Henry du Roure

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Décès
Sépulture
Nécropole nationale de Flirey (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Henry Charles Clément Marie Desroys du RoureVoir et modifier les données sur Wikidata
Henry du Roure
Fonction
Secrétaire général
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nécropole nationale de Flirey (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Henry Charles Clément Marie Desroys du RoureVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
École Massillon (-)
Lycée Charlemagne (-)
Lycée Louis-le-Grand (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Parti politique
Membre de
Grade militaire
Conflit
Distinctions
signature de Henry du Roure
Signature.

Henry du Roure, né le à Versailles et mort pour la France à Limey en Meurthe-et-Moselle le , est un journaliste et écrivain français du XXe siècle. Très proche de Marc Sangnier, il est secrétaire général du mouvement Le Sillon. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Henry Charles Clément Marie Desroys du Roure, né le au no 25 de la rue Saint-Martin à Versailles[1], est le fils d'Edouard Louis Marie Armand Desroys du Roure (1852-1933), inspecteur des finances et de Marie Jeanne Clémentine Hamelin (1854-1914)[2].

De 1888 à 1893, sa famille est installée à Biarritz, où la proximité de la mer va inspirer chez lui une vocation de marin. Décidé à étudier à l’École navale, il doit s'en finalement s'en détourner car ses yeux distinguent mal les couleurs. Lorsqu’il revient à Paris, à dix ans, il entre à l’École Massillon, qui envoie ses élèves, à partir de la quatrième, suivre les cours du lycée Charlemagne. A seize ans, il change de lycée et passe au lycée Louis-le-Grand pour accompagner son frère René qui entre en rhétorique supérieure[3].

À dix-sept ans, avant de commencer ses études de droit, il est séduit par les conférences de propagande de Marc Sangnier qui appelle la jeunesse à rejoindre le mouvement du Sillon et lui propose d'y apporter son concours. Les deux hommes se lient rapidement d'amitié, tous deux décidés à donner leur vie à la cause qu'ils défendent, un mouvement d’éducation démocratique[3]. Il collabore à la création des cercles populaires et des Instituts populaires fondés en 1901, accompagnant Sangnier lors de ses conférences publiques[4].

Louise Faure-Favier se souvient de lui comme « un grande jeune homme, mince, de tournure élégante et quelque peu nonchalante ; un beau visage pensif ; dans les yeux bruns très doux, une expression de mélancolie qui alternait avec le regard vif, avide de compréhension et d’action et où transparaissait une âme aimante et noble »[5],[6].

En 1903, il prépare sa licence en droit, tout en étant secrétaire de la rédaction[7] du journal Le Sillon et secrétaire d’un député[3]. Vers la fin de l’année 1904, il part à Chartres pour faire une année de service militaire, au 102e régiment d'infanterie, qu'il termine avec le grade de caporal[8].

Libéré du service militaire, il se consacre à l'expansion du Sillon à travers la publication de son journal, L'Éveil démocratique qui commence à paraitre en [3]. Il poursuit des études de droit jusqu'au doctorat et soutient sa thèse le intitulée L'Autorité dans l'atelier. Le règlement d'atelier et le contrat de travail.

Lorsque le pape Pie X ordonne l'arrêt du Sillon en sous l'effet des critiques des républicains et des traditionalistes, Marc Sangnier crée immédiatement un nouveau quotidien, La Démocratie, avec ses amis Henry du Roure et Georges Hoog pour continuer à propager les idées de la démocratie chrétienne et du Sillon[9]. Léonard Constant écrit que « Pendant ces quatre années, il se fit journaliste. Pour la Démocratie, il s’improvisa reporter, enquêteur, chroniqueur, essayiste, conteur et même feuilletonniste. S’il fut un journaliste étonnant, il est douteux que ce fût par vocation professionnelle. Mais les dons de son esprit devaient ici admirablement servir les exigences de son cœur dévoué à de grandes causes »[3].

Pendant l'hiver 1912, épuisé par son travail, il doit arrêter le journalisme et trouver une activité moins fatigante. Installé seul et au calme à Palaiseau, il écrit. Léonard Constant rapporte que « peut-être n’aurions-nous connu jamais d’œuvres plus méditées et plus profondes que la Princesse Alice ou la Petite Lampe si la santé toujours fragile d’Henry du Roure ne l’avait arraché à la vie trop épuisante du journalisme. […] Dès l’année 1912 il a ébauché plusieurs romans, il a écrit deux pièces en un acte : la Meilleure part et la Reine de Géorgie et le premier acte d’une comédie dont les deux autres resteront inachevés »[3].

Après la mort de sa mère en , il s'isole à Sceaux pour écrire un roman, Vie d'un heureux, qu'il achève fin juillet, quelques jours avant le début de la Première Guerre mondiale[3]. Il dit à Louise Faure-Favier : « ce sera peut-être un roman posthume, au moins on ne l’éreintera pas »[5].

Rappelé lors de la mobilisation en comme sergent au 369e régiment d'infanterie, Henry du Roure arrive au contact du feu le [3] puis participe à la bataille de Flirey où il est tué de plusieurs balles le à l'ouest de Limey[10],[3].

Il est inhumé à la nécropole nationale de Flirey (tombe 292)[11].

Œuvres principales

Distinctions

Hommages

Bibliographie

Références

Liens externes

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