Née en 1644, Henriette Sélincart est la fille d’un marchand de Paris[1]. Elle épouse le , dans la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois le dessinateur et graveurIsraël Silvestre (1621-1691), de plus de vingt ans son aîné. Au moins dix enfants naissent de cette union, en moins de quatorze ans (voir la liste des enfants dans l'article Israël Silvestre).
Henriette Sélincart meurt le , à Paris et est enterrée dans l’église Saint-Germain-l’Auxerrois. De ses enfants, seuls cinq survivent à leur père qui meurt le dans le logement aux galeries du Louvre qui lui avait été attribué par brevet royal. Louis de Silvestre, troisième fils (survivant) du couple devient peintre.
Henriette Sélincart passe pour avoir été une femme remarquable tant par son esprit que par sa beauté[2], dont témoignent les portraits par Charles Le Brun, son ami[3],[4], en particulier le Portrait funéraire d'Henriette Sélincart«à l'article de la mort, sur un fond de marbre noir», réalisé pour le Monument funéraire d'Henriette Sélincart, femme du graveur Israël Silvestre (1680), érigé à Saint-Germain-l'Auxerrois. Ce portrait, ainsi que celui au pastel, également par Le Brun sont depuis 1980 conservés au musée des beaux-arts de Reims[5],[6].
Henry Jouin, Henriette Sélincart, femme d'Israël Silvestre (1644-1680), Paris, aux bureaux de L'Artiste, 1890.
Stéphanie Martin, Étude historique et restauration: Portrait de Henriette Sélincart. Recherche technico-scientifique: étude physico-chimique d’un phénomène de blanchiment d’un marbre noir de Belgique, mémoire de fin d’études à l’Institut français de restauration des œuvres d’art, 1995.