Histoire de la province de Milan
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L'histoire de la province de Milan débute bien avant l'ère chrétienne et subit le passage des toutes les hordes barbares et la convoitise de tous les pays d'Europe.
En 600 av. J.-C., le territoire sur lequel Milan est situé fut envahi par les Insubres, qui ayant passé le Mont-Genèvre sous la conduite de Bellovèse, s’établirent en Italie. Bien que la date de la fondation de Milan ne soit pas établie avec précision, il est certain qu'elle existait déjà à cette date et qu'elle fut considérablement agrandie par ce chef gaulois.
En 222 av. J.-C., les Romains firent la conquête de la Gaule cisalpine après la défaite de Viridomaros, dernier chef gaulois, vaincu et tué par le consul Claudius Marcellus lors de la bataille de Clastidium. Ils s'emparèrent de Milan et réduisirent son territoire en province romaine.
Sous ses nouveaux maîtres, Milan s’agrandit et s’embellit encore ; et si les vestiges romains sont si rares dans cette ville, cela tient uniquement aux ravages exercés par Attila en 452 et la destruction ordonnée en 1162 par Frédéric Ier.
Moyen Âge
Au IIIe siècle, Milan prit de l’importance sous l’empereur Maximien Hercule (285-310), qui en fit sa capitale et l’entoura de fortes murailles (Fossa Romana). C’est là qu’il abdiqua le 1er mai 305.
En 452, Attila la ravagea. Théodoric et les Goths la possédèrent ensuite pendant 70 ans, jusqu’à ce qu’ils en fussent chassés par Bélisaire.
En 568, les Longobards ou Lombards s'établirent à leur tour dans le pays. Charlemagne les vainquit en 774 et annexa leur royaume et sept États.
Au XIe siècle, se propagea en Italie le mouvement d’affranchissement des Communes. Les querelles entre les papes et les empereurs, connues sous le nom des guerres des Guelfes et Gibelins, l’ensanglantèrent, mais furent favorables à sa liberté. Milan s’érigea en République vers le milieu du XIe siècle.
En 1111, Milan rasa Lodi et soumit ses habitants au plus dur despotisme ; en 1127 elle en fit autant de Côme et quelques années plus tard les Milanais défirent les gens de Pavie et de Crémone. Les empereurs allemands profitèrent de ces divisions.
En 1162, Frédéric Barberousse, qui était déjà descendu à deux reprises en Italie, assiégea, prit et détruisit Milan épuisée par la famine et appela à cette dévastation les habitants de Pavie, de Crémone, de Lodi et de Côme, aux vengeances desquels certains quartiers furent assignés. La Ligue lombarde prit à l’honneur de relever ses murailles.
En 1167, la nécessité de la défense réunit plusieurs communes dans un même but et donna lieu à la Ligue lombarde qui se forma sous les auspices du pape Alexandre III. Mais les villes italiennes renouvelèrent le spectacle des rivalités de l’ancienne Grèce.
En 1176, Frédéric Barberousse, descendu une sixième fois en Italie, était vaincu par les Milanais, réunis aux troupes de la Ligue, à la célèbre bataille de Legnano. Le Milanais déchiré par les luttes entre le peuple et les nobles, par les luttes des nobles entre eux, ne put toutefois se maintenir en république et eut successivement pour maîtres les chefs des factions formées dans son sein : les Torriani ou Della Torre, les Visconti et les Sforza.
À la fin du XIIIe siècle, on comptait dans le nord de l’Italie presque autant de princes qu’il y avait eu de villes libres, dans le siècle précédent. Vers 1350, les États de la Lombardie centrale étaient soumis aux Visconti.
