Henrik Ramel
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Henrik Ramel (d) |
Henrik Ramel, né vers 1550 et mort en avril 1610, est un conseiller d'État et diplomate allemand, naturalisé danois.
Fils du noble Gert Ramel de Wusterwitz et de Margrethe Massow, après un voyage à l'étranger, où il étudie à Padoue en 1568 et qui le mène jusqu'en Orient, il entre au service du roi polonais Étienne Báthory, puis probablement du duc Jean-Frédéric de Poméranie.
En 1582, il devient écuyer de la cour du roi et gagne rapidement les faveurs de ce dernier et de son épouse. En 1583, il est nommé à la tête de la « Chancellerie latine et allemande », et en avril de la même année, reçoit la fonction tout aussi importante de maître de cour du jeune prince Christian. En 1584, le roi lui octroie le château de Bäckaskog en Scanie en échange de la réaffirmation de sa promesse, faite l'année précédente, de demeurer au Danemark jusqu'à sa mort ; il est également naturalisé noble danois. En 1586, il se rend en Angleterre comme envoyé et est mentionné en 1587 comme prévôt de la cathédrale de Lund. Par ailleurs, il ne délaisse pas complètement ses relations passées ; il soutient ainsi l'élection de Sigismond de Pologne comme roi de Pologne en 1587 et reçoit, l'année suivante, une lettre de récompense pour cela, sous forme de terres en Pologne. Au Danemark, il figurait déjà, malgré son arrivée récente, parmi les personnalités les plus respectées et influentes. Fort d'une expérience politique et d'une connaissance diplomatique bien supérieures à celles des autres hommes d'État danois, qu'il a pu mettre à profit en tant que chef de la chancellerie allemande, il possède une éloquence et un talent de négociateur exceptionnels qui impressionnent les envoyés étrangers venus dans le pays. Pourtant, une forte opposition s'élève contre lui, car cet étranger supervise l'éducation du roi élu. À la mort de son puissant protecteur, Frédéric II, en avril 1588, cette opposition ose se manifester ; lors des funérailles du roi en juin, la noblesse exige sa destitution de la cour du prince. Cependant, le Conseil d'État rejette cette demande, et sa position demeure intacte. Il est particulièrement proche de la reine douairière Sophie ; durant la première année de la tutelle, il est son principal conseiller et son représentant le plus important, notamment pour tout ce qui concerne la situation des duchés et ses projets à leur égard. Ainsi, en juin 1588, il mène les négociations avec les conseils du Holstein à Copenhague et est envoyé à plusieurs reprises (1588 et 1590) aux parlements des États. Mais l'opposition de la noblesse à son égard n'est pas vaincue ; lorsqu'une réaction contre le règne de Frédéric II l'emporte partiellement lors de la fête des seigneurs à Kolding en août 1590, c'est également un revers pour lui. Il doit démissionner de son poste de maître de la cour. Il conserve néanmoins la tête de la chancellerie allemande et reçoit le titre de roi d'Åhus. En Scanie, il est libre de servir à la chancellerie sans rémunération. Il est également, un temps, conseiller de la reine douairière. Mais lorsqu'une rupture survient entre elle et le Conseil royal, et que les chances de victoire de la reine douairière s'amenuisent, il cherche d'autres moyens de subvenir à ses besoins. Il s'adresse au Conseil et devient son porte-parole pour les affaires des duchés, bien que sa politique en la matière est résolument hostile à celle de Sophie. Il prend ainsi la parole au Landtag de Flensbourg en septembre 1593, où le roi élu met sa mère au défi en exigeant sa démission de la tutelle. Parallèlement, il reçoit le manoir royal de Fovslet, dans le Schleswig du Nord. Mais à peine une perspective de réconciliation entre la mère et le fils apparaît-elle qu'il s'y emploie activement, et lorsque celle-ci se concrétise, il est récompensé : en juin 1596, à la fin effective de la tutelle, il est admis au Conseil royal[1].
Durant la période qui suit, il est fréquemment sollicité pour des affaires diplomatiques. Ainsi, en 1597, il est co-envoyé auprès du margrave Joachim Frédéric de Brandebourg pour convaincre Christian IV d'épouser Anne-Cathrine et signe le contrat de mariage en août. En 1599, il est envoyé en Suède, en 1600 à Emden pour négocier avec les envoyés anglais, et en 1603, il accompagne le roi lors de l'hommage à Hambourg. La même année, il se rend en Angleterre pour le couronnement de Jacques Ier et, en 1606, accompagne de nouveau son roi en Angleterre. Le roi manifeste également son intérêt à son égard en soutenant ses créances en Pologne en 1598. En 1597, il reçoit la seigneurie de Villand et il est avéré qu'il commerçait avec l'Espagne, mais les sources restent muettes quant à son influence réelle sur les affaires gouvernementales durant les premières années du règne de Christian IV[2].
Il meurt en avril 1610.
Le 1er février 1589, il avait épousé Abel Rantzau, fille de Daniel Rantzau de Søgård (en). Après sa mort au printemps 1596, il a épousé le 29 juillet 1599 Else Henriksdatter Brahe (décédée en 1619), fille de Henrik Brahe[3].
Notes et références
- ↑ Henrik Ramel, Dansk biografisk Lexikon, vol. XIII, 1887-1905, p. 373.
- ↑ Thorkild Hansen, The Way to Hudson Bay: The Life and Times of Jens Munk, 1970, p. 68.
- ↑ Magnus Mauritz Höjer, Konungariket Sverige: delen. 1.-2. afd. Götaland, 1881, p. 684.