Hermann Weller
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Hermann Weller, né à Schwäbisch Gmünd le et décédé à Tübingen le , est un poète allemand de langue latine et un indologue.
Après avoir décroché son diplôme de lettres classiques à l'université de Tubingue, Hermann Weller fut professeur au gymnase d'Ellwangen puis directeur de celui d'Ehingen (Donau).
En 1930 il obtint la chaire d'études indo-européennes à l'université de Tubingue.
À côté de sa carrière professorale il se consacrait également aux lettres latines et participa de nombreuses fois au Certamen poeticum Hoeufftianum prestigieux concours littéraire pour favoriser les lettres latines et décerné par l'Académie royale néerlandaise des arts et des sciences. Il obtint ainsi douze fois le premier prix et de nombreuses autres fois la magna laus.
Il remporta aussi en 1926 le prix du Certamen Locrense lors de sa fondation en 1926.
Il était considéré de son temps dans toute l'Europe lettrée comme étant l'Horace du XXe siècle et il était devenu à ce point célèbre qu'en 1931 le conseil communal d'Ellwangen délibéra pour donner de son vivant son nom à une rue.
La fameuse élégie Y
Fin 1937 il proposa au jury du Certamen Hoeufftianum une élégie intitulée "Y", qui lui fit mériter la médaille d'or de 1938.
Cette élégie désormais célèbre racontait l'histoire d'un rêve où l'on voyait les lettres de l'alphabet latin vouloir exclure de leur nombre la lettre Y car elle était différente des autres. La lettre Y tente de les convaincre de son droit à l'existence en usant d'arguments éthiques et rationnels, mais les autres lettres refusent en usant quant à elles d'arguments irrationnels et en recourant à la violence, (tel que la Nuit de Cristal). Mais un brusque réveil met fin à ce cauchemar[1]. Ce poème de Weller était une accusation courageuse contre la politique raciste et antisémite des nazis. Et pourtant Weller ne fut pas inquiété pour cette satire antinazie car les brutaux personnages qui faisaient partie de ce parti ignoraient le latin et car aucun membre de la communauté humaniste internationale de son temps ne révéla l'existence de cet écrit en langue vulgaire[2].
Hermann Weller est considéré comme faisant partie de l'émigration intérieure sous le régime nazi.