En 1933, en application de la loi allemande sur la restauration de la fonction publique, elle est renvoyée de la fonction publique en raison de sa judaïté et de son engagement politique. Elle s'installe à Berlin et rejoint la lutte clandestine du SAPD. Elle est responsable de la Rote Hilfe, organisme clandestin depuis sa dissolution par la Gestapo, qui s'occupe des familles des personnes arrêtées[1],[2].
En , Hilde Ephraim est arrêtée et sévèrement maltraitée par la Gestapo. Le Volksgerichtshof la condamne le à quatre ans de prison. Elle est d'abord internée à Lübeck puis à Amberg[1],[3].
Une de ses compagnes de détention rapporte qu'Hilde Ephraim, ne supporte pas la détention et arrête de se nourrir, si bien que sa santé mentale en est affectée[1].
En , après trois ans de réclusion, affaiblie et désorientée, elle est intégrée à la campagne d'extermination d'adultes handicapées, Action T4. Elle est déportée au centre de mise à mort nazi de Hartheim, où elle est assassinée le , à l'âge de 35 ans, peu de temps avant la date prévue de sa libération[1].
On dissimule à sa famille les circonstances réelles de sa mort, leur communiquant comme lieu de décès l' hôpital psychiatrique de Chelm. Cette information figure encore dans certains documents[1].
Distinctions
Le , à l'occasion de son anniversaire, le nom de Hilde Ephraim est attribué à une nouvelle rue de Berlin-Grunewald. Cette rue mène à la gare de Grunewald où se trouve le mémorial Gleis 17, qui commémore les plus de 50 000 Berlinois, la plupart d'origine juive, qui ont été déportés depuis ce lieu[2].