Histoire de la médecine aéronautique

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Cet article retrace les faits saillants de l'histoire de la médecine aéronautique.

L’aviation née avec le XXe siècle a connu un développement très rapide sous la pression des conflits armés et de l’exploitation commerciale. Cette conquête de l’air, suivie quelques années plus tard de celle de l’espace, a créé de nouveaux besoins en matière médicale. Ainsi est née une nouvelle spécialité médicale qui n’a cessé de se développer au fil des ans et qui a trouvé sa place dans l’histoire de la médecine.

Tout a débuté pendant la Grande Guerre avec l’instauration de l’expertise médicale des pilotes de l’aéronautique militaire et les premiers pas d’une recherche planifiée pour assurer leur protection contre les contraintes du vol. La paix revenue, pour faire face à des problèmes communs sur bien des points à l’aviation civile et à l’aviation militaire, des laboratoires dotés d’équipements originaux et des centres d’expertise médicale du personnel navigant (PN) ont été créés.

La Seconde Guerre mondiale a complètement déstructuré l’organisation civile. Elle a été remplacée sur de nombreux points par le service de santé de l'Armée de l'air né des décombres du conflit. Tout au long du demi-siècle suivant, les performances et les capacités des aéronefs ont progressé sans cesse dans un contexte de compétition militaire et de concurrence commerciale auquel le soutien médical a dû s’adapter notamment dans le domaine de la recherche.

Avec la chute du mur de Berlin, la fin de la guerre froide a freiné grandement la course à la supériorité aérienne et l’élan de la recherche médicale qui l’accompagnait a marqué une pause. Par ailleurs, la mondialisation à laquelle on assiste pousse à l’uniformisation dans le cadre européen et international, des normes requises pour l’expertise médicale du personnel navigant.

À ce jour, la médecine aéronautique reste un élément essentiel de la sécurité aérienne.

Une version ambulance d'un Curtiss JN-4 américain lors d'un exercice en 1918.

La nécessité de sélectionner médicalement les pilotes et de veiller au maintien de leur aptitude physique s’est rapidement imposée devant le nombre élevé des accidents sans rapport avec des faits de guerre. Pour exercer ce contrôle plusieurs centres d’examens médicaux sont créés. C’est tout d’abord l’installation au Grand Palais d’un service dénommé Service médical spécial à l’aéronautique pour l’examen des candidats au personnel navigant et pour les recherches physiologiques concernant l’aéronautique (Décret du 8/11/1917). Ce service est placé sous la direction du docteur Nepper. Très rapidement, un autre service médical lui est associé au Groupe des divisions d'entraînement du Plessis–Belleville. Il est dirigé par les docteurs Pierre Maublanc et Victor Ratié. Enfin, au début de 1918 un très important service médical est créé au sein de l’école de pilotage de Dijon-Longvic et confié au professeur Guillain.

Malgré les mesures préventives imposées un syndrome mal défini, à l’origine de fréquentes indisponibilités, inquiète le commandement de l’aviation et la communauté médicale. Baptisé mal des aviateurs par Cruchet, ce syndrome sera discuté notamment par Ferry[1]. Il sera assimilé plus tard à une réaction névrotique[2].

Les avions atteignant des altitudes de plus en plus élevées il devient indispensable d’assurer la protection contre l’hypoxie. À cet effet, la section technique de l’aéronautique militaire construit le premier inhalateur automatique d’oxygène dénommé Altitudo qui est testé et validé sur le plan physiologique par le docteur Paul Garsaux.

Reprenant l'idée avancée sans succès avant la guerre par Marie Marvingt, conceptrice de l'aviation sanitaire[réf. souhaitée], le docteur et député Eugène Chassaing, soutenu par le ministre Justin Godart, procède à l’expérimentation d’un avion Dorand AR transformé en ambulance volante.

Sur le plan de l’organisation, avec le projet de Ferry et l’appui très ferme du général Duval, commandant de l’aéronautique, plusieurs étapes vont conduire à l’instruction du sur le Service de Santé de l’Aéronautique aux Armées et le à la nomination du professeur Guillain au poste d’inspecteur médical de l’aviation puis de chef du service médical de l’aéronautique[3].

Ainsi, à la fin de la guerre, le commandement de l’aviation a réussi à mettre en place une organisation médicale bien structurée qui servira de modèle pour son développement ultérieur non seulement en France, mais aussi chez les alliés.

Le bilan de l’expérience acquise sera débattu à la Société de Biologie au cours des séances des 14 et . Mais dans l’immédiat, le retour à la vie civile des médecins de réserve, qui avaient été à l’origine des propositions ayant conduit à la plupart des décisions, entraine la disparition de tout le dispositif.

L’entre-deux guerres

Durant cette période, la médecine aéronautique va devoir s’adapter au prodigieux développement de l’aéronautique, qui dans un contexte politique tumultueux voit la création du ministère de l'Air en 1928 et de l'Armée de l'air en 1934. Dès le début, la spécificité civile ou militaire des tutelles et des missions entraîne la mise en place de structures administratives et de moyens médicaux distincts malgré la communauté de bien des problèmes techniques

Médecine de l’aéronautique civile

L’expérience acquise au cours du conflit, récupérée pour l’essentiel par P. Garsaux, ne fut pas perdue. Il participe à Rome à la première réunion internationale des médecins de l’aéronautique des pays alliés (15-), où la représentation française présidée par Guillain ne comporte aucun médecin d’active du Service de santé des Armées [4].

Garsaux devient le rapporteur de la sous commission médicale de la Commission internationale de navigation aérienne (CINA) créée le . Le il est nommé directeur du service médical de la navigation aérienne pour la France. Dans les années qui suivent son rôle sera déterminant dans l’unification des conditions internationales d’aptitude physique du personnel navigant de l’aéronautique (PN) et l’établissement des règles sanitaires à bord des avions et dans les aéroports[5].

En 1920 le sous secrétaire d’État à l’Air, Pierre-Étienne Flandin, décide l’installation sur l’aérodrome du Bourget d’un service médico-physiologique de l’Air. Logé tout d’abord dans d’inconfortables baraques en bois type Adrian il bénéficie deux ans plus tard d’un bâtiment en dur, baptisé pavillon Paul Bert. Il est inauguré par Laurent Eynac sous secrétaire d’État à l’Air. Animé par des spécialistes de renom et pourvu d’un caisson d’altitude performant, ce centre prend à sa charge l’expertise du PN de l’aéronautique civile et entreprend des recherches spectaculaires dans le domaine de l’hypoxie d’altitude. Garsaux y teste un scaphandre aérien à l’altitude de 15 000 mètres et étudie la tolérance humaine à la dépression barométrique de longue durée (24 h à 8 000 m et 17 h à 10 000 m) en protégeant contre l’hypoxie par l’inhalation d’oxygène [6]. Pour faire face au nombre croissant des pilotes d’autres centres d’expertise sont créés à Bordeaux, Marseille, Alger, Casablanca et Tunis.

Médecine de l’aéronautique militaire

Avec la libération des médecins de réserve, le service de santé militaire perd l’essentiel de leur savoir-faire. De plus, l’État-major hostile à l’indépendance de l’aéronautique militaire n’est guère favorable à toute initiative allant dans le sens d’une spécialisation, fut-elle médicale. En 1929, une tentative pour créer un Service de santé de l’aviation militaire autonome n’aura aucune suite.

La reprise en milieu militaire sera donc plus lente que dans l’aviation civile. Le médecin major Jules Beyne, affecté à l’inspection technique de l’aéronautique en 1920 (JO du 25/12/20) puis à la direction du laboratoire d’études médicales de l’aéronautique au Val-de-Grâce en 1927 (JO du 24/04/20), en sera le principal artisan.

À partir de 1921, l’expertise médicale des pilotes est progressivement organisée de façon dispersée, en France dans 21 hôpitaux militaires et 5 hôpitaux maritimes, ainsi que dans les hôpitaux des départements d'Afrique du Nord et dans les territoires d’occupation en Allemagne. Lors de la création de l'Armée de l'air en 1934, les moyens sont regroupés dans cinq centres, un par région aériennes.

Après avoir fait le point sur l’état des connaissances[7], Beyne va s’attacher à définir avec précision les méthodes d’expertise médicale. Il porte une attention particulière à l’examen des performances visuelles ce qui le conduit à inventer divers appareils d’exploration fonctionnelle de l’acuité visuelle, de la vision en basse luminance et de la vision des couleurs (optomètre, scoptoptomètre, lanterne chromoptométrique)[8]. Dans le même temps, il étudie les effets de l’hypoxie et de l’hypobarie sur les grandes fonctions de l’organisme afin de déterminer les bases physiologiques nécessaires à l’établissement rationnel des systèmes de protection contre les effets de l’altitude[9].

Ces travaux combinant approche fondamentale et appliquée correspondaient à ceux effectués à la même époque à l’étranger. Ainsi, à la fin des années trente, on savait qu’en altitude la protection nécessitait le maintien d’une pression alvéolaire d'oxygène et de gaz carbonique suffisante. Des seuils de tolérance avaient été définis par rapport à ces paramètres. On savait aussi qu’au-dessus d’une altitude supérieure à 11 900 mètres l’inhalation d’oxygène pur à la pression ambiante ne suffisait plus. Il fallait donc augmenter la pression d’inhalation par des moyens acceptables physiologiquement tels que la pressurisation des cabines ou l’utilisation d’équipements individuels (combinaison pressurisée ou scaphandre).

L’Université ne reste pas inactive créant à l’École pratique des hautes études un laboratoire de physiologie appliquée à l’aéronautique dont la direction est confiée à Beyne en 1938.

Grâce à l’intervention de Chassaing appuyée par le général Lyautey, des avions Breguet XIV sont aménagés en avion ambulance. Mis en service au Maroc et au Levant à partir de 1921, ils permettront, pour la première fois, de déployer l’aviation sanitaire sur une grande échelle en milieu opérationnel, ouvrant ainsi une nouvelle page de l’histoire de la médecine d'urgence.

Faute de ne pouvoir disposer d’une centrifugeuse humaine, il ne sera pas possible d’entreprendre en France, comme dans les pays anglophones, des études sérieuses sur les effets physiopathologiques des accélérations engendrées par les nouveaux avions de chasse.

À la fin des années trente, afin de faire face aux nouveaux défis posés par les performances de l’aéronautique militaire, la construction d’un nouveau laboratoire est entreprise. Elle est pratiquement terminée quand la guerre se déclenche mais ce bâtiment n’entrera en service qu’après 1945.

La Seconde Guerre mondiale

La guerre va entraîner la disparition de la participation civile à la médecine aéronautique. Elle sera remplacée par une organisation exclusivement militaire avec la création après l’Armistice d’un Service de santé de l’Air qui poursuivra ensuite son développement en Afrique du Nord avec l’aide des alliés [10].

Les désastres des premiers mois de la guerre

L’activité du pavillon Paul Bert au Bourget et des autres centres d’expertise médicale civils est paralysée du fait de la mobilisation des médecins qui y travaillent. Beaucoup plus grave, le , le bombardement du Bourget entraine la destruction du pavillon. Le caisson d’altitude est irrécupérable et les archives perdues. Ces installations civiles ne seront jamais reconstruites après la guerre. Peu de temps après, les autres centres d’examen médical destinés au personnel navigant civil sont dissous par le Gouvernement de Vichy.

Par mesure de précaution, le laboratoire militaire du Val-de-Grâce est déménagé à la hâte au château du Parc à Mérignac. Mais après l’Armistice, celui-ci se trouvant en zone occupée, les matériels ayant quelque valeur sont pillés par l’occupant.

Sur le terrain, pratiquement tous les médecins d’active affectés dans l'Armée de l'air sont récupérés par le service de santé de l'Armée de terre. Ils sont partiellement remplacés par des médecins du contingent, inexpérimentés pour la plupart, et qui seront renvoyés dans leurs foyers sitôt après l’Armistice[11].

Après l’Armistice, la naissance du service de santé de l'Air

Dès la création d’une Armée d'armistice, l'Armée de l'air amorce la mise en place d’un service de santé distinct de celui de l'Armée de terre avec le médecin colonel Georges Goett à sa tête [12]. Elle procède à la réouverture des centres d'examen médical du PN au siège des régions aériennes ainsi qu'à Vichy.

Quelques semaines plus tard, la création du secrétariat d’État à l’aviation annule ces premières dispositions. Il comporte deux organes de commandement, l’État-major de l'Armée de l'air et la direction de l’aviation Civile, mais ne crée qu’un seul service de santé qui est rattaché à l’aviation civile. Malgré cette tutelle civile, c’est l'Armée de l'air qui le prend en charge. Le fonctionnement de ce service reste néanmoins compliqué en raison de l’appartenance du personnel à l'Armée de terre.

Pour régler cette question, Goett soutenu par l'Armée de l'air et faisant état de ses missions non seulement militaires mais aussi civiles, réclame l’autonomie du service de santé de l’aviation vis-à-vis de celui de l'Armée de terre. S’ensuivent de vives et longues polémiques qui finissent par aboutir en 1941 à l’affectation définitive de 120 médecins au secrétariat d’État à l’aviation (IM du ).

Très rapidement, d’autres textes sont élaborés et en moins de quatre mois les fondements du tout nouveau service de santé de l’Air sont établis. Le premier concerne la définition de ses missions : soutien santé aux personnels et à leurs familles, expertise médicale du personnel navigant civil et militaire, secours d’urgence sur les terrains d’aviation, recherches en médecine aéronautique, collaboration à la police sanitaire aérienne, emploi technique de l’aviation sanitaire[13],[14].

Un enseignement complémentaire spécialisé est donné à 30 médecins. Un statut pour la carrière des infirmiers est promulgué. Une école installée provisoirement sur la base aérienne de Toulouse Bordelongue dispense une formation de trois mois aux 45 premiers infirmiers de l'air. Vingt infirmières sont également recrutées. L’uniforme de l'Armée de l'air portant les insignes de la spécialité médicale est adopté. Pour faciliter la cohésion des personnels, dispersés sur le territoire métropolitain et africain, une revue intitulée Bulletin du service de santé de l'Air est éditée[15].

Le débarquement allié en Afrique du nord (8/11/1942) entraine de nouveaux bouleversements.

Survie en métropole après novembre 1942

Le service de santé de l'Air échappe à la liquidation de l'Armée de l'air, peut-être en raison de la qualification civile que lui avait conféré l’organigramme du secrétariat d’État à l’aviation. Il est placé sous la tutelle du secrétariat général à la Défense aérienne (SGDA).

Son fonctionnement est limité car il est privé d'une partie de ses moyens matériels récupérés par l'occupant, notamment la quasi-totalité des ambulances ainsi qu’une remorque laboratoire et divers équipements lourds dont un caisson d’altitude qui, bien que camouflés à la verrerie de Puy Guillaume, sont saisis sur dénonciation. D’autres équipements sont dissimulés dans divers établissements (universités, Croix-Rouge, entrepôts, cabinets médicaux civils) mais cette disposition les rend inutilisables.

Le nombre des médecins est réduit du fait de l'envoi de 13 d'entre eux en Allemagne au titre de la relève des prisonniers et de deux autres incarcérés par l'occupant. En dépit de ces handicaps, le service se réorganise afin de soutenir les différentes formations de la Défense Aérienne dispersées sur le territoire.

L'assistance médicale aux familles constitue une part très importante de l’activité. Les trois centres d'expertise médicale du personnel navigant à Aix-en-Provence, Toulouse et Paris qui n’avaient plus de raison d’être depuis la liquidation de l'Armée de l'air, sont transformés en centres de consultation. Des médecins sont mis au service des œuvres sociales de l’Air dans 18 localités. Des dispositions sont prévues pour que ces maigres moyens soient en mesure d’intervenir dans les situations d’urgence.

Après la Libération de Paris, en , la direction du service de santé de l'Air d'AFN remplace celle de métropole et regroupe l’ensemble des personnels. Les commissions d'épuration qui interviennent un peu plus tard, ne retiennent le moindre grief contre quiconque[16].

D’Alger à Paris, renaissance du Service de santé de l’Air

Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, les éléments du service de santé de l’Air qui s’y trouvent apportent leur soutien aux éléments de l'Armée de l'air ralliées (chasse, bombardement, artillerie, parachutistes)[17],[18]. Pour faire face aux nouveaux besoins, il se réorganise prévoyant un très important renforcement des moyens et une adaptation de sa logistique.

Une direction du service de santé, dirigée par le médecin colonel Clerc, est placée aux côtés du Commandement de l'Air. Des médecins sont affectés auprès de chaque Commandement de l'Air en AOF, AEF et Moyen-Orient.

Les effectifs théoriques du service de santé sont portés à 490 personnes dont 120 médecins. Mais on est loin du compte. Un contingent d’une cinquantaine de médecins de réserve de l'Armée de terre est ajouté aux 39 médecins déjà en place dans l'Armée de l'air.

Les équipements sont progressivement mis à niveau, grâce à d'importantes dotations américaines et des prises de guerre sur les Allemands à l'issue de la campagne de Tunisie. Un magasin central du matériel technique et des médicaments est installé à Alger et deux sections de ravitaillement sanitaire no 411 et 412, sont mises à la disposition des secteurs Air no 1 et 2.

Pour assurer la surveillance médicale du personnel navigant, le centre d'Alger continue de fonctionner avec des annexes à Rabat et à Dakar.

Le soutien scientifique est assuré par le laboratoire d'études médico-physiologiques de l'aviation française. Installé à la faculté de médecine d'Alger il est dirigé par le professeur Jean Malmejac qui avait amené avec lui en quittant Marseille quelques matériels dont un caisson à dépression.

Afin d’améliorer la qualité de la sélection des pilotes, Malmejac adapte et applique les méthodes américaines dans un centre de sélection psychotechnique et psychophysiologique qu’il crée aux côtés du laboratoire. Plus d'un millier d'élèves y seront sélectionnés avant leur envoi dans les écoles de pilotage d'Outre-Atlantique.

Un brevet de médecine aéronautique est créé en 1944[19]. Il est destiné à donner en 6 à 8 semaines une formation spécifique complémentaire aux nouveaux médecins. Les 32 premiers brevets sont attribués cette même année. Après la guerre cet enseignement a été poursuivi jusqu’à nos jours en milieu militaire. Il a été ouvert à l’université et généralisé au cadre européen.

Toujours dépourvu d'hôpitaux, plusieurs unités de traitement sont successivement mises sur pied. C’est tout d’abord l'ambulance médico-chirurgicale de l'air no 401 (AMCA 401). Il s’agit d’une formation originale inspirée des réalisations américaines. Prévue pour 100 lits, disposant de 80 personnes avec sept médecins dont deux chirurgiens, 4 infirmières et sept ambulancières, elle était entièrement autonome. Ceci lui conférait une souplesse lui permettant de suivre l'Armée de l'air dans ses déplacements et de s'installer auprès des pistes d’atterrissage pour intervenir dans les évacuations sanitaires. Créée le , elle n’est véritablement opérationnelle qu'en juillet de l'année suivante lors du débarquement en Corse. Elle intervient ensuite lors de la reconquête du sol national et assure le rapatriement des blessés de la 1re armée française à partir de Mengen[20].

Après la libération du territoire national deux hôpitaux complémentaires de l’Air no 403 et 404 sont crées, l'hôpital André Manine rue Chaptal à Paris en et l’hôpital Jean Garitan en à Rueil-Malmaison[21],[22]. Ils seront dissous à la fin des hostilités.

Anticipant sur l’après-guerre, les derniers mois voient se concrétiser à Paris des projets longtemps attendus avec une nouvelle réorganisation du service de santé de l’Air pourvu d’une direction et d’une inspection[23], la création en d'un Centre d'études de biologie aéronautique du service de santé de l'Air (CEBA)[24] et d'un Centre de sélection psychophysiologique de l'Air[25].

Années d'après-guerre

Notes et références

Annexes

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