Hesbécourt

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Hesbécourt est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Hesbécourt
Hesbécourt
La mairie est juste en face de l'église, de l'autre côté de la rue.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de la Haute Somme
Maire
Mandat
Louis Cazier
2020-2026
Code postal 80240
Code commune 80435
Démographie
Gentilé Hesbécourtois
Population
municipale
45 hab. (2023 en évolution de −21,05 % par rapport à 2017)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 56′ 42″ nord, 3° 07′ 50″ est
Altitude Min. 89 m
Max. 141 m
Superficie 3,62 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Saint-Quentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Péronne
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Hesbécourt
Géolocalisation sur la carte : France
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Hesbécourt
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Hesbécourt
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Hesbécourt
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Géographie

Localisation

Communes limitrophes

Communes limitrophes d’Hesbécourt
Templeux-le-Guérard Villeret
(Aisne)
Roisel Hesbécourt Jeancourt
(Aisne)
Hervilly

Description

Vue du village depuis la route d'Hervilly.

La commune se situe à une vingtaine de kilomètres à l'est de Péronne et à peu près la même distance de Saint-Quentin, au sud-est.

Le territoire de la commune d'Hesbécourt s'élève en amphithéâtre incliné vers le sud-ouest. Le point culminant de la commune est situé au lieu-dit « La Motte ». Une seconde petite colline s'élève à 116 m[1]. La commune présente un habitat groupé au chef-lieu.

Le sol est de nature argilo-calcaire et argilo-siliceuse, excepté dans le sud-ouest du territoire communal où c'est le calcaire qui domine sur une cinquantaine d'hectares[1].

En 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche et les jours fériés (ligne no 49, Péronne - Roisel - Saint-Quentin)[2].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Hesbécourt[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[6]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 705 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Épehy à 7 km à vol d'oiseau[9], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,8 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Hesbécourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Quentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 120 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (100 %)[16]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Hebescourt en 1567 ; Hébecourt en 1733 ; Ebécourt en 1757 ; Hervecourt en 1761 ; Hasbecourt en 1801 ; Hesbecourt[17].

Histoire

Moyen Âge

Hesbécourt était au Moyen Âge un simple hameau dépendant de la paroisse de Jeancourt sous le patronage de l'abbaye Saint-Éloi de Noyon.

Époque moderne

Un aveu de 1503 révèle que Jeanne d'Hervilly possédait un fief à Hesbécourt. Au XVIIIe siècle, la seigneurie d'Hesbécourt était partagée entre le chapitre de Saint-Quentin et la duchesse d'Olonne.

Après la Révocation de l'édit de Nantes, en 1685, au lieu-dit « La Boîte à Cailloux », se tinrent des assemblées du désert où les protestants des environs se rassemblaient clandestinement sous la présidence du pasteur Jean Gardien Givry, prédicateur du désert itinérant[18].

Époque contemporaine

Hesbécourt pendant la guerre 1914-1918

Comme beaucoup d'autres villages de la région, Hesbécourt est sorti meurtri de la Grande Guerre car le village a été entièrement rasé en 1917 par les Allemands.

1914-1917, Hesbécourt occupé par les Allemands

Le , soit moins d'un mois après la déclaration de guerre, l'armée française bat en retraite vers l'ouest et les Allemands arrivent à Hesbécourt[19]. Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en . Le front se situant à une vingtaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne, l'activité des occupants consistait principalement à assurer le logement des combattants et l'approvisionnement en nourriture. Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien.
Voici des extraits d'un arrêté de la kommandantur d'Holnon valable pour 25 communes de la région : « Holnon le . Tous les ouvriers et les femmes et les enfants de 15 ans sont obligés de faire travaux des champs tous les jours aussi dimanche de quatre heures du matin jusque huit heure du soir… Après la récolte les fainéants seront emprisonnés 6 mois… Les femmes fainéantes seront exilées à Holnon pour travailler. Après la récolte, les femmes seront emprisonnées 6 mois… Les enfants fainéants seront punis de coups de bâton. De plus le commandant réserve de punir les ouvriers fainéants de 20 coups de bâton tous les jours… Les ouvriers de la commune Vendelles sont punis sévèrement[20]. »

Carte montrant la prise définitive d'Hesbécourt par l'armée anglaise en .
-, Hesbécourt évacué par les Allemands

En , le haut commandement allemand décida de la création d'une ligne défense plus à l'est : c'est ce que l'on a appelé la ligne Hindenburg. Lors du retrait des troupes allemandes, tous les villages furent détruits pour ne pas servir d'abri aux troupes franco-britanniques. Dès le les habitants furent évacués et dispersés dans des lieux de la zone occupée, jusqu'en Belgique. En , avant du retrait des troupes allemandes sur la ligne Hindenburg, le long du canal de Saint-Quentin, les maisons furent pillées et incendiées, le village fut systématiquement détruit. L'église, la mairie, l'école et toutes les maisons furent dynamitées et les arbres sciés à 1 m de hauteur[21]. Le village, vidé de ses habitants, reste occupé par les Allemands ; il fut le théâtre de nombreux combats en . Communiqué britannique du :

« Ce n'est pas de moins de huit villages qui sont tombés au pouvoir des troupes britanniques. Certains de ces villages, comme Heudicourt, Hesbécourt, Hervilly, Jeancourt, n'ont été occupés qu'après de durs combats[22],[23]. »

, reprise définitive d'Hesbécourt par l'armée britannique

Les ruines du village furent plusieurs fois prises et reprises par chaque camp. Ce n'est qu'en , lors de la bataille de la ligne Hindenburg qu'Hesbécourt fut définitivement libéré par la 6e division britannique[24].

Entre-deux-guerres, la reconstruction

Après l'Armistice, pour les habitants qui revinrent s'installer, commença une longue période de plus de dix ans de reconstruction des habitations (maisons provisoires), des fermes, des bâtiments publics, des routes. De 191 habitants avant la guerre en 1911, Hesbécourt n'en comptait plus que 136 en 1921.

Eu égard aux atrocités infligées à la population pendant les quatre années d'occupation et les dévastations des constructions[25], la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le [26].

Sur le monument aux morts sont inscrits les noms des 12 soldats hesbécourtois morts pour la France[27].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Jacques Babilotte[28]    
2014[29] en cours
(au 8 octobre 2020)
Louis Cazier   Réélu pour le mandat 2020-2026[30]
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Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[32].

En 2023, la commune comptait 45 habitants[Note 4], en évolution de −21,05 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
248243233236265284266278279
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
282285275266250249245240227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20020819113613211210999136
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
9311585718365626157
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
574945------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Le village n'a plus d'école primaire.

En 2020, l'aspect financier est géré par le syndicat scolaire de la Haute Somme (Sisco) concernant huit communes : Bernes, Pœuilly, Hancourt, Hervilly-Montigny, Hesbécourt, Vraignes-en-Vermandois, Villers-Faucon et Roisel. Le syndicat a la responsabilité de deux sites, avec deux classes maternelles à Bernes, et surtout neuf classes à Roisel, trois en maternelle et six en primaire[35].

Économie

L'agriculture reste l'activité dominante de la commune.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église Saint-Joseph.
  • Mairie.
  • Monument aux morts.
  • Lieu-dit la Boîte à Cailloux, haut lieu du protestantisme lieu des assemblées du Désert. On y accède en prenant la rue d'Hargicourt et en sortant du village jusqu'à ce que le terrain monte nettement. Près du haut de cette montée, sur la droite, un lopin de terrain attenant à la Boîte à Cailloux a été acheté par la Société de l'histoire du protestantisme français en 1934 pour y édifier une stèle commémorative des assemblées protestantes clandestines tenues là en particulier en 1691 par le pasteur Gardien Givry. La Boîte à Cailloux a été classée monument historique en 2007.

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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