Yoshimura est né dans la banlieue d'Osaka, à Kawachinagano. Il a étudié le droit à l'université de Kyūshū, et a obtenu son diplôme en 1998. Il a passé l'examen d'admission au barreau japonais plus tard cette même année et a été autorisé à travailler comme avocat en 2000, à l'âge de 25 ans[3],[4], ce qui est jeune au Japon.
Après plusieurs années de travail auprès de Shintaro Kumagai (熊谷 信太郎) à Tokyo, Yoshimura est rentré à Osaka, et il est cofondateur du cabinet Star Law Office en 2005. En 2017, il était toujours membre de cette entreprise[5].
Carrière politique
Assemblée communale d'Osaka
Yoshimura a été élu à l’assemblée communale d'Osaka en 2011 en tant que membre de l'Association pour la Restauration d'Osaka, dirigée par Toru Hashimoto, gouverneur de la Préfecture d'Osaka.
Le passage de Yoshimura au Parlement a été de courte durée. À la suite de son échec au référendum sur le projet de métropole d'Osaka (), Toru Hashimoto a annoncé sa démission en tant que maire d'Osaka. En octobre, Hashimoto a annoncé qu'il allait transformer l'Association pour la restauration d'Osaka en parti national, avec une douzaine de parlementaires qui ont rompu avec le Parti de la restauration. Le même jour, Yoshimura a démissionné du parlement pour se présenter à l’élection de , afin de remplacer Hashimoto[8]. Hashimoto aurait lui-même désigné Yoshimura pour successeur[9].
Maire d'Osaka
Yoshimura a gagné l’élection à la mairie d'Osaka avec 596.045 votes contre 406,595 pour Akira Yanagimoto, alors que celui-ci avait reçu l'appui de Shinzo Abe et du PLD. Yoshimura entre en fonction le .
Au début de son mandat, Yoshimura s'associe avec le gouverneur nouvellement élu de la préfecture d'Osaka, Ichirō Matsui, pour établir un bureau commun afin de promouvoir Osaka comme «vice-capitale» du Japon, et afin d’héberger des organismes gouvernementaux actuellement basés à Tokyo[10].
Yoshimura souhaite créer un casino à Osaka, et il propose de ré-développer une partie de l'île artificielle de Yumenoshima dans la baie d'Osaka à cette fin[11].
En 2019, comme Osaka est toujours parmi les dernières villes du Japon en matière de résultats académiques pour l’école primaire et le collège, Yoshimura renonce à recevoir sa prime d'été afin de respecter sa promesse d’ de faire monter Osaka dans les classements scolaires ou d'en payer les conséquences[14].
Gouverneur de la préfecture d'Osaka
Le , Yoshimura démissionne de son poste à la mairie d'Osaka, afin de pouvoir se présenter à l’élection du gouverneur de la préfecture d'Osaka, laissé vacant par la démission le même jour d'Ichiro Matsui, qui, lui, se porte candidat au poste de maire d'Osaka. Les deux élections se tiennent simultanément le suivant. Les deux hommes politiques espèrent ainsi faire avancer leur projet de métropole d'Osaka[15]. Yoshimura est élu avec 64,4% des voix et investi le lendemain[16]. Le , il est réélu avec 73,7% des voix[17].
En , Hirofumi Yoshimura et Hideyuki Yokoyama, le maire d'Osaka, annoncent leur intention de démissionner de leurs postes et de se représenter lors d’élections qui se tiendront en février, en même temps que les élections législatives nationales. Cette manœuvre a pour but de relancer le projet de création institutionnelle d'une «métropole d'Osaka»[18].
Le suivant, Yoshimura est réélu gouverneur, sans réelle opposition mais avec un nombre record de votes blancs ou invalides (416 783, soit 10,29% des votes), signe de mécontentement contre l'organisation de cette élection[19].
↑(en-US) Eric Johnston, «Hashimoto, Matsui launch new national party focused on Osaka», The Japan Times Online, (ISSN0447-5763, lire en ligne, consulté le )
↑(en-US) Michio Ueda, «Osaka Elections and the Japanese National Security Debate», The Diplomat, (lire en ligne, consulté le ).
↑(en-US) Eric Johnston, «Governor and mayor push for Osaka to become Japan’s vice capital», The Japan Times Online, (lire en ligne, consulté le )
↑(en-US) «Osaka announces plan for Yumeshima Island integrated casino resort», World Casino News, (lire en ligne, consulté le )
↑(en) Julian Ryall, «Osaka may sever ties with San Francisco over ‘comfort women’ statue», South China Morning Post, (lire en ligne, consulté le )