Hippolyte d'Este
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| Évêque de Maurienne Diocèse de Maurienne | |
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| Archevêque d'Arles | |
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| Archevêque de Milan | |
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| Archevêque d'Auch Archidiocèse d'Auch | |
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| Évêque diocésain Diocèse de Novare | |
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Giovannangelo Arcimboldi (en) | |
| Archevêque de Lyon Archidiocèse de Lyon | |
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| Cardinal-diacre Santa Maria Nuova Santa Maria in Via Lata Santa Maria in Aquiro (d) | |
| - |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Activités |
Évêque catholique (à partir du ), prêtre catholique, archevêque |
| Famille | |
| Père | |
| Mère | |
| Fratrie |
Rodrigue d'Aragon Alessandro d'Este (d) Hercule II d'Este Éléonore d'Este, abbesse des Clarisses du Corpus-Domini de Ferrare François d'Este, marquis de Massa Lombarda (en) Isabella Maria d'Este (d) Alphonse d'Este |
| Enfant |
Renée d'Este, comtesse de La Mirandole et Concordia (d) |
| Parentèle |
Alphonse II d'Este (neveu par le frère) |
| Ordre religieux | |
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| Personne liée |
Pietro Bembo (épistolier) |
Hippolyte II d'Este, dit aussi le « cardinal de Ferrare », né le à Ferrare et mort le à Rome, est un cardinal italien, issu de la maison d'Este, et neveu d'Hippolyte Ier d'Este, lui aussi cardinal[1].
Hippolyte d'Este est le fils d'Alphonse Ier d'Este, duc de Ferrare, et de Lucrèce Borgia.
En 1519, il hérite de son oncle homonyme du siège archiépiscopal de Milan. Il fait ses débuts en France en 1536, appelé par François Ier, en raison de ses liens étroits avec la dynastie des Valois (son frère Hercule, duc de Ferrare, ayant épousé la fille de Louis XII, Renée de France).
Il est créé cardinal in pectore par Paul III le (révélé le ) et devient ensuite :
- archevêque de Lyon du au ;
- évêque de Tréguier de au ;
- évêque d'Autun du au ;
- archevêque de Narbonne de à 1551 ;
- archevêque d'Auch du au [2] ;
- archevêque de Lyon du au [3] ;
- archevêque de Milan de 1555 au ;
- archevêque d'Arles, de 1562 à 1567 ;
- évêque de Maurienne, de 1563 à 1567.
Il est également pourvu de nombreuses abbayes en commende :
- abbé commendataire de Jumièges, de 1539 à 1549 ;
- abbé commendataire de Chaalis, de 1541 à 1572 ;
- abbé commendataire de Bourg-Moyen (à Blois), de 1546 à 1550[4] ;
- abbé commendataire de Lyre, en 1549 ;
- abbé commendataire de Saint-Georges de Boscherville, de 1556 à 1572 ;
- abbé commendataire de Saint-Pierre de Flavigny, en 1557 ;
- abbé commendataire de Pontigny, de 1560 à 1572 ;
- abbé commendataire de la Sainte-Trinité de Tiron, de 1561 à 1563, à la suite de Jean du Bellay ;
- abbé commendataire de Micy-Saint-Mesmin, de 1563 à sa mort en 1572.
Hippolyte d'Este meurt à Rome le [5] après une brève maladie, fatigué par les intrigues nouées autour de lui et par ses obligations politiques[réf. nécessaire]. Sa dépouille a été ensuite transférée dans l'église Santa Maria Maggiore de Tivoli.
Mécénat
Hippolyte d'Este emploie l'architecte bolonais Sebastiano Serlio à l'Abbaye de Chaalis dont il a été nommé abbé commendataire par François Ier, et en 1541, il commande au Primatice, la réalisation de peintures pour les murs de la chapelle. Ces fresques, achevées en 1544, ont longtemps été attribuées par erreur à Nicolò dell'Abbate.
- Les fresques du Primatice dans la chapelle abbatiale
- L'Annonciation sur la contre-façade.
- Les Apôtres sur la voûte de la nef.
- Les instruments de la passion sur les voûtains du chœur.
En 1550, Hippolyte d'Este, devenu gouverneur de Tivoli, fait construire la Villa d'Este par Pirro Ligorio. Grand protecteur des arts, il est le mécène des musiciens Adrien Willaert et Palestrina. Il emploie également Sebastiano Serlio à son palais de Fontainebleau (l'hôtel du Grand Ferrare). En Gascogne, il fait appel à l'architecte Jean de Beaujeu pour dessiner et entreprendre l'édification de la façade de la cathédrale Sainte-Marie d'Auch. Il a auparavant achevé le voûtement du déambulatoire de la cathédrale.
Sceau
Son sceau est constitué d'un Aigle blanc[6].
Représentation dans l'art
Hippolyte d'Este est représenté costumé d'une belle livrée de couleur et coiffé d'un turban, avec François Ier et Charles d’Angoulême, à la « turquerie » du château de Blois le , dans le tableau Un Turc conservé à la Bibliothèque nationale centrale de Florence[7].
