Né le au no7 de la rue de Gramont, à Paris, Marie-Laurent-Hippolyte Mongellas est le fils de Marie Poulain et de Laurent Mongellas[1], caissier originaire d'Héry-sur-Ugine. Il est le frère puîné du capitaine François-Eugène Mongellas (1807-1866)[2].
Entre 1838 et 1851, Hippolyte Mongellas mène une carrière de magistrat: il est tout d'abord juge auditeur à Fort-de-France, puis substitut du procureur du roi à Dinan, puis conseiller auditeur à la cour royale de la Guadeloupe, puis juge au tribunal de Blida et, enfin, juge de paix dans le canton nord d'Alger[1].
Après la chute de l'empire, Mongellas est élu une première fois conseiller municipal d'Alger (du au ). Réélu en , il fait fonction de maire à partir du , car le maire bonapartisteBlasselle vient de démissionner. Le de la même année, le radical Mongellas est officiellement nommé maire d'Alger[3].
Après avoir démissionné de son poste de maire, le , Hippolyte Mongellas reste très actif dans la vie civique locale. Il fait notamment partie des bureaux de bienfaisance européen et musulman ainsi que du Conseil départemental de l'instruction publique. Président de la Commission de l'inventaire des richesses artistiques de la France pour le département d'Alger et membre de la Commission d'examen des ouvrages intéressant l'Algérie (depuis 1879), il devient le président de la Société des beaux-arts, des sciences et des lettres d'Alger, dont il a été l'un des membres fondateurs en 1868. C'est à ce titre qu'il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1880[1].
Hippolyte Mongellas ne doit pas être confondu avec Eugène Mongellas (1827-1885), président du conseil général du département d'Alger de 1878 à 1882. Les deux hommes sont probablement cousins, leurs pères étant originaires du même village de Savoie[2].