Hoimar von Ditfurth
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Prix Adolf-Grimme ( et ) Prix Kalinga () |
Hoimar von Ditfurth (né le à Berlin-Charlottenburg et mort le à Fribourg-en-Brisgau), était un psychiatre, neurologue et journaliste scientifique allemand. Penseur d'inspiration chrétienne, il a critiqué les pseudo-sciences et l'humanitarisme complaisant, tout en défendant une vision spiritualiste du Réel. Il est célèbre dans le monde germanophone pour ses émissions de télévision et ses livres de vulgarisation. Il a été récompensé en 1978 du prix Kalinga de vulgarisation scientifique.
Hoimar von Ditfurth est issu d'une famille aristocratique prussienne, les von Ditfurth : son père, Hans-Otto von Ditfurth, capitaine de cavalerie de la Grande Guerre devint, après une formation de comptable, administrateur du grand-duc Nicolas d'Oldenbourg à Lensahn avant de devenir directeur commercial de Siemens en poste à Berlin-Lichtenberg, fonction qu'il conserva jusqu'à la capitulation de 1945. Puis il étudia la philologie classique et, ayant réussi le concours de recrutement de l'université de Marbourg, y devint professeur de langues anciennes.
De la médecine au journalisme scientifique
Empreint de la tradition nationaliste et conservatrice de sa famille, Hoimar von Ditfurth effectua ses études secondaires au lycée classique Viktoria de Potsdam (aujourd'hui lycée Helmholtz). Après son baccalauréat (1939), il étudia la médecine (ainsi que la psychologie et la philosophie) à l'université de Berlin. Après le concours de l'Internat (Physikum), il fut enrôlé en 1941 dans la Wehrmacht, passa les épreuves de médecine militaire et fut affecté sur le Front de l'Est d’ à fin .

Sélectionné pour le stage de spécialisation, il obtint la qualification d'anesthésiste à Guben et fut affecté dans un lazaret de réserve à Anvers puis dans d'autres dispensaires d'Europe. Au début de 1943, la Wehrmacht lui offrit de compléter ses études à l'Université de Hambourg[1]. Il soutint sa thèse le à Hambourg avec un mémoire consacré au sarcome rétothélial, une tumeur maligne qui se forme à partir d'une cicatrice osseuse[2]. De 1948 à 1960, il travailla au CHR de Wurtzbourg (où il parvint au poste de médecin-chef de la clinique de neurologie) : il fut l'un des pionniers du traitement des maladies mentales à l'aide de psychotropes[3] (notamment de l'usage de la chlorpromazine).
Hoimar von Ditfurth a épousé Heilwig von Raven en 1949 ; de cette union sont nés quatre enfants : Jutta Gerta Armgard (née en 1951), Wolf-Christian (né en 1953), Donata-Friederike (née en 1956) et York-Alexander (né en 1957). Jutta von Ditfurth est une militante des Verts, son fils Christian est historien, journaliste et auteur d'uchronies.
Nommé professeur de neurologie le [4] (psychiatre-neurologue), il passa sa thèse d'habilitation en 1959 à l'Université de Wurtzbourg et fut recruté comme Privat-docent de psychiatrie et de neurologie. Il fut Professeur de Psychiatrie et de Neurologie de l'université de Wurtzbourg () puis de Heidelberg ().
En 1960, Ditfurth accepta l'offre des laboratoires Boehringer de Mannheim, de travailler sur les substances psycho-actives, et il y devint en 1969 directeur des recherches[5] sur les psychotropes. C'est là qu'il fit la connaissance du Pr. Konrad Lorenz et qu'il devint rédacteur en chef de la revue médicale n+m (Naturwissenschaft und Medizin, de 1964 à 1971), devenue en 1972 Mannheimer Forum et que von Ditfurth, qui lui avait donné son format définitif, dirigea jusqu'à sa mort[6]. Finalement, après une période d'essai d'une année, il refusa en 1969 le poste de directeur commercial[7] pour se consacrer pleinement à ses activités d'universitaire, d'essayiste et de journaliste scientifique.