Henri de Rochemore
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| Henri de Rochemore Vicomte de Rochemore | |
| Surnom | « M. de Rochemore-la-Deveze » |
|---|---|
| Naissance | Lunel |
| Décès | (à 75 ans) Toulon |
| Origine | Français |
| Allégeance | |
| Arme | |
| Grade | Lieutenant général des armées navales |
| Années de service | – 1776 |
| Conflits | Guerre de Succession d'Autriche Guerre de Sept Ans |
| Distinctions | Commandeur de Saint-Louis |
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Henri de Rochemore, IIe du nom, vicomte de Rochemore, né à Lunel, le , baptisé le , et mort le à Toulon[1],[2], est un officier de marine français du XVIIIe siècle. Il sert dans la Marine royale et termine sa carrière avec des provisions de lieutenant général des armées navales ad honores.
Origines et famille
Henri de Rochemore descend d'une ancienne famille de la noblesse languedocienne, dont l'origine remonte au XIe siècle. Il est le deuxième fils d'Henri de Rochemore, seigneur de la Devèze et Montredon (mort en 1722), lieutenant des vaisseaux du roi, et de Marie-Blanche de Ricard, fille de Vincent et de Margueritte de Cordeil de Frans. Ses parents se marient le . De cette union naissent :
- Paul Ange, seigneur de la Devèze, baron de Saint-Cosme, marquis de Rochemore par lettres patentes de , officier des vaisseaux du Roi ;
- Henri ;
- Alexandre, lieutenant au régiment de Perche, mort en service ;
- François, lieutenant au régiment de Foix ;
- Vincent-Gaspard, commissaire général de la Marine à Rochefort et ordonnateur de la Louisiane française ;
- et 6. deux filles, religieuses.
Carrière dans la marine du Roi
En 1756, à la bataille de Port-Mahon, il commande le vaisseau l'Hippopotame, de 50 canons. En , il quitte Toulon avec l'escadre placée sous les ordres de La Clue-Sabran. Il commande à cette occasion le Guerrier, de 74 canons. C'est à bord de ce vaisseau qu'il est les 18 et , à la bataille de Lagos. À l'issue de cette défaite de la marine française, une polémique éclate parmi les officiers supérieurs pour déterminer les responsabilités de chacun. La Clue-Sabran est vivement critiqué par les capitaines des cinq vaisseaux et des trois frégates qui l'ont attendu, en vain, à Cadix. Il est également critiqué par le capitaine du vaisseau le Guerrier, M. de Rochemore-La-Devèze qui pourtant l'a suivi, dans la nuit du 17 au , qui était là au combat du , et qui l'a abandonné après celui-ci.
La Clue-Sabran apprend que Rochemore a envoyé un mémoire à Berryer, Secrétaire d’État à la Marine, portant des accusations terribles contre lui. La Clue-Sabran lui écrit et demande des explications. Rochemore met beaucoup de temps pour répondre à son chef d'escadre, prétextant « un rhume affreux ». II répond toutefois : « Je fus surpris, dit-il, d'apprendre que l'on vous avait dit que je m'étais plaint de vous. Je n'ai porté aucune plainte contre vous, au contraire »… D'après lui, le mémoire litigieux a été rédigé par quelqu’autre officier et signé de son nom. Cela ne l'étonnerait pas : « Je connais le Corps et je sais de quoi il est capable… Je sais qu'il a été écrit de Cadix des choses affreuses. On n'y a épargné personne ». Fort aimablement, il demande à La Clue-Sabran des nouvelles de sa santé, de ses blessures, et dit attendre avec impatience son retour à Toulon, ainsi que Mme de Rochemore[3] !
Rochemore est fait chef d'escadre lors de la promotion du , puis commandeur de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis le en remplacement du comte d'Aubigny qui est fait Grand'croix. La même année, il commande le Tonnant, de 74 canons, dans l'escadre du comte d'Estaing.
Il se retire en 1776 avec des provisions de lieutenant général des armées navales ad honores. En 1777, il reçoit une pension de 6 000 livres sur le Trésor royal en considération des services qu'il avait rendu[4]
Il meurt à Toulon en 1777 ou 1778. À sa mort, sa femme se voit reverser la moitié de sa pension, soit 3 000 livres. Sa charge de lieutenant général des armées navales et sa croix de commandeur de Saint-Louis vont à M. d'Abon, alors chef d'escadre[5].