Honoré Sitsopé Sokpor

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Naissance
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KpaliméVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
AffectioVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Honoré Sitsofé Sokpor
Biographie
Naissance
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KpaliméVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
AffectioVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités

Honoré Sitsofé Sokpor, également connu sous le pseudonyme Affectio, est un poète et cyberactiviste togolais connu pour ses publications critiques sur les réseaux sociaux. Il a été arrêté en à Lomé après la publication d’un poème intitulé « Fais ta part », ce qui a suscité des réactions de plusieurs organisations de défense des droits humains.

Parcours et engagement

Honoré Sitsofé Sokpor est un poète et militant togolais actif sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, où il publie régulièrement des textes engagés portant sur la gouvernance, les droits humains et la situation politique au Togo. Ses écrits prennent souvent la forme de poèmes ou de textes courts critiquant l’injustice sociale, l’arbitraire politique et appelant à une mobilisation citoyenne[1],[2],[3].

Arrestation et poursuites judiciaires

Le , Honoré Sitsofé Sokpor est arrêté à Lomé par des agents de sécurité en civil, au carrefour La Pampa dans le quartier d’Adidogomé. Selon des témoignages rapportés par des organisations de la société civile, l’interpellation aurait été violente. Le , il est présenté au procureur de la République près le tribunal de première instance de Lomé et inculpé pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ». Le lendemain, il est placé en détention provisoire à la prison civile de Lomé. Les autorités togolaises lui reprochent notamment la publication sur Facebook d’un poème intitulé « Fais ta part », dans lequel il critique le pouvoir politique et appelle les citoyens à « s’indigner » et à « se dresser sans peur » face à l’oppression[1]. Selon l’accusation, ces propos pourraient constituer une incitation à la révolte. Le , la cour d’appel de Lomé rejette sa demande de mise en liberté provisoire[4],[2],[3].

Réactions et critiques

L’arrestation de Sokpor suscite des réactions de plusieurs organisations de défense des droits humains et d’acteurs de la société civile. L’organisation Amnesty International et d’autres organisations dénoncent régulièrement les restrictions à la liberté d’expression au Togo. La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Mary Lawlor, exprime également son inquiétude concernant la détention prolongée de l’activiste et appelle à sa libération. Des organisations régionales comme la Fondation des Médias pour l’Afrique de l’Ouest condamnent son arrestation et demandent l’abandon des charges retenues contre lui. Plusieurs organisations de la société civile togolaise publient également une déclaration commune demandant sa libération immédiate et inconditionnelle[4],[2],[3].

Contexte

L’affaire Sokpor s’inscrit dans un contexte de débats sur la liberté d’expression au Togo. Selon le classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières, le Togo occupait en 2024 la 113e place sur 180 pays. Des organisations internationales et régionales ont également exprimé des préoccupations concernant les restrictions imposées aux manifestations et aux activités de la société civile[3].

Libération

Le , les autorités togolaises annoncent des mesures de clémence ayant conduit à la libération de plusieurs dizaines de défenseurs des droits humains, d’activistes et de manifestants arrêtés dans le contexte de mobilisations sociopolitiques au Togo. Parmi les personnes concernées figure le poète et activiste Honoré Sitsofé Sokpor, connu sous le pseudonyme « Affectio ». Dans un communiqué publié le , l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains, un partenariat entre Organisation mondiale contre la torture et Fédération internationale pour les droits humains ainsi que plusieurs organisations togolaises, dont le Collectif des associations contre l'impunité au Togo, le Centre de documentation et de formation sur les droits de l'homme et la Ligue togolaise des droits de l'homme, ont pris acte de ces libérations. Les organisations ont salué ces mesures tout en appelant à l’abandon des poursuites judiciaires visant certains activistes[5].

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

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