Hongdu GJ-11
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Le Hongdu GJ-11 « Sharp Sword » (en chinois : 攻击-11 利剑, pinyin : gongji-11 li jian) est un drone de combat développé en République populaire de Chine pour l’Armée populaire de libération. Sa conception a été assurée par le Shenyang Aircraft Design Institute et le groupe Hongdu Aviation Industry, dans le cadre du programme « AVIC 601-S » mené par l’Aviation Industry Corporation of China, qui comprend plusieurs modèles proposés[1],[2],[3]. Le GJ-11 est capable de mener des missions de frappe de précision ainsi que des opérations de reconnaissance aérienne[1],[4].

Développement
Le programme de drone de combat Sharp Sword est dévoilé en 2009[5], et le premier appareil entame ses essais au sol le [6].
Les premières versions présentent des capacités de furtivité plus limitées, notamment en raison d’une tuyère de moteur apparente[7].
Des images du vol inaugural de l’appareil, d’une durée d’environ 20 minutes, sont apparues sur Internet le , montrant le « Sharp Sword » décoller depuis l’aérodrome de HAIG[3],[8]. Cet événement a fait de la Chine le quatrième pays à réaliser avec succès le premier vol d’un drone de combat, après les États-Unis, la France et le Royaume-Uni[9].
En , AVIC présente le GJ-11 lors du salon aéronautique de Chine. Le drone serait capable de décoller de manière autonome depuis des navires d'assaut amphibies de Type 076. Doté de capacités furtives, il pourrait déployer des leurres aériens en essaim ou des systèmes de guerre électronique, en plus de pouvoir utiliser des munitions guidées de précision[10],[11].
En , les médias chinois ont présenté des concepts générés par ordinateur montrant trois GJ-11 contrôlés par une version biplace du chasseur Chengdu J-20, dans une logique comparable au programme américain de « Loyal Wingman »[12].
En 2021, le drone est encore en phase d’essais et d’évaluation[13], tandis qu’une production en série est prévue à partir de 2022[14].
En 2024, plusieurs drones GJ-11 sont observés sur la base aérienne de Malan de l’armée de l’air chinoise, un site majeur dédié aux essais de plateformes sans pilote. L’Armée populaire de libération a également expérimenté l’intégration du GJ-11 avec des aéronefs pilotés, dans le cadre d’équipes mixtes homme-machine. Par ailleurs, une version navalisée est en cours de développement pour être déployée à bord des navires d’assaut amphibies à grand pont de Type 076[15].
Les essais opérationnels se poursuivent à la fin de l’année 2025 sur l’aéroport de Shigatsé-Heping. Une maquette du drone a également été présentée lors du défilé marquant le défilé de la Victoire de la Chine en 2025[16].
Conception
Le GJ-11 adopte une configuration en aile volante sans empennage[1], intégrant deux soutes internes destinées à l’emport d’armement[1]. Ses caractéristiques furtives reposent notamment sur la forme de la partie arrière du fuselage autour de la tuyère du moteur[4], ainsi que sur des trappes de soute dentelées réduisant la signature radar. L’appareil est propulsé par un unique turboréacteur de type non précisé, et son envergure totale est d’environ 14 mètres[17].
Le GJ-11 est surnommé « l'ailier fidèle » par l'armée chinoise[18],[19].
