Hilaire Ledru
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Fils de Nicolas Ledru, charpentier, et d’Anne Joseph Barbier, né à Oppy en 1769[2], Hilaire Joseph Ledru garde des troupeaux à Oppy pendant sa jeunesse. Il apprend à lire seul et montre de bonne heure des dispositions singulières pour l’art du dessin. Faute de crayons, il se mit à écrire et à dessiner sur la poussière avec une baguette puis à charbonner des portraits sur les murs blanchis de chaux de la maison paternelle.
Le seigneur du lieu, Delahaye de Gricourt, ayant trouvé son talent prometteur, le place à l’Académie de dessin de Douai[3] où il a comme professeur le peintre Caullet[4]. Il y fait de rapides progrès et va ensuite à Paris achever des études de peinture. Il connaît des succès, et des hommes haut placés l’encouragent, mais son imprévoyance lui fait négliger le soin d’amasser un peu de fortune pour les jours malheureux.
Il réalise des portraits (notamment ceux du général Delcambre, du comte d’Haubersart, du comte Merlin et de Barras) et des scènes de genre. Il expose au Salon de 1795 à 1824[3].
Ledru est un ami du douaisien Joseph Lesurques et est entendu comme témoin de la défense dans le premier procès de l'affaire du courrier de Lyon en 1796. Il peint la dernière rencontre entre Lesurques et sa famille avant son exécution[5].
Il revient à Douai pour se marier avec Marie-Anne Durand[6]. Après sa mort au 6, boulevard Poissonnière[7],[8], il est enterré au cimetière de Montmartre[9].

