Herbert Backe

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Herbert Backe, né le à Batoumi (Empire russe) et mort le à Nuremberg en Allemagne, est un homme politique allemand.

Il est secrétaire d'État à l'Agriculture de 1933 à 1942, puis ministre de l'Alimentation de 1942 à la dissolution du gouvernement de Flensburg le 23 mai 1945. Il est considéré comme l'un des auteurs du « plan de famine »[1]. Capturé par les Alliés à la fin de la guerre, poursuivi dans le cadre du procès des Ministères, il se suicide en se pendant dans sa cellule.

Jeunesse

Il est né en Géorgie, dans une famille d'Allemands originaires du Wurtemberg. Déplacé avec sa famille lors de la révolution de 1905, il est interné en 1914 dans l'Oural, puis s'enfuit dans le Reich en 1918 et entretient difficilement sa famille tout en poursuivant ses études[2].

Au sein du NSDAP

Il adhère au Parti national-socialiste des travailleurs allemands, le NSDAP, en 1922, mais s'engage véritablement en politique en 1931. Il se distingue alors par l'intérêt qu'il porte aux questions raciales[2].

Proche collaborateur de Darré[3], il est élu au Landtag de Prusse lors des élections de 1932. Cependant, il s'écarte rapidement des conceptions rétrogrades de Darré, souhaitant, comme Hitler, surmonter le capitalisme et ses contradictions par l'exaltation du sentiment national[4].

Durant les années 1930, il lui arrive d'avoir une activité éditoriale. Ainsi, en 1938, il préface un ouvrage de Darré ; à cette occasion il prend ouvertement positions contre la mise en œuvre de politiques libérales, proclamant la mort de cette école de pensée[5].

Responsabilités gouvernementales

Il occupe d'importantes responsabilités sous le Troisième Reich ; il compte parmi les rares ministres membres du NSDAP en 1933[6].

Proche de Himmler[7], il est nommé ministre de l'Alimentation en mai 1942, et ministre de l'Agriculture en avril 1944, succédant à ce poste à Walther Darré lors de la crise du ravitaillement de l'hiver 1941-1942. Adam Tooze le perçoit comme le fer de lance des membres les plus radicaux du régime nazi décidés à assurer le ravitaillement du IIIe Reich à n'importe quel prix[8].

Ministre de plein droit à partir de 1942, il est tenu d'exprimer son avis sur un certain nombre de décisions prises par ses collègues : ainsi, en septembre 1944, il se prononce en faveur de l'augmentation rapide des pensions des retraités[a],[9]

Il conserve ce portefeuille dans l'éphémère gouvernement de Flensbourg dirigé par l'amiral Dönitz dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale, de fin avril à mai 1945.

Un technicien nazi de la politique agraire et alimentaire

Notes et références

Annexes

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