Wikiwand AI

Hong Tjong-ou

From Wikipedia, the free encyclopedia

Hangeul홍종우
Hanja洪鍾宇
McCune-ReischauerHong Chong-u
Hong Tjong-ou
Image illustrative de l’article Hong Tjong-ou
Hong Tjong-ou à Paris

Hangeul 홍종우
Hanja 洪鍾宇
Romanisation révisée Hong Jong-u
McCune-Reischauer Hong Chong-u

Hong Tjong-ou (env. 1850-1913) est considéré comme étant le premier Coréen à s'être rendu en France[1] et comme l'auteur de la première traduction d'un roman coréen dans une langue occidentale[2]. Il a ensuite fait carrière au gouvernement après avoir assassiné Kim Okgyun, un des meneurs du coup d'État de Gapsin.

Hong Tjong-ou est né le 17e jour du 11e mois lunaire de 1850 à Ansan. Il est le seul fils de Hong Jae-won (1827-1898) du clan des Hong de Namyang (en) et d'une Kim de Gyeongju morte en 1886[2]. Il a grandi dans la pauvreté sur l'ile de Gogeum (ko) dans la province du Jeonnam dans le Sud-ouest de la péninsule. Il a toutefois reçu une éducation et s'intéressait particulièrement à la divination[2]. Le , il assiste en tant que secrétaire à la cérémonie de signature du traité d’amitié et de commerce entre la France et la Corée négocié par Georges Cogordan[3].

Dans les années 1880, les idées politiques de Hong Tjong-ou sont proches de celles du parti réformiste du Gaehwapa (ko) et donc de celles de Kim Okgyun qu'il connaissait personnellement[3],[4]. Il souhaite que la Corée suive l'exemple du Japon et se réforme en faisant pénétrer la civilisation européenne afin que son pays soit entièrement indépendant de ses voisins, notamment la Chine dont il est vassal, ainsi que du Japon qui essaie d'étendre son influence en Corée au détriment de cette dernière. D'autre part, son souhait est de rompre les barrières qui isolent la Corée. Il décide donc de se rendre en France dans l'espoir d'y trouver une inspiration pour des réformes démocratiques[2],[3].

Après de nombreuses difficultés, il parvient à obtenir en 1887 un passeport du gouvernement coréen qui l'autorise à aller étudier le droit en France. Toutefois, il passe d'abord deux ans au Japon pour financer son voyage, travaillant notamment comme compositeur au Asahi Shinbun à Osaka et apprenant le japonais et le français. Il rencontre également des hommes politiques et reçoit une lettre d'introduction à Georges Clemenceau de la part de l'ancien ministre libéral Itagaki Taisuke ainsi qu'à Gustave Mutel, un prêtre des Missions étrangères de Paris (MEP) qui avait essayé de développer clandestinement le christianisme en Corée[2],[3].

Séjour en France

L'assassinat

Référence

Related Articles