Hexoskin

From Wikipedia, the free encyclopedia

Hexoskin est un vêtement intelligent qui enregistre et transmet une série de signes physiologiques[1].

Le vêtement est accompagné d'une plateforme de santé connectée (logiciels et applications), ainsi qu'un ensemble d'outils et de modèles algorithmiques pour l'analyse donnée.

La société qui développe l'Hexoskin, Carré Technologies Inc, est fondée en 2012.

En 2019, Carré Technologies sort Hexoskin ProShirt, l'Hexoskin adapté à un usage professionnel dans un contexte opérationnel et militaire. En , dans le contexte de la pandémie liée à la maladie à coronavirus 2019, Hexoskin développe une nouvelle solution permettant de suivre à distance et en continu les symptômes de patients atteints, afin de contribuer aux essais cliniques pour la recherche d'un vaccin et pour désengorger les systèmes de santé au Québec et aux États-Unis.

En , Hexoskin reçoit le médaillon de reconnaissance Medteq+, distinguant les projets sélectionnés lors de l'appel à solutions #COVID19 du Gouvernement du Québec[2].

Description

Hexoskin est développé par Carré Technologies Inc., une entreprise québécoise spécialisée en intelligence artificielle et en capteurs et logiciels de données en santé. Hexoskin enregistre les signes physiologiques suivant : ECG, rythme cardiaque, variabilité cardiaque, rythme respiratoire, volume respiratoire, actigraphie ainsi que des mesures d'activité comme le nombre de pas et leur rythme, la cadence et le nombre de calories dépensées. Ce vêtement peut mesurer la fréquence cardiaque, le nombre de respirations par minute, le volume d’air dans les poumons, la consommation maximale d’oxygène (VO2 max), le nombre d’enjambées par minute et la qualité du sommeil.

Le vêtement connecté Hexoskin a la capacité d’enregistrer 42 000 informations par minute[3]. Celui-ci est accompagné de son dispositif (boitier) Bluetooth permettant la transmission des données en temps réel vers une interface mobile. Il permet d’enregistrer plusieurs centaines d'heures de données, et selon les modèles, dispose d'une autonomie qui varie entre 12h, 30h et 48 heures[4],[5]. Hexoskin dispose d'une plate-forme de Santé Connectée Hexoskin qui fournit les outils permettant de rapporter, de visualiser et d'analyser des données provenant des capteurs cardiaques, respiratoires et d'activité portés à même le corps[6],[7].

Hexoskin est utilisé dans des environnements divers, comme la recherche et médecine spatiale, la recherche en santé cardiovasculaire et respiratoire entre autres, le développement pharmaceutique, le sport et la gestion de la performance, mais aussi dans des contextes cliniques et opérationnels comme la défense et la sécurité..

Recherche et Médecine Spatiale

L'équipe de médecine spatiale d'Hexoskin travaille depuis 2011 avec l'Agence spatiale canadienne et la Nasa sur des systèmes de surveillance médicale à distance pour des missions spatiales à long terme liées à l'exploration spatiale et à la recherche sur le vieillissement cardiovasculaire dans l'espace et sur terre[8],[9]

En l'entreprise dévoile le système d'observation des signes vitaux, Astroskin. Disponible pour la recherche depuis 2019, celui-ci est basé sur le Bio-Moniteur développé en partenariat avec l’Agence spatiale canadienne (ASC) pour surveiller la santé des astronautes à bord de la Station spatiale internationale. Les vêtements Astroskin offrent une surveillance en continu de la pression artérielle, un oxymètre de pouls, un ECG à 3 dérivations, des capteurs de respiration, un capteur de température cutanée et des capteurs d'activité, pour une autonomie de 48 heures et une capacité de stockage d'environ 600 heures de données.

L’astronaute canadien David Saint-Jacques de l'Agence Spatiale Canadienne ainsi l'astronaute italien Luca Parmitano de l'Agence Spatiale Européenne ont tous deux porté l’Astroskin (Bio-Monitor)[10] lors de leur mission dans la Station Spatiale Internationale, durant lesquelles ils ont complété le déploiement ainsi que réalisé les premières expériences en orbite avec Astroskin[11]. Ce projet va permettre de suivre en temps réel l'état de santé des astronautes et mieux comprendre les effets du vieillissement du corps, qui est accéléré dans l’espace[12].

En , David Saint-Jacques a déployé lors des missions ISS Expedition 57 et 58 et testé pour la première fois dans l'espace le système Astroskin, dans la Station Spatiale Internationale[13],[14]. En , lors des Expeditions 60 et 61 l'astronaute Luca Parmitano de l'Agence Spatiale Européenne entreprend les derniers tests de calibration du système en orbite et entame la première expérience impliquant l'utilisation d'Astroskin dans l'espace[15], dans le cadre d'une recherche menée par l'Agence Spatiale Canadienne et l'Université de Waterloo sur le vieillissement du système vasculaire[16],[17]. Opérationnel dans l’Espace, le système Astroskin est prévu d'être utilisé dans la Station Spatiale Internationale pour mener des recherches dans l’Espace au cours des cinq prochaines années[18],[19].

En 2016, les chercheurs de la mission de simulation Nasa HERA[20] étaient équipés de ces mêmes vêtements pour observer l'évolution de leur état de santé en situation de confinement de longue durée. Ces missions se déroulent dans un dôme isolé sur les pentes du volcan Mauna Loa, sur l'île d'Hawaii. La zone présente des caractéristiques évoquant celles de Mars, à une altitude d'environ 2 500 mètres offrant un lieu de recherche haute-fidélité pour les scientifiques afin de traiter les risques et les lacunes associés à la performance humaine durant les vols spatiaux et les missions d'exploration spatiale.

Santé et Performance

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI