin à , le blocus de Raiatea. Menthon quitte enfin Papeete sur la Dives, le , et rejoint Rochefort le .
Il laisse de ce voyage un ouvrage de souvenirs, Vingt-deux mois de campagne autour du monde, publié en 1900[2] et qui obtient le prix Montyon de l’Académie française.
Il est élu maire de Saint-Loup-lès-Gray sans discontinuité de 1894 à son décès en 1952. Il devient également député de la Haute-Saône, inscrit au groupe de l'Entente républicaine démocratique, de 1919 à 1928.
Le , Yad Vashem a reconnu Henri de Menthon comme « juste parmi les Nations » pour avoir sauvé trois enfants juifs durant la Seconde Guerre mondiale[3].