Né le à Hollerich, dans le grand-duché de Luxembourg, Jean-Hippolyte-Alexandre Maringer est le fils Marie-Catherine Feller et de Jacques Maringer, marchand[1].
Représentant de commerce, Hippolyte Maringer s'installe sous le Second Empire en France, où il est officiellement autorisé à s'établir et à y jouir des droits civils en 1868. Quatre ans plus tard, le , il est naturalisé français[1]. Marié en premières noces à Marguerite-Thérèse Ligier (1837-1866), il est le père de Georges Maringer (1862-1941), qui fera carrière dans la haute fonction publique.
Maringer est un républicain de longue date, comme l'atteste son soutien public aux députés républicains de Meurthe-et-Moselle lors de la crise du [4]. Appartenant à la nuance « opportuniste »[5], il affiche un certain anticléricalisme, notamment à l'occasion des funérailles de Virginie Mauvais[6].
Un mois après le début de son mandat de maire, Maringer a l'honneur d'accueillir le président Carnot à l'occasion de la fête fédérale de l'Union des sociétés de gymnastique de France, qui se tient à Nancy du 5 au [7]. La même année, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, ordre dans lequel il sera promu au rang d'officier en 1900[1].
L'un des derniers actes de Maringer à la tête de la municipalité nancéienne est la préparation de l'acquisition du couvent du Sacré-Cœur afin d'y établir un hôpital pour tuberculeux. Cet établissement est ouvert par la municipalité suivante, qui lui donne le nom d'Hippolyte Maringer[3]. Le nom de l'ancien maire sera également attribué à une avenue de Nancy.