Hessel Gerritsz
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Assum (en)
| Naissance | Assum (en) |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Hessel Gerritsz |
| Activités |
Cartographe, fabricant de carte, orfèvre graveur, éditeur, artiste, graveur sur cuivre, dessinateur de carte |
| A travaillé pour |
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Hessel Gerritsz (Assum, vers 1581 – Amsterdam, mis en terre le ) est un graveur et cartographe néerlandais connu pour ses cartes de haute qualité. Il est considéré comme l’un des cartographes majeurs du XVIIe siècle[1].
Il débute probablement à Alkmaar et travaille peut-être sous la direction de Willem Blaeu, de dix ans son aîné. Hessel Gerritsz suit l'atelier de Blaeu à Amsterdam, où il épousa Geertje Gijsbertsdr van Alkmaar en 1607. Ils eurent huit enfants. Après le décès de Geertje, Hessel se remaria en 1624 avec Aefgen Willemsdr. Nombre de ses gravures et cartes furent reproduites dans des atlas de Blaeu, Janssonius et d'autres artistes.
Imprimeur indépendant


Vers 1610, il possédait sa propre imprimerie et son atelier sur le Damrak. En 1612, Hessel Gerritsz réalisa une carte du monde incluant la découverte de De Queirós, l' Australia del Espiritu Santo, aujourd'hui connue comme la plus grande île de Vanuatu, mais alors considérée comme une partie septentrionale de l'inconnue Terra Australis. Cette carte exerça une influence considérable sur la représentation de l'océan Pacifique par les Néerlandais et les Français aux XVIIe et XVIIIe siècles, et la carte ainsi que la dénomination de l'île par De Queirós ont peut-être contribué à l'établissement du nom « Australie »[2]. En 1613, Hessel Gerritsz publia Geschiedenis van het land Spitsbergen (ou Histoires du pays du Spitzberg), qui décrivait la découverte du Spitzberg, la plus grande île du Svalbard, les premiers voyages vers cette île et la chasse à la baleine autour de celle-ci. Cette œuvre témoigne de son talent exceptionnel de graveur (voir par exemple sa représentation d'un morse et de son petit). Un autre exemple de ce talent est son portrait posthume de l'écrivain Bredero, datant de 1619 et souvent reproduit[3].
Cartographe officiel de la VOC
Sa réputation de cartographe s'accrut rapidement, ce qui lui valut d'être nommé premier cartographe exclusif de la VOC le , sans doute le poste le plus enviable qu'un cartographe pouvait occuper à l'époque. Il obtint ce poste sur la recommandation de Petrus Plancius, le scientifique en chef de la VOC, qui entretenait des relations tendues avec Willem Blaeu. Hessel Gerritsz succéda à Augustijn Robaert (nl) comme cartographe, mais contrairement à Robaert, toutes les chambres de la VOC furent désormais tenues d'acheter leurs cartes auprès de lui. De plus, les marchands et marins de la VOC de retour de voyage devaient lui remettre toutes leurs cartes et leurs journaux de bord. Grâce à la richesse des nouvelles informations recueillies, Hessel Gerritsz produisit plusieurs cartes novatrices, et les capitaines de la VOC reçurent ces cartes mises à jour lors de leurs voyages. Hessel Gerritsz resta cartographe pour la VOC jusqu'à sa mort, après quoi la famille Blaeu obtint le poste jusqu'en 1705, à commencer par Willem Jansz.
Cartographie de l'Australie

En 1618, Hessel Gerritsz réalisa une nouvelle carte, beaucoup plus précise, de l'archipel indonésien, et la côte nord-ouest de l'Australie y était également représentée pour la première fois. En 1622, il rassembla plusieurs de ses cartes dans un recueil destiné à la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Ce recueil comprenait également une carte de l'océan Pacifique, probablement celle utilisée plus tard par Abel Tasman lors de son voyage autour de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande en 1642. En 1627, Hessel Gerritsz réalisa la de Caert van't Landt van d'Eendracht (ou Carte du pays d'Eendracht), entièrement consacrée aux découvertes de la côte ouest-australienne. L'Australie fut initialement nommée Eendrachtsland ou (Terre d'Endracht par Dirk Hartog après son séjour sur la côte en 1616. Ce nom resta en usage jusqu'à la fin du XVIIe siècle. En 1628, Hessel Gerritsz ajouta à cette carte la découverte de la côte sud par François Thijssen, ce qui en fit la première carte à partir de laquelle les contours de l'Australie commencèrent à se dessiner.
Dernières années
Hessel Gerritsz était tellement passionné par le Nouveau Monde que, fait rare pour un cartographe de son rang, il voyagea avec la flotte d'Adriaan Jansz Pater d' à lors d'un voyage au Brésil et aux Caraïbes. Il réalisa les cartes de l'ouvrage de Johannes de Laet, Beschrijvinghe van West-Indiën (ou Description des Antilles), publié en 1630. Sa carte de la Floride, en particulier, basée sur des sources françaises et espagnoles, fut si importante que le nom de Tegesta, d'après sa désignation, fut utilisé pour désigner le promontoire pendant près de deux siècles[4],[5].
Hessel Gerritsz mourut en 1632. Sa disparition fut un coup dur pour la VOC et la WIC. Il avait réalisé la quasi-totalité des travaux cartographiques pour les deux compagnies[6]. Il fut inhumé le dans la Nieuwe Kerk d'Amsterdam.