Hildegard Jadamowitz est née le à Berlin. Ses parents se sont séparés après sa naissance et sa mère est décédée peu après. Elle et sa sœur aînée Beatrice sont élevées par leur grand-mère juive. Elle fréquente l'l'école laïque Rütli, où elle obtient d'excellents résultats[1]. Elle adhère dès ses 15 ans à la Ligue des jeunes communistes d'Allemagne[2],[3].
Après la mort de sa grand-mère, elle travaille à partir de 1933 comme ouvrière d'usine et vendeuse et suit des cours du soir pour se former comme réceptionniste[2].
Elle est arrêtée en 1936 pour "soupçon de préparation de haute trahison" et relâchée après neuf mois, faute de preuves[3].
Après sa libération, elle travaille comme assistante médicale et se forme, en partie en autodidacte pour être assistante de radiologie[2].
Elle profite de son travail pour aider les personnes persécutées, leur fournir des médicaments, de la nourriture et de l'argent. Elle participe également à des actes de sabotage. Elle rédige, entre autres un tract destiné aux médecins, An die deutsche Ärzteschaft[3].
Par l'intermédiaire de Werner Steinbrinck, elle est en contact avec d'autres groupes de résistance, notamment celui de Herbert Baum, et le groupe Uhrig-Römer(de)[2].
Le , Hildegard Jadamowitz participe à la tentative d'incendier l'exposition nazie Das Sowjetparadies, une exposition géante organisée au Lustgarten par la direction de la propagande du NSDAP. L'attentat n'entraîne que des dégâts mineurs, mais provoque une vague d'arrestations. Hildegard est arrêtée le avec plus de 20 jeunes hommes et femmes et condamnée à mort le par le Volksgerichtshof. Elle est exécutée à la prison de Plötzensee par décapitation le 1942, à cinq heures quinze du matin, douze minutes après son fiancé[2],[3],[4].
Les derniers mots de la condamnation à mort sont: «La conduite intrinsèquement déshonorante des accusés ne pouvait entraîner la privation des droits civils, car en tant que Juifs, ils ne les possèdent pas.»[3].