Hippolyte Luc
philosophe et haut-fonctionnaire français (1883-1946)
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Hippolyte Luc, né le dans le 10e arrondissement de Paris et mort le dans le 14e arrondissement[1], est un professeur de philosophie, inspecteur d'académie et directeur général de l'enseignement technique français.
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Inspecteur d'académie, professeur de philosophie |
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Raymond Las Vergnas (gendre) Olivier Las Vergnas (petit-fils) |
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Biographie
Né d'un père « non dénommé », orphelin de l'assistance publique à partir de ses cinq ans, à la suite du décès de sa mère[2], Hippolyte Luc est placé dans une famille rurale de l'Yonne, à Sainte-Magnance. Élève brillant, bachelier en 1901[3], élève au lycée Louis-le-Grand, il échoue au concours de l'École normale supérieure et obtient une licence de lettres en 1904. Enseignant à partir de 1909, il obtient l'agrégation de philosophie au bout de la sixième tentative, en 1913[4]. Mobilisé en tant que sergent au début de la Première Guerre mondiale, il est blessé à plusieurs reprises et est promu officier, cité à l'ordre du corps d'armée[5]. Officier d'état-major auprès de Philippe Pétain, il retourne enseigner au lycée d'Alençon une fois revenu à la vie civile et devient inspecteur d'académie en 1920[6]. Sous-directeur de l'enseignement technique en 1925, sa carrière stagne jusqu'à la retraite de son supérieur, Edmond Labbé, en 1933, et sa prise de poste comme directeur de l'enseignement technique le [7]. Il contribue au développement et à la reconnaissance des écoles techniques et professionnelles ainsi qu'à l'orientation des élèves[8]. Quoique antinazi, il demeure à son poste sous le régime de Vichy et ne quitte ses fonctions qu'à la Libération[9]. Inquiété à la fin de la guerre, il est mis hors de cause mais son décès le et sa carrière entre 1940 et 1944 contribuent à le faire tomber dans l'oubli[10].
Distinctions
Croix de guerre -[4]
Commandeur de la Légion d'honneur (1935) (chevalier en 1924, officier en 1931)[11]