Liste des évêques de Maurienne

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La liste des évêques de Maurienne  que l'on trouve parfois sous la forme évêque de Saint-Jean-de-Maurienne  présente la liste épiscopale des titulaires du diocèse de Maurienne.

Le diocèse de Maurienne est fondé, probablement vers 579[1], par le roi de Bourgogne Gontran, qui fait élever une cathédrale dédiée à Jean le Baptiste dans la ville de Maurienne, future Saint-Jean-de-Maurienne[2]. Depuis saint Felmase (v.  579), premier titulaire, ce sont soixante-dix évêques qui se succèdent sur le siège de Maurienne[3]. Certains auteurs anciens, comme Guichenon (XVIIe siècle), Besson (XVIIIe siècle) ou encore les chanoines Angley et Truchet (2e président de la S.H.A.M.) au XIXe siècle, ont pu placer, selon la tradition, des évêques non confirmés par les travaux plus contemporains, notamment ceux du chanoine Gros (4e président de la S.H.A.M.) ou encore l'historien Lovie (cf. section « Bibliographie »).

Les évêques de Maurienne sont considérés, au cours de la période médiévale, comme les « Légats Pontificaux pour la Savoie », ayant un rôle diplomatique notamment auprès des comtes de Savoie[3]. Au cours de la période d'occupation révolutionnaire, de 1803 à 1825, l’évêché est réuni à celui de Chambéry. Le diocèse est restauré en 1825 et depuis 1966, l'archevêque de Chambéry porte également les titres d'évêque de Maurienne et d'évêque de Tarentaise.

Les évêques de Maurienne

Premiers évêques

Joseph-Antoine Besson mentionne en 341 un premier évêque Lucien (Lucianus, episcopus Maurianensis), qui aurait participé à un concile de Rome[4] (repris dans la Gallia Christiana auquel Besson participe). Toutefois, certains auteurs mettent en doute cette affirmation[5], notant pour Dominique Roget de Belloguet (1796-1872), « Marianensi peut désigner un archevêque de Calabre, et Maranensi un évêque de Dalmatie » alors que dans les Travaux de la Société d'histoire et d'archéologie de Maurienne, il est rappelé l'erreur commise par Besson et d'autres qui ont inscrit « au catalogue de nos évêques un certain Lucianus, qui occupait le siège épiscopal de Mariana (Corse) en 337 »[6]. Par ailleurs, le « concile auquel assista ce Lucien est fort douteux », notamment pour l'année 341[7].

Trois autres évêques  Ruffus, Voconius et Boson  sont également avancés par Besson et Angley à sa suite, sans preuves véritables[4],[dm 1]. Le diocèse ayant été créé v.  579, Felmase en serait le premier titulaire[3].

Davantage d’informations Dates, Nom(s) ...
Dates Nom(s) Mention(s) Éléments biographiques
579 saint Felmase
Felmase Ier
Besson (1759)[8] ; Angley (1846)[dm 2] ; Truchet (1867)[9] ; Lovie (1979)[10] Premier évêque de Maurienne, s'intitulant Segusinae civitatis vel Maurianorum episcopus[11], consacré au concile de Chalon de 579 par l'évêque métropolitain de Vienne[12].
v. 581 — 603 saint Hiconius
Iconius I
Æconius
Besson[8] ; Angley[dm 3] ; Truchet[13] ; Lovie[10] Signe les actes du premier concile de Mâcon (581) et du second concile de Mâcon (585)[11],[dm 3],[14]. Selon la légende, il participe à la découverte du corps de saint Victor (v.  602/603), à Genève[ReG 1]. Qualifié de Bienheureux[8].
v. 608 Leporius
Leborius I
Besson[8] ; Angley[dm 4] ; Truchet[15] ; Germain (2007)[16] Qualifié de bienheureux dans la Légende de la vie de sainte Thècle[15],[16]. Son corps reposerait dans la collégiale Saint-André de Grenoble[16].
v.  608 Enchonius
Onchonius
Iconius II
Chronique de l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon repris dans les Annales de Barionus (1588-1593) ; Besson[8] ; Angley[dm 5] ; Germain[16] Donné par Angley comme celui qui aurait découvert le corps de saint Victor à Genève[dm 5] (voir saint Hiconius/Iconius I).
v.  650 Leborius
Leborius II
Leporius
Liborius
Besson[17] ; Angley[dm 6] ; Truchet[18] ; Lovie[10] ; Germain[16] Participe au troisième concile de Chalon, en 650[11],[10],[19], aux côtés de Clair (Clarus), évêque de Grenoble, Baldemar (Baldemarus), évêque de Tarentaise et la plupart des évêques de Bourgogne et de Neustrie[20].

Qualifié de bienheureux[20]. Cependant Prieur et Vulliez indiquent les différentes formes qu'a prises son nom et précisent que « certains auteurs, à tort, en ont fait deux personnages distincts »[20].

v. 700 Veranus
Veramnus
Verannus
Veran
Besson[17] ; Angley[dm 7] Serait originaire de Maurienne[dm 7].
v. 726 Walchunus
Vualchin
Vualchinus
Besson[17] ; Angley précisant qu'il ne le fait qu'en citant Besson[dm 8] Cité dans deux chartes (726 et 739) du patrice Abbon[11],[10]. La Gallia Christiana le désigne comme son oncle, tandis que certains érudits le considèrent comme le fils du duc Mero[21].
après 739 Saint Émilien Besson[17] ; Angley[dm 9] ; Truchet[22] Martyr des Sarrasins vers 738[23].

Toutefois, comme le souligne Truchet « L'histoire ne nous apprend aucune particularité de la vie de saint Emilien »[22],[23]. Le chanoine Gros observe une similarité entre sa tradition et celle d'un autre évêque, Émilien de Nantes, populaire en Bourgogne qui s'est également opposé aux Sarrasins, concluant qu'il « rejoint la liste des nombreux saints qui n'ont jamais existé »[23].

v. 750 Felmase II Besson[17] ; Angley[dm 10]
avant 774 Vithgarius
Witgarius
Chronicon Novalicense ; Annales Bénédictines de Jean Mabillon (XVIIe siècle), cité par Angley[dm 10] Ancien abbé de Novalaise[dm 10] (confusion probable avec l'évêque Willicarius de Sion ou Wilicaire, archevêque de Vienne).
v. 813 Felmase III Besson[17] ; Angley[dm 11] ; Lovie[10] Participe au concile de Chalon en 813[17].
v. 825 — après 842 Mainard Angley[dm 12]
853 — avant 859 Joseph Besson[17] ; Angley[dm 13]
v. 859 Abbon
Abbo
Besson[17] ; Angley[dm 14] ; Lovie[10] Participe au concile de Tulle (Toul) en 859, puis de Touzi (près de Toul), en 860[17],[dm 14].
v. 875 — † 883 Adalbert
Adalbertus
Besson[17] ; Angley[dm 15] ; Truchet[24] Participe au concile de Pavie, en 875[dm 15].
v. 887 Asmonde Angley[dm 16] ; Lovie (1948)[25] Évêque de Suse et de Maurienne. Acte de donation apocryphe du roi Boson de 887[25].
v. 898 Guillaume Ier
Willerme I
Besson[17] ; Angley[dm 17] Assiste au sacre de Rainfroi, archevêque de Vienne, en 898[17],[dm 17].
v. 907 Benoit Angley[dm 18] Soumission de l'évêché à la métropole de Vienne[dm 18].
v. 915 — après 926 Odelard
Odilaf
Édolard
Besson[17] ; Angley[dm 19] ; Truchet[26] ; Lovie[27] Présent aux conciles de Châlons en 915 et de Charlieu en 926[dm 19]

Angley indique un Saint Odilard qui le précède et qui aurait été tué avec l’archevêque d’Embrun, saint Benoît Ier par les Sarrasins lors d'un sac, mais dont il n'existe aucune trace dans les sources[dm 19],[28]. Martyr.
Besson indique à sa suite, un saint sans nom, tué à Embrun[17].

Hiporius Besson[29] ; Angley[dm 20] Probablement contemporain du Bienheureux Landry[dm 20] († v. 1050)
v. 980 Emmalde
Emaldus
Besson[29] ; Angley[dm 21]
? Thibaud
Theobald
Besson[29] Placé dans ce siècle avant Eberard par Besson[dm 22], alors qu'il est précisé que le document servant de preuve, sans date, « n'est pas plus tard que les dix premières années de l'onzième siècle ». Ce placement est également corrigé par Mgr Billiet (1861)[30]
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Évêques impériaux (XIe au XVe siècle)

Davantage d’informations Dates, Nom(s) ...
Dates Nom(s) Mention(s) Éléments biographiques
v. 994 - † v.1038 (pour Besson) Éverard
Eberard
Ebrard
Urardus
Besson[29] ; Angley[dm 23] ; Billiet (1861)[30] ; Lovie[27] Participe au Concile d'Anse (994)[30].

À la même période, on mentionne un Eberhardus (Eberhard) comme évêque de Sion et fils du roi Rodolphe III de Bourgogne[31].

v. 1011 — † avant 1037 Urard
Éverard
Eurard
Angley (1846)[dm 22] ; Billiet (1861)[30] ; Lovie (1979)[27] Participe au second concile d'Anse (1025)[30].

Apporte son soutien à Eudes II de Blois, contre l'empereur germanique Conrad le Salique, dans la Succession de Bourgogne (1032-1034)[dm 22].

1037 — † 1056 Thibaud
Thibault
Theobald/Theobaldus
Tetubaldus
Angley (1846)[dm 22] ; Lovie[27] ; Leguay (1984)[32] Participe en 1037 à l'assemblée de Romans[33], à une donation de Léger, archevêque de Vienne, puis une donation aux chanoines en 1040[30]. Donation[34].

Des auteurs ont pu le désigner, comme frère du comte Humbert[35], à l'origine de la dynastie des Humbertiens puis de la Maison de Savoie[32]. Donation commune des deux personnages, le [35],[36]. À propos de cette donation, Georges de Manteyer (1899) indiquait que « le premier [le comte Humbert] en avait le haut domaine, le second [Thibaud] en avait la propriété directe. Par conséquent, l'évêque les tenait en fief du comte qui, à ce titre, était son suzerain. »[33]

v. 1061 Brochard
Burchard
Burcard
Broccad
Besson (1759)[29] ; Angley[dm 24] ; Lovie[27] ; Leguay (1984)[32] Des auteurs, comme le curé Esprit Combet, dans son Histoire chronologique des évêques de Maurienne (1633-1636), ont pu le désigner, sans preuves, comme fils du même comte Humbert[32].
v. 1075 Artaud
Artald
Besson[37] ; Angley[dm 25] ; Lovie[27] Donation[34].
v. 1080 Arnold
Arnoldus
Enold
Enoldus
Eberard
Besson[37] ; Angley[dm 26]
v. 1081 - ap. 1112
1082 — v.1116[38]
Conon de Genève
Conon I
Besson[37] ; Angley[dm 27] ; Lovie[27] ; Leguay[32] ; Mazel (2016)[38] Issu d'une riche famille de Genève, peut être des comtes de Genève puisqu'un acte le donne comme oncle du comte Aymon Ier[dm 27]. Impose son autorité à l'ensemble de la Maurienne par un acte de 1098[38].
ap. 1107 Bérard Besson[37] ; Angley[dm 28] Angley précise que « chartes et chronique du chapitre ne nous ont pas même transmis leur nom »[dm 28].
Jean Ier Besson[37] ; Angley[dm 28] Angley précise que « chartes et chronique du chapitre ne nous ont pas même transmis leur nom »[dm 28].
v. 1112/16[dm 29]
1116 — 1124[38]
Amédée de Faucigny, Amédée Ier Besson[37] ; Angley[dm 29] ; Leguay[32] ; Mazel[38] Fils du seigneur Guillaume de Faucigny[ReG 2].
v. 1125 Ayrald I
Aicald
Besson[39] ; Angley[dm 30]
v. 1127 Conon II Besson[39] ; Angley[dm 31] ; Truchet[40] ; Lovie[41] ; Mazel[38] À partir de 1129, il ne semble plus avoir de droit sur le val de Suse à la suite d'un accord avec l'abbaye de la Novalaise[38].
1124 — 1134[42] ou 1132 —[43] ou v.1134 — 1146[32] Airald
Airald Ier
Le B. Ayrald
Ayraldus
Eyraud
Besson[39] ; Angley[dm 32] ; Truchet[43] ; Leguay[32] Réformateur de la vallée, chartreux de Portes (Bugey)[42], peut être le fils d'un comte de Bourgogne et neveu du pape Calixte II[32]. Donné pour saint[32]

Plusieurs évêques ont porté le nom Airald (Ayrald) apportant des confusions quant à la caractérisation des uns et des autres, ainsi qu'à la période de leur épiscopat. Joseph-Antoine Besson (1759) en mentionnera quatre[39],[44]. L'auteur précise pour les deux premiers « On le confond avec le précédent, ce que je n'oserais nier absolument »[39]. Le chanoine Angley en mentionne trois[dm 30],[dm 32],[dm 33]. Les auteurs de Saints et saintes de Savoie (1999) n'en mentionnent que deux[42]. Les notices d'autorité de la BNF ou VIAF donnent pour saint Airald III[45].

1132 — 1146[dm 32],[46]
1134 — 1136[42]
1158 — v.1060[32]
Ayrald II
Airald II
Ayraldus
Ayrald
Ayrold[47]
Ayrald III
Besson[39] ; Angley[dm 32] ; Leguay[32] Ancien chartreux[46], doyen du décanat de Saint-André[32] (1102-1132)[46].

Besson précise « On le confond avec le précédent, ce que je n'oserois nier absolument »[39], tandis que Mugnier (1884) indique que Ayrald II et Ayrald III ne font qu'un[48]

1146 — 1158 Bernard I de Portes
Bernard I
Bernardus à Portis
Besson[44] ; Angley[dm 34] ; Leguay[32] Mention dans un rescrit de l'empereur Conrad III (1146)[ReG 3].

Il peut être confondu avec Bienheureux Bernard Ier de Portes, chartreux et évêque de Belley. L’Histoire hagiologique de Belley rappelle que « Tous les auteurs n'admettent pas que notre B. Bernard ait été évêque de Maurienne », mais que d'autres donnent plusieurs raisons démontrant qu'ils sont les mêmes, car il est nommé dans la chronique de la Grande-Chartreuse comme successeur d'Ayrald ; que malgré sa démission du siège de Belley, il consent à devenir évêque de Maurienne par obéissance au Pape et que l'évêque de Maurienne est dit sortir, tout comme B. Ayrald, de la chartreuse de Portes[49].

v.  1158 Hugues
Gui
Besson[44] ; Angley mais qui remet en cause son existence[48],[dm 35] Chartreux de Portes (Bugey).
1158 — 1160 Airald II
Airald IV
Besson[44] ; Angley[dm 33]
1160 — 1176 Guillaume II
Villelme
Besson[44] ; Angley[dm 36] ; Leguay[32] Donné comme prieur de la Grande Chartreuse par Angley[dm 36]. S'oppose à l'empereur Frédéric Barberousse[32].
Pierre I Besson[50] ; Angley[dm 37] Donné par Besson, mais peut être comme succédant à Ayrald II/III[48]. Résigne[48]. Mentionné en 1184 comme ayant été ancien évêque[dm 37].
1177 — 1198 Lambert d'Allevard
Lambert
Lambertus de Al(l)avardo
Besson[50] ; Angley[dm 38] ; Germain (2007)[51]
d'Allevard
Electus de Allavardo
Donné uniquement par Angley[dm 39]
v. 1198/1200 — 1212 Bernard de Chignin
Bernard II
Besson[52] ; Angley[dm 40] ; Leguay[53] Transféré en 1212 à l'archevêché de Tarentaise[48],[54].
v. 1208 Antelme I Mentionné par Besson[52], supprimé par Angley[48]
1211 — 1220 Amédée de Genève
Amédée II
Besson[52] ; Angley[dm 41] ; Leguay[53] Originaire de Genève, fils du comte Guillaume Ier de Genève[55]. Certains auteurs anciens ont confondu parfois avec Amédée de Miribel[56], Amédée II de Miribel, originaire de Genève ou sa région (Besson)[52].

En 1221, un Jean, membre du chapitre de la cathédrale de Maurienne[57], est élu mais non confirmé par le pape.

Après juillet 1220 Pierre d'Arènes
Pierre II de Arenis
Besson[58] ; Angley[dm 42] Besson indique « placé après Amédée dans une ancienne chartre (...). J'ai hésité si je ne le supprimerois point, il n'aura siégé que peu de temps »[58]. Angley de son côté indique qu'il « est très probable qu'il n'a point pris possession de l'Evèché », puisqu'il n'existe, malgré les nombreuses sources sur la période, « aucun acte de son administration »[dm 42].
v. 1221/22 — 1235/36 Aimar de Bernin
Aymard
Aymon
Besson[58] ; Angley[dm 43] ; Leguay[53] Devient archevêque d'Embrun en 1235[59].
v.  1235/36 — v. 1255/56/58[59] Amédée III
Amédée II
Amédée de Méribel
Besson[60] ; Angley[dm 44] ; Leguay[53] Il y a une confusion au sujet de cet Amédée. Joseph-Antoine Besson donnait un seul personnage[61], tandis que le chanoine Ambroise Angley distingue deux personnages, Amédée (III) de Savoie[dm 44] et à sa suite, entre v. 1250 et v. 1255, Amédée (IV) de Miribel[dm 45]. Le comte Amédée de Foras, dans un article sur le sujet, donne uniquement Amédée III de Savoie, fils du comte Thomas Ier de Savoie, mentionnant le fait que certains auteurs ont avancé Amédée (IV) de Miribel[62].
1256/58 — † 1261 Pierre de Morestel
Pierre III
Besson[60] ; Angley[dm 46] ; Leguay[53] Pierre de Morestel est membre du chapitre de la cathédrale de Maurienne[57].
1261/62 — † 1269 Anthelme de Clermont
Anthelme Ier de Capello
Anselme de Cappela
Antelme II
Besson[60] ; Angley[dm 47] ; Lovie[63] ; Leguay[53]
1269 — † 1273 Pierre de Guelis
Pierre IV
P. de Buellis ou Guelesa ou Guelesta
Besson[64] ; Angley[dm 48] ; Leguay[53]
1273/76 — † 1300 Aimon Ier de Miolans
Aymon I
Besson[64] ; Angley[dm 49] ; Leguay[53]
1301 — 1308 Amblard d'Entremont Besson (1759)[65] ; Angley (1846)[dm 50] ; Gros[66] ; Leguay (1984)[53]
1308 — † 1334 Aimon II de Miolans
Aymon d'Urtières[57]
Besson[65] ; Leguay[53]
1334 — † 1349 Anthelme II de Clermont
Anthelme II
Besson[67] ; Leguay[53] Besson donne Anthelme III[67].
1349 — † 1376 Amédée de Savoie
Amédée V
Besson[68] ; Leguay[53] Besson donne Amédée IV[68].

Évêque de Maurienne († 1376), fils de Philippe Ier, seigneur de Piémont, il porta le titre de comte de Lyon avant sa nomination.

Amédée de Montmayeur
Amédée V
Besson[68]
1376 — 1380 Jean de Malabaïla
Jean II
(Giovanni Malabailla)
Malabailla/Malabayla/Malabella
Besson[68] ; Lovie[69] ; Leguay[53]
1381 — 1383 Henri de Sévery
Henri de Smiriaco
Besson[68] ; Lovie[69] ; Leguay[53] Vaudois d'origine, ami du pape Clément VII, il fut prieur de Balmes, Payerne, puis Romainmôtiers avant de passer par Saint-Jean. Il est rapidement transféré à l'évêché de Rodez en 1385.
1383 — 1410 Savin de Florence
Savin de Floran(o)
Besson[68] ; Lovie[69] ; Leguay[53] Nommé évêque de Toul, puis de Maurienne avant de terminer sa carrière comme conseiller du duc Amédée VIII[69].
1410 — 1422 Amédée de Montmayeur
Amédée VI
Aymon de Montmayeur
Besson[70] ; Lovie[69] ; Leguay[71] Abbé de Saint-Michel-de-la-Cluse, le pape Jean XXIII le transfère ensuite à Lausanne, mais le pape Martin V annule la nomination[69].
1422 — 1432 Aimon III de Gerbais
Aymon III
Aimon de Gerbaix de Sonnaz
Besson[70] ; Lovie[69] ; Leguay[71] Fils d'un trésorier général du comté de Savoie[69].
Urbain de Gerbais Besson[72] Choisi par le Chapitre pour succéder à Aimon III, mais l'élection n'a pas été confirmée.
1433 — † 1441 Oger Moriset
Oger
Ogier Moriset
(Ogerio Moriset)
Oger de Conflans
Besson[72] ; Lovie[69] ; Leguay[71] ; catholic-hierarchy.org[73] Né à Conflans près d'Albertville. Il a été évêque d'Aoste entre 1411 et 1433[69].
1441 — 1451 Cardinal Louis de La Palud
Louis I
Louis de Varembon
Besson[72] ; Lovie[74] ; Leguay[71] Cardinal de Varembon, précédemment évêque de Lausanne.

À sa mort, le pape Nicolas V nomme Jacques Carietti, chanoine régulier de l'Ordre de St-Augustin. De son côté le Chapitre désigne Jean-Louis Octave de Savoie, fils du duc Louis Ier[dm 51]. Le pape renonce.

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Évêques savoyards (XIVe au XVIIIe siècle)

Depuis l'Indult de 1451, les évêques de Maurienne sont choisis par le duc de Savoie et ce choix doit être validé par la Curie romaine[2],[75].

À partir du , les évêques portent le titre honorifique de « Prince d'Aiguebelle » créé par le roi Charles-Emmanuel III en faveur de Mgr Grisella de Rosignan, tout en perdant leur pouvoir temporel sur la vallée[76].

Davantage d’informations Dates, Nom(s) ...
Dates Nom(s) Éléments biographiques
1451 — 1452 cardinal Jean de Ségovie
Jean III[77],[dm 51],[74],[71]
Archidiacre de Villaviciosa en Espagne, cardinal du titre de Saint-Calixte (1441), mais destitué (1449). Il obtient alors l'évêché de Saint-Paul-Trois-Châteaux, puis celui de Maurienne, mais il doit le quitter (1452) pour devenir prieur d'Aiton. Devint archevêque de Césarée in partibus infidelium (1452). Il est aussi connu sous le nom de Bienheureux Calis[74],[78].
1452 — † 1483
évêque commendataire
cardinal Guillaume d'Estouteville
Guillaume III[77],[79],[80]
Administrateur apostolique. Evêque de d’Angers, puis évêque de Lodève, puis archevêque de Rouen et évêque d’Ostie et évêque de Porto.
1483 — 1499 Étienne (de) Morel
Étienne Morelli[81],[82],[71],[83]
Abbé d'Ambronay (Bresse) 1482 — 1499[82].
1499 — 1532
(résigne)
cardinal Louis II de Gorrevod de Challand
Louis II [81],[84],[85]
Abbé d'Ambronay (Bresse) 1499 — résigne en 1527

Premier évêque de Bourg-en-Bresse (1515 — 1534), fait chanoine de Genève par le pape Alexandre VI[84], cardinal le . Mort le .

1532 — † 1544 Jean-Philibert de Challes
Jean-Philibert Loriol de Châles[86],[dm 52],[87]
Neveu du précédent. Abbé d'Ambronay (Bresse) 1527 — 1544

Dans sa fuite de son évêché en direction de la France, il perd le « titre original de la fondation du siège de Maurienne par Gontran »[88].

1544 (1551 ?)[dm 53] — † 1559 cardinal Girolamo Recanati Capodiferro
Jérôme Ricevalli[89],[dm 53],[90]
Origine romaine. Surnom Cappo di Ferro.
1560 — † 1563 Brondolesius de Trottis
Brandelisio Trotti
Brandalisio, Brondolésius, Brandelise, Grandelisius[89],[dm 54],[88],[91]
Issu de la famille Trotti, originaire de Ferrare. Prévôt de la cathédrale de Ferrare[dm 54]. Désigné en 1560 et meurt sur le trajet qui l'amène pour la première fois dans son diocèse[dm 54].
1563 — 1567
évêque commendataire
(résigne)
cardinal Hippolyte d'Este
Hipolyte d'Est[89],[dm 55]
Fils de Lucrèce Borgia et d'Alfonse Ier d'Este[dm 55].

Cardinal ordonnateur de la villa d'Este, dit « Cardinal de Ferrare ». Décès à Rome en 1572[dm 55].

1567 — † 1591 Pierre de Lambert[92],[dm 56],[93] Chanoine de Genève, doyen de la Sainte-Chapelle.

Ne pas confondre avec son frère Pierre de Lambert (Pietro Lamberti) (1533-1541), évêque de Caserte[94].

1591 — 1618
(résigne)
Philibert Milliet
Philibert François Milliet de Faverges[92],[dm 57],[95],[96]
Membre de la famille Milliet. Neveu de l'évêque précédent.

Se réfugie à Turin pendant le conflit franco-savoyard. Il résilie son évêché en 1618, devient archevêque de Turin jusqu'à sa mort en 1624. Neveu et coadjuteur du précédent[95].

1618 — † 1636 Charles Bobba
Charles Bobbaz[97],[dm 58],[95],[98]
Originaire d'une famille noble de Montferrat (Piémont)[95]. Frère d'Ascagne Bobbaz, marquis de Graye, chevalier de l'Ordre de l'Annonciade et grand Chambellan de Savoie.
1640 — † 1656 Paul Milliet, dit de Challes[97],[dm 59],[99] Membre de la famille Milliet. Neveu de Philibert Milliet de Faverges (Famille Milliet)
1658 — † 1686 Hercule Berzet
Ercole Berzetti
Hercules Berzetti
Hercule (de) Berzet[100],[dm 60],[101]
Originaire du Piémont. Ancien soldat.
1686 — † 1736 François-Hyacinthe de Valpergue de Masin
Francesco Giacinto Valperga di Masino
François-Hyacinthe de Masin[100],[dm 61],[95],[102]
Abbé de Saint-Pierre de la ville de Chalon par Louis XIV avant d'être appelé à la cour de Savoie. Coadjuteur de l'archevêque de Turin, il est désigné évêque de Maurienne par Victor-Amédée II de Savoie. Il est fait commandeur des Saints-Maurice-et-Lazare[95].
1736 — 1741 vacance du siège
1741 — † 1756 Ignace-Dominique Grisella de Rosignan[100],[dm 62],[103]
1757 — 1778
(résigne)
cardinal Carlo Giuseppe Filippa della Martiniana
Charles-Joseph Filippa[dm 63],[104]
Comte de Martiniana. Fait prince d'Aiguebelle en 1768 par le roi Charles-Emmanuel[76], titre qui reviendra à ses successeurs au siège épiscopal de Maurienne.
1780 — † 1792 Charles-Joseph Compans de Brichanteau[dm 64],[105] Désigné évêque d'Aqui, mais sans suites.
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Période révolutionnaire et les évêques de Chambéry et de Genève (1802-1822)

En 1792, le duché de Savoie est annexé par la France révolutionnaire. Le diocèse de Maurienne est incorporé dans le nouveau diocèse de Chambéry-Genève, au sein du nouveau département du Mont-Blanc, et confié à l'évêque constitutionnel, François-Thérèse Panisset. Le concordat de 1802 met fin au diocèse de Maurienne, il est uni jusqu'en 1825 à celui de Chambéry.

Davantage d’informations Dates, Nom(s) ...
Dates Nom(s) Éléments biographiques
1802 — 1805 René des Monstiers de Mérinville Titre : évêque de Chambéry et Genève
1805 — 1823 Irénée-Yves de Solle Titre : évêque de Chambéry et Genève
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Restauration du diocèse de Maurienne (1825-1866)

Davantage d’informations Dates, Nom(s) ...
Dates Nom(s) Éléments biographiques
1825 — 1840 cardinal Alexis Billiet Archevêque de Chambéry, membre fondateur de l’Académie de Savoie.
1840 — 1876 François-Marie Vibert Prince d’Aiguebelle, Assistant au trône pontifical, Noble et Comte romain. Chanoine et chancelier de l’archevêché de Chambéry, ensuite grand-vicaire et enfin évêque de Maurienne. Membre de l’Académie de Savoie.
1876 — 1906 Michel Rosset évêque in partibus de Parion, puis évêque de Maurienne, membre de l’Académie de Savoie.
1906 — 1924 Adrien Alexis Fodéré
1924 — 1946 Auguste Grumel
1946 — 1954 Frédéric Duc
1954 — 1956 Louis Ferrand
1956 — 1960 Joël Bellec Landivisiau, 1908 - Brest, 1988
1961 — 1966 André Bontems Puis à partir de 1966, archevêque de Chambéry, évêque de Maurienne et de Tarentaise
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Archevêque de Chambéry, Évêque de Maurienne et Évêque de Tarentaise

Le , un décret du Saint-Siège unit les diocèses de Chambéry, Moûtiers et Saint-Jean-de-Maurienne. Ce décret indique que les diocèses de Tarentaise et de Maurienne sont réunis « aeque principaliter » à l'archidiocèse de Chambéry « de telle sorte qu'il y ait un seul et même évêque à la tête des trois diocèses et qu'il soit en même temps archevêque de Chambéry, évêque de Maurienne et de Tarentaise »[106].

Notes et références

Voir aussi

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